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Nouvelle olympique

Des objectifs réalistes pour la jeune équipe canadienne de ski de fond

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La fondeuse Dahria Beatty participe à ses deuxièmes Jeux.

Photo : Getty Images / Quinn Rooney

Radio-Canada

Aucun membre de l’équipe canadienne de ski de fond ne se fait d’illusion. Le Canada n’est pas à Pékin pour remporter des médailles.

On espère pouvoir en surprendre plusieurs. On ne vise pas de médaille ici. Mais si ça arrive, ce sera la sensation du siècle. Par contre, nous serons plus près que ce que les gens pensent. On veut pouvoir sentir que c’est atteignable dans le prochain cycle, avance l’entraîneur de la sélection nationale, Erik Braten.

La composition de l’équipe y est pour beaucoup. Seulement deux membres ont goûté à l’expérience olympique dans leur carrière, soit Cendrine Browne et Dahria Beatty.

Ces deux fondeuses affirment être plus détendues qu'elles l'étaient à Pyeongchang, en 2018. Elles savent à quoi s’attendre des JO.

Même s’il y a beaucoup de choses qui se passent cette année, j’ai moins de stress. Je suis plus relaxe. Tout est un peu plus excitant parce que je sais dans quoi je m’embarque, assure Beatty, dont le meilleur résultat olympique est une 13e place au sprint et au relais.

Sa compatriote, qui a souffert de dépression au cours du dernier cycle olympique, dit être prête à montrer à ses adversaires de quel bois elle se chauffe.

« Je suis également vraiment fière d’avoir accompli tout ce que j’ai accompli, malgré toutes les embûches que la vie m’a envoyées au cours de la dernière année. D’être ici, c’est juste l’accomplissement des quatre dernières années. »

— Une citation de  Cendrine Browne

Les femmes visent une place parmi les 10 premières au relais par équipe. Je crois que nous en sommes capables comme équipe si nous mettons nos bonnes performances de l’avant le jour du relais, poursuit Dahria Beatty.

Une agréable surprise

Sept des neuf fondeurs de l’équipe nationale n’ont donc jamais vécu d’aventure olympique. Deux d’entre eux croyaient bien devoir attendre encore quatre ans.

Rémi Drolet et Olivia Bouffard Nesbitt avaient d’abord été retenus à titre de substituts, puisqu’ils n’ont pas rempli les critères de Nordiq Canada aux essais nationaux. Toutefois, une nouvelle attribution du nombre de places pour le Canada leur a permis d’obtenir leur billet pour Pékin.

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Rémi Drolet à l'entraînement aux Jeux olympiques de Pékin

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

La skieuse de Morin-Heights,, au Québec l’a appris de son conjoint. De penser que je ne pourrais pas être ici, puis d’être nommée sur l’équipe, c’est deux extrêmes. C’est super d’être ici. Pour qu’elle qualifie ses Jeux de réussite, elle souhaite établir un ou des records personnels.

De son côté, Drolet ne se met pas la pression d'être sur le podium, mais aimerait bien donner du fil à retordre aux autres compétiteurs.

C’est une expérience incroyable de pouvoir venir ici et représenter mon pays.

L’équipe canadienne de ski de fond

  • Antoine Cyr (Gatineau, Québec)
  • Cendrine Browne (Saint-Jérôme, Québec)
  • Dahria Beatty (Whitehorse, Yukon)
  • Graham Ritchie (Parry Sound, Ontario)
  • Katherine Stewart-Jones (Chelsea, Québec)
  • Laura Leclair (Chelsea, Québec)
  • Olivia Bouffard Nesbitt (Morin-Heights, Québec)
  • Olivier Léveillé (Sherbrooke, Québec)
  • Rémi Drolet (Rossland, Colombie-Britannique)

Un parcours difficile

À en croire les athlètes canadiens, le parcours du Centre national de ski de fond permettra de déterminer qui sont les fondeurs les plus en forme du monde.

Les compétiteurs feront face à une surface plus lente et à de nombreuses montées avec peu de répit. Le tracé a d’ailleurs été conçu principalement avec de la neige artificielle. Rien pour inquiéter Rémi Drolet.

Nous sommes quand même habitués de skier sur la neige artificielle. On le fait souvent. La différence ici, c’est que la neige est assez lente, probablement parce que nous sommes près d’un désert. Le vent amène peut-être du sable qui fait en sorte que la neige est plus lente sur les skis.

Bien qu’il concède que la piste soit plus difficile qu’à la normale, l’athlète de Rossland en Colombie-Britannique refuse de parler d’un parcours dangereux, comme certains participants l’ont laissé entendre.