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Nouvelle olympique

Laurent Dubreuil au pied du podium au 500 m

Laurent Dubreuil grimace en ayant ses mains derrière sa tête.

Laurent Dubreuil est incrédule après sa 4e position au 500 m sur longue piste.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Trois centièmes de seconde, voilà ce qui séparait Laurent Dubreuil d’une première médaille olympique, samedi, à l'épreuve du 500 m sur longue piste aux Jeux de Pékin. C’est plutôt avec une 4e place et, surtout, une immense déception qu’il a conclu sa course de prédilection.

Tenant du titre mondial de la distance et médaillé dans chacune de ses courses sur 500 m cette saison, le Canadien était l’homme à battre à Pékin.

Son temps de 34 s 522/1000, enregistré dans le tout dernier départ du jour, n’a cependant pas été suffisant pour continuer sur sa lancée.

Il a plutôt conclu à 0,03 s du Japonais Wataru Morishige (34,49 s), médaillé de bronze derrière le Sud-Coréen Kyu Min-Cha (34,39 s) et le Chinois Tingyu Gao, grand vainqueur avec une nouvelle marque olympique de 34,32 s.

Laurent Dubreuil, les mains sur la tête, à la fin de sa course.

Ce n’était pas ma meilleure course, c’est clair. Trois centièmes d’une médaille, c’est sûr que ça fait mal. Mais bon, j’ai fait du mieux que je pouvais et je n’ai pas eu la course espérée, a lancé Dubreuil, déconfit après son passage sur l’Anneau national de Pékin.

Fidèle à son habitude, le sprinteur n’a pas pris de détour pour analyser sa performance. Et, au bout du compte, lui seul avait son sort entre ses mains.

Ce n’est pas que c’est dur à accepter. S’il y a trois meilleurs patineurs que moi, je suis capable de vivre avec ça. Mais je sais que je l’avais quelque part en moi aujourd’hui, et je n’ai pas été capable de sortir la course que je voulais, a-t-il ajouté.

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Les détails ont fait la différence pour Laurent Dubreuil au 500 m.

Photo : Getty Images / Justin Setterfield

« Quatrième au monde, ce n’est pas gênant, c’est juste frustrant d’être si près et de savoir que j’aurais pu faire un petit peu mieux et d’être sur le podium. Je suis déçu par rapport à moi-même, c’est comme ça que je me sens en ce moment. »

— Une citation de  Laurent Dubreuil

Le Lévisien de 29 ans est aussi revenu sur son faux départ appelé par l’officiel, même si le patineur semblait stable au-dessus de la ligne. Honnêtement, je n’ai pas vu la reprise, donc je ne sais pas s’il y en avait un ou non, a-t-il avoué.

Un faux départ, ça n’aide pas et tu es un peu moins dans un esprit d’attaque ensuite. C’est 100 % de ma faute, je n’ai pas vu la reprise, mais c’est à moi d’être plus stable, a continué Dubreuil.

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Le faux départ n'a pas aidé la cause du patineur canadien.

Photo : Radio-Canada

Malgré la déception, aussi vive soit-elle, les Jeux sont loin d’être terminés pour Dubreuil.

Il a beau avoir raté sa chance dans son épreuve favorite, il aura une autre occasion de se faire justice au 1000 m le 18 février.

Avant toute chose, le Québécois prendra quelques heures pour se remettre de ses émotions, après quoi il se concentrera sur son prochain défi.

Généralement, je suis meilleur au 500 m qu’au 1000 m, mais j’ai déjà gagné des médailles dans le passé au 1000 m aussi. En ce moment, je vis ma déception, mais je vais m’en remettre, a-t-il indiqué avant de conclure sur une note plus positive.

« J’étais heureux hier et je n’avais pas de médaille olympique, donc la situation demeure la même. J'ai six jours devant moi avant l'épreuve, et je serai prêt. »

— Une citation de  Laurent Dubreuil

Gilmore Junio et Antoine Gélinas-Beaulieu exclus du top 20

Aussi en action, les Canadiens Gilmore Junio et Antoine Gélinas-Beaulieu ont respectivement fini 21e et 29e.

Je voulais simplement avoir un bon départ et garder mon rythme tout au long de la course, a mentionné Junio, émotif après ce qui pourrait être la dernière épreuve olympique de sa carrière.

« Je suis très fier d’être ici, ça représente beaucoup pour moi. Je me suis battu jusqu’à la toute fin et ç’a été un honneur de représenter le Canada. »

— Une citation de  Gilmore Junio
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Gilmore Junio a conclu ses troisièmes Jeux olympiques avec une 21e place au 500 m.

Photo : Radio-Canada

Pour sa part, Antoine Gélinas-Beaulieu a enregistré un chrono de 35,84 s. Davantage reconnu pour ses aptitudes sur de plus longues distances, le Québécois s’est dit choyé d’avoir pu concourir aux côtés des meilleurs sprinteurs du monde.

J’avais brisé la glace au 1500 m et, après ça, toutes les distances sont du bonus. Si on m’avait dit il y a un an que je participerais au 500 m des Jeux olympiques, je n’y aurais pas cru. D’être là, avec les meilleurs, c’est un gros privilège et je suis content d’avoir pu faire ça, a dit celui qui sera aussi de la partie au 1000 m et au départ groupé.