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Nouvelle olympique

Le CIO défend les tests COVID à haute sensibilité aux Jeux de Pékin

Une femme regarde son téléphone devant un logo des Jeux olympiques de Pékin.

Les Jeux de Pékin s'ouvrent le 4 février.

Photo : Associated Press / David J. Phillip

Radio-Canada

Le Comité international olympique (CIO) n’entretient aucune crainte face aux critères plus stricts des tests de dépistage de la COVID-19 à l’intention des athlètes, des membres des médias et des autres personnes travaillant ou participant aux Jeux de Pékin, en février.

La valeur de cycle seuil (Ct) retenue en Chine pour marquer une infection à la COVID-19 dans un test de dépistage est de 40. Plus cette valeur est élevée, moins une personne est contagieuse.

À plusieurs endroits au Canada, on la fixe à 35. Dans les circuits professionnels nord-américains, elle est aussi de 35 dans la NFL, mais de 30 dans la NBA et la LNH.

Il peut être plus difficile pour quelqu'un qui se remet d’une infection récente de présenter un test négatif à son arrivée en Chine pour les Jeux après avoir réussi plusieurs tests de dépistage à son départ.

Le Dr Brian McCloskey, président du conseil médical du CIO pour ces Jeux, s’est voulu rassurant, vendredi, en expliquant les tenants et aboutissants des tests requis avant de pouvoir entrer dans la bulle olympique.

Les tests que nous utilisons sont approuvés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ils sont très fiables. Pour les Jeux, les tests affichent un haut degré de sensibilité, parce que nous ne voulons pas laisser la COVID et en particulier Omicron pénétrer dans la bulle, a d’abord expliqué à Radio-Canada celui qui a déjà agi en tant que directeur de la santé publique en Grande-Bretagne.

Le Dr McCloskey a aussi expliqué à CBC que la valeur de cycle seuil de 40 à Pékin a été établie en partenariat avec le CIO et le comité organisateur, en fonction de l'expérience vécue aux Jeux d'été de Tokyo l'été dernier.

Chaque laboratoire établit ses propres standards en ce qui concerne les valeurs de cycle seuil, mais les tests [PCR] sont les mêmes à travers le monde, a-t-il tenu à rappeler.

Le Dr McCloskey a reconnu que des tests peuvent se révéler négatifs, puis positifs sur une longue période, selon les individus. Le défi est de faire la distinction entre ces personnes et les autres qui sont réellement porteuses du virus, a-t-il ajouté.

Les tests servent à identifier des personnes qui pourraient être contagieuses et qui pourraient entrer au village des athlètes et causer des problèmes. Il faut trouver une façon de gérer ces cas et permettre à un maximum de personnes d'être des Jeux, mais de façon sécuritaire, a-t-il aussi expliqué.

Le bon déroulement des Jeux de Pékin est l'unique priorité en ce moment, a rappelé le Dr McCloskey.

« Il y aura toujours des cas qui atteindront la bulle. Aucun système n’est parfait. Mais si quelqu’un obtient un résultat positif aujourd’hui, et qu’on sait qu’il était négatif hier parce qu’il avait aussi été testé la veille, il n’aurait pas eu le temps de devenir contagieux. L’objectif n’est pas de n’avoir aucun cas, mais d’éviter les éclosions. Donc, nous aurons des cas, mais nous les prendrons en charge avant qu’ils deviennent contagieux. »

— Une citation de  Dr Brian McCloskey, médecin du Comité international olympique

Questionné pour savoir si le CIO craignait ainsi de voir certains athlètes être privés d’une participation aux Jeux après des années d’efforts, le Dr McCloskey a rappelé la responsabilité des athlètes et de leurs fédérations nationales.

Je ne suis pas très inquiet. On parle peut-être ici d’une personne sur 100 qui reçoit un test positif en débarquant à l’aéroport. Du point de vue des équipes, il revient au gérant de prévoir un plan B au cas où quelque chose tourne mal et qu’un de vos athlètes soit déclaré positif à l’arrivée, a dit le médecin.

Tous les participants des Jeux de Pékin qui se sont remis de la COVID-19 30 jours avant leur départ pour la Chine doivent fournir trois tests PCR négatifs, lesquels sont transmis au comité organisateur. S’ils ont le feu vert des autorités chinoises, ils doivent ensuite obtenir deux autres résultats négatifs, respectivement 96 heures et 72 heures avant leur départ.

À leur arrivée en Chine, ils doivent passer un autre test à l’aéroport. Si celui-ci se révèle positif, malgré l’absence de symptômes, la personne doit rester en isolement à l’hôtel. Deux tests négatifs seront alors requis pour intégrer la bulle olympique.

S'il y a ambiguïté dans les résultats, par exemple deux tests négatifs suivis d'un test positif, ce cas sera analysé par un panel d’experts médicaux d’une vingtaine de personnes, avec des représentants de la Chine, cinq du CIO, d’autres du Comité international paralympique et des fédérations internationales de sports d’hiver.

Les décisions seront prises sur la base des preuves scientifiques que nous aurons, a dit Brian McCloskey. Mais tout n'est pas toujours clair, parce qu'on ne connaît pas tout encore sur le coronavirus.

Les Jeux de Pékin se tiendront du 4 au 20 février.

(Avec les informations de Philippe Leblanc, correspondant de Radio-Canada et de CBC en Asie)