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Nouvelle olympique

Médaille d’argent pour Éliot Grondin : une famille fière de son champion

Éliot Grondin célèbre sa médaille d'argent en snowboard cross aux Jeux de Pékin.

Éliot Grondin célèbre sa médaille d'argent en snowboard cross aux Jeux de Pékin.

Photo : The Canadian Press / Sean Kilpatrick

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« C’est le fun de voir son sourire… Il est content! » a lancé Jean-Francis Grondin, en regardant son fils Éliot traverser le fil d’arrivée en deuxième position de l’épreuve de snowboard cross des Jeux de Pékin, jeudi matin. Dans l’euphorie de la superbe performance de fiston, nouveau vice-champion olympique de la discipline, ce petit détail avait échappé au paternel.

Réunis dans le salon de la maison familiale de Sainte-Marie de Beauce, les proches d’Éliot Grondin — son père Jean-Francis Grondin, son grand-père Denis Turcotte et sa mère Mélanie Turcotte —, se sont repassés jeudi matin la descente argentée, sans le brouhaha du rassemblement nocturne de la veille.

Quelques heures après la course, la fébrilité avait laissé sa place à une très grande fierté. Les émotions étaient toutefois encore à fleur de peau.

L'émotion était dans le tapis, effectivement. Ça prenait le photo finish, à l'arrivée. On ne le savait pas! Tout est trop vite. On était très contents de finir à 0,2 s d'Alessandro Haemmerle, qui est le meilleur au monde, selon moi. [Éliot] était vraiment content, on est fiers, a raconté Jean-Francis Grondin.

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Son père Jean-Francis Grondin, son grand-père Denis Turcotte et sa mère Mélanie Turcotte revoient pour la première fois la descente argentée de leur champion.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Lavoie

Pour la mère d’Éliot, la vue de son fils exultant de joie au terme de sa performance olympique avait une signification toute particulière.

Moi, ma plus grande fierté, au-delà de la médaille, c’est le plaisir qu'il avait à courser. Entre les courses, on le voyait et il avait l'air d'avoir juste du fun. C’est vraiment ça, comme maman, qui me rend fier. Il faut qu’il fasse ça pour s’amuser. Il a commencé parce que ça lui faisait plaisir et c'est ça qu'il montrait à l'écran, a raconté Mélanie Turcotte, qui attend son champion à la maison mardi.

Le plaisir éprouvé par Éliot Grondin sur les parcours de snowboard cross n’a toutefois d’égal que l’effort qu’il investit dans sa discipline, selon sa mère.

« Il travaille fort. Tous les petits détails, il ne laisse rien de côté. Il le fait avec passion. Moi, je ne le ferais pas. Il ne saute pas un matin. Tente, tente pas. Il sait que c'est payant au final de donner son 150 %. »

— Une citation de  Mélanie Turcotte, mère d'Éliot Grondin
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Éliot Grondin reçoit sa médaille d'argent à Pékin.

Photo : AP / Frank Augstein

Une carrière d’athlète amateur, c’est beaucoup de travail, mais aussi beaucoup de sacrifices. C’est ce que son père Jean-Francis avait en tête, en voyant l'athlète de 20 ans, qui avait conclu la même épreuve en 36e position à Pyeongchang en 2018, célébrer sa médaille d’argent, jeudi.

Juste pour son social, ses amis. Il ne peut pas les voir à la même fréquence que s'il ne faisait pas de sport d'élite. C’est quand même beaucoup de sacrifices… a-t-il laissé entendre.

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Éliot Grondin passe le fil d'arrivée de l'épreuve de snowboard cross des Jeux de Pékin.

Photo : The Canadian Press / Sean Kilpatrick

Le rêve olympique était pourtant bien ancré. Éliot Grondin avait 9 ans quand, à la télé communautaire de Sainte-Marie, il a évoqué pour la première fois cet objectif. On voit qu’il était déjà prêt. Il l’avait dans le coeur, s’est rappelé son grand-père Denis.

Effectuant des descentes debout dans une soucoupe à l’âge de 4 ans, le petit Éliot avait été victorieux à sa première compétition de snowboard cross à Stoneham, à l’âge de 8 ans. Par la suite, il n'a jamais cessé de glisser dans les traces de son idole, l’Américain Shaun White, attirant notamment l’attention parce qu’il courait contre des plus vieux que lui.

Devant tant de succès, une entreprise de Sainte-Marie, Kalia, a décidé de l’appuyer dans la poursuite de son rêve olympique, dès 2015.

Ç’a commencé avec son père qui travaille chez nous et qui nous a parlé du sport de son fils et dans lequel il voyait un grand rêve d’aller aux Jeux olympiques. Donc, il nous a demandé d’être partenaires avec lui. C’est comme ça que ç’a commencé. On l’a toujours appuyé depuis ses débuts, dans le fond. L’histoire commence avec la famille, a raconté jeudi Marie-Josée Raby, directrice marketing et affaires numériques pour Kalia.

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Marie-Josée Raby

Photo : Radio-Canada

Cette décision, l’entreprise beauceronne ne l’a jamais regrettée. Elle entend d'ailleurs poursuivre cette association pour de nombreuses années à venir.

« Éliot a livré des performances aux Jeux qui sont exceptionnelles. Et franchement, il nous a fait vivre de belles émotions aussi avec son arrivée qui était très serrée avec le concurrent de l’Autriche. Nous, on est vraiment super fiers d’encourager un jeune qui vient d’ici, un jeune de la région, un jeune aussi talentueux et performant qui’Éliot. Ça nous rend excessivement fiers. »

— Une citation de  Marie-Josée Raby, directrice marketing et affaires numériques pour Kalia
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Signet remis aux commanditaires du jeune Éliot Grondin

Photo : Radio-Canada / Photomontage

Ces appuis dans la communauté sont essentiels à la progression d’un athlète de l’élite. Éliot était encore un enfant lorsque son grand-papa Denis avait d’ailleurs fait produire un signet pour ses commanditaires afin de les remercier. On pouvait y lire : Merci de croire en moi… Mon rêve, les Olympiques!

À peine quelques années plus tard, il est finalement arrivé à destination.