•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Connectez-vous pour suivre vos sports favoris

Nouvelle olympique

La Chine compte sur le ski acrobatique pour se distinguer aux JO

Un journaliste prend des photos au centre d'exposition des Jeux olympiques d'hiver de Pékin.

La Chine aimerait dépasser son total de médailles des Jeux d'hiver de 2010, au Canada.

Photo : Getty Images / Kevin Frayer

Agence France-Presse

La Chine avait terminé en 2008 au sommet du tableau des médailles lors des Jeux d'été, mais elle reste une force mineure en sport d'hiver.

Depuis sa première participation aux JO d'hiver, en 1980, à Lake Placid, la Chine a remporté 62 médailles, dont 13 en or, bien loin de ses résultats astronomiques à ceux d'été (634 médailles, dont 262 en or).

Avec une délégation sans précédent de 171 athlètes, le pays organisateur peut espérer battre son record hivernal datant des Jeux de 2010 au Canada, avec 11 podiums, dont 5 titres.

D'autant que le pouvoir chinois, qui souhaite développer un lucratif secteur des sports d'hiver et initier 300 millions de Chinois à la neige et à la glace, a mis des moyens à la disposition des différentes équipes en lice.

L'objectif était d'avoir au moins un représentant chinois dans la quasi-totalité des 109 épreuves au programme des Jeux de 2022, soit près du double du nombre d'inscrits à ceux de 2018, avec un bilan final de neuf médailles, mais une seule en or.

Les prédictions font état d'une récolte possible de 11 médailles, notamment 6 en or pour la Chine, loin des 45 de la Norvège avec 22 en or.

En raison d'un niveau sportif insuffisant, la Fédération internationale de hockey sur glace a ainsi menacé d'exclure le pays hôte, automatiquement qualifié, du tournoi masculin, avant de finalement se raviser.

Ils sont à l'arrêt près du but.

Trois membres de l'équipe chinoise lors d'un match de hockey

Photo : Getty Images / Guang Niu

Pour être présente dans toutes les disciplines, même celles où elle n'avait aucun résultat, voire d'équipe, la Chine a eu recours au système D. Ainsi, pour le saut à ski, un groupe de jeunes, dont un ancien gymnaste, a été envoyé en Norvège en 2018 pour suivre une formation accélérée.

La Chine a toutefois dans ses rangs celle qui pourrait être sa vedette.

Eileen Gu représentera à 18 ans le pays de sa mère plutôt que les États-Unis de son père. La skieuse acrobatique pourrait remporter les titres en demi-lune, en descente acrobatique (slopestyle) et au grand saut (big air).

Une skieuse effectue une manœuvre dans les airs.

Eileen Gu

Photo : Getty Images / Tom Pennington

Sur la glace, la Chine pourra compter sur le couple Sui Wenjing et Han Cong en patinage artistique, sur son équipe de patinage de vitesse sur courte piste, discipline qui a engrangé 33 des 62 médailles olympiques chinoises, ou encore sur son quatuor féminin en curling.

Les médailles ne sont toutefois pas le seul objectif des dirigeants chinois.

En 2008, les Jeux d'été avaient été pour la Chine l'occasion de montrer au monde son développement économique fulgurant, rappelle à l'AFP Jung Woo Lee, chercheur en sports et politique à l'Université d'Édimbourg en Écosse.

Quatorze ans plus tard, le géant asiatique entend mettre à l'avant de la scène son héritage culturel et son avancée technologique.

Ces Jeux à Pékin montrent symboliquement que la Chine n'est plus à la traîne des démocraties occidentales, conclut Jung Woo Lee.