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Nouvelle olympique

Garmisch-Partenkirchen, le dernier piège pour les skieuses avant les JO

Une athlète dévale une pente, une porte se dresse devant elle.

Marie-Michèle Gagnon à Garmisch-Partenkirchen

Photo : Getty Images / Millo Moravski/Agence Zoom

Agence France-Presse

La descente de Garmisch-Partenkirchen, prévue samedi, représente le dernier piège pour Marie-Michèle Gagnon et les skieuses de la Coupe du monde avant les Jeux olympiques.

Les skieuses se méfient de la célèbre Kandahar de la station allemande. La piste est souvent gelée sur le haut, notamment dans la section qu'on surnomme l'enfer. Elle est surtout à l'ombre et sans visibilité sur une bonne partie du parcours.

Marie-Michèle Gagnon a fait le 10e temps de l'entraînement obligatoire de vendredi, à 0,8 s du chrono de référence établi par la Française Romane Miradoli.

Garmisch fait partie des pistes les plus engagées, a dit Miradoli. Quand il fait beau, avec l'ombre, sur tout le bas de la course, on ne voit pas où on met les pieds, et il y a de la vitesse.

Rappelons que Gagnon avait terminé au 3e rang du super-G de Garmisch, en 2021, en skiant à 85 %. Mais cette fois, elle affrontera la Kandahar en descente, avec ses virages à négocier à 120 km/h.

Une athlète casquée vient de négocier un virage à droite pendant une compétition.

Marie-Michèle Gagnon à Garmisch-Partenkirchen

Photo : Getty Images / Millo Moravski/Agence Zoom

À sa première expérience, en 2020, la Québécoise avait dû se contenter du 40e rang.

Ce n’était vraiment pas facile, a-t-elle rappelé. C'est probablement l'une des plus difficiles pour celles qui n'y ont jamais skié. La piste était recouverte de glace, et c’était très cahoteux. Je ne me sentais pas à l'aise et je n’étais pas capable d’attaquer.

C'est une voie étroite entre ombre et soleil. On skie toujours à la limite ici, et il faut toujours tout risquer, sinon on n'a aucune chance avec cette concurrence-là, a pour sa part dit l'Autrichienne Cornelia Hütter.

Les skieuses de la Coupe du monde voudront-elles tout risquer ce week-end, à une semaine des Jeux olympiques?

La descente se disputera en l'absence d'une demi-douzaine de favorites, blessées ou soucieuses de se préserver pour Pékin. L'Italienne Sofia Goggia soigne son genou après sa chute à Cortina d'Ampezzo. L'Américaine Breezy Johnson, également touchée au genou, a déjà déclaré forfait pour les JO.

Parmi les 10 premières du classement de la descente, Mikaela Shiffrin, Petra Vlhova, Lara Gut-Behrami, Michelle Gisin et Ragnhild Mowinckel ont toutes préféré s'abstenir.

Je voulais me préparer tranquillement pour les JO, mais j'ai appris que quelques filles n'allaient pas prendre le départ. Et comme je suis en bonne position au classement, j'ai finalement décidé de courir ici, a admis l'Autrichienne Ramona Siebenhofer.

C'est donc le calcul que doivent faire les athlètes : aller chercher des points pour le classement de la Coupe du monde ou déclarer forfait pour être en parfaite forme aux JO.

Nadia Delago, Federica Brignone et Elena Curtoni, compatriotes de Goggia, auront à cœur de faire briller les couleurs italiennes. À moins que Marie-Michèle Gagnon ne profite du tableau dégagé.

Dimanche, un super-G sera disputé sur la même piste, et la Québécoise aura à cœur de remonter sur le podium.