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Nouvelle olympique

L’embûche du test PCR avant de décrocher une médaille olympique à Pékin

Rangée de tubes contenant des échantillons, tous fermés avec un bouchon vert pomme.

Les athlètes pourraient obtenir un diagnostic positif en Chine, malgré un résultat négatif au Canada.

Photo : Associated Press / Damian Dovarganes

Radio-Canada

Les Jeux olympiques d’hiver en Chine débuteront dans environ deux semaines. Si le stress sera à son apogée au moment de la compétition, un autre moment angoissant attend les athlètes : le test PRC à leur arrivée qui décidera de leur participation. Un résultat positif en Chine, malgré un test négatif à la maison, pourrait mettre un terme à leur rêve.

Parmi les athlètes canadiens, au moins six Sherbrookois sont attendus à Pékin : Kim Boutin, Jordan Pierre-Gilles, Olivier Léveillé, et possiblement Jules Burnotte, Marion Thénault et Sébastien Beaulieu.

Même avec leur billet de participation pour ces 24e Jeux, et même avec un test négatif en poche, ces athlètes, à l'instar d'autres athlètes étrangers, risquent d'être interdits de compétition si le test PCR effectué à l'aéroport à leur arrivée se révèle positif.

Ce qui est toujours possible, et dépendra notamment de la valeur de cycle seuil (valeur Ct) du test utilisé. La valeur Ct représente le nombre de cycles afin que la PRC détecte un virus et estime la quantité approximative de virus dans l'échantillon recueilli.

La valeur Ct utilisée en Chine pour détecter une infection est de 40, a confirmé lundi le Dr Mike Wilkinson, médecin en chef du Comité olympique canadien. Je pense que Pékin fait tout ce qui est en son pouvoir pour s'assurer qu'il n'y a pas de résultats positifs, a-t-il déclaré.

De nombreux endroits au Canada utilisent une valeur Ct de 35. La NBA et la LNH utilisent des tests avec une valeur Ct de 30. Quant à la NFL, elle a fixé son seuil à 35. Plus la valeur Ct est élevée, plus elle détecte de faibles traces de virus, que ceux-ci soient actifs ou morts.

Quel est l’enjeu pour nos athlètes?

Des dizaines d'athlètes olympiques canadiens ont été déclarés positifs au cours des dernières semaines. Les équipes de bobsleigh et de patinage de vitesse sur piste courte ont connu des éclosions. L'équipe féminine de hockey a également compté un nombre élevé de cas.

Le duo de patineurs artistiques Vanessa James et Eric Radford a reçu un diagnostic positif à Noël, et un certain nombre de patineurs de vitesse sur longue piste ont récemment récupéré du virus.

Or, une personne ayant été malade excrète pendant plusieurs semaines des virus morts dans son organisme.

Selon le Dr Isaac Bogoch, spécialiste des maladies infectieuses, le seuil élevé utilisé par Pékin signifie essentiellement que toute personne ayant une infection récente a une chance non négligeable d'être déclarée positive en Chine, même si elle a subi plusieurs tests négatifs au Canada.

On dirait qu'ils traitent les PCR positifs comme des PCR positifs et qu'ils ne reconnaissent pas le bénéfice de protection qu'aurait une personne récemment rétablie, a dit le Dr Bogoch.

Les exigences de Pékin aux athlètes

Les participants aux Jeux, qui ont contracté la COVID-19 un mois ou moins avant leur départ, doivent fournir trois résultats de tests PCR négatifs, qui sont ensuite remis au Comité olympique chinois. Si les participants sont approuvés, ils doivent réaliser deux autres tests 96 et 72 heures avant leur vol pour Pékin.

Une fois en Chine, si le test réalisé à l'aéroport est positif et que la personne est asymptomatique, elle sera placée en isolement dans un hôtel à proximité. Deux autres tests avec un résultat négatif devront être obtenus pour qu'elle puisse être libérée dans le système en circuit fermé et participer aux Jeux olympiques.

Avec les informations de CBC Sports