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Nouvelle olympique

Suivez les Jeux olympiques sur ICI Télé dès le 4 février 2022

Se rendre à Pékin, le dernier obstacle des athlètes canadiens

Les anneaux olympiques illuminés.

Les Jeux olympiques d'hiver de Pékin se dérouleront du 4 au 20 février 2022.

Photo : Reuters / Tingshu Wang

Julie Roy

Catriona Le May Doan l'affirme sans détour : à trois semaines des Jeux de Pékin, le niveau de stress est élevé au sein de l’équipe canadienne. Tout le monde retient un peu son souffle jusqu’à l’arrivée dans la bulle olympique en Chine. Une bulle en laquelle la cheffe de mission d’Équipe Canada a pleinement confiance.

J’ai hâte qu’on soit à Pékin. Enfin, on va être ensemble, en équipe, confie Le May Doan. Je pense que ça va enlever un poids.

D’ici le départ de la délégation canadienne, à la fin janvier, se protéger du coronavirus sera, pour les athlètes, une préoccupation de tous les instants. En plus des 1001 précautions prises pour déjouer le virus, ils doivent poursuivre leur préparation à l'entraînement et en compétition. Certains doivent même encore obtenir leur qualification olympique.

Elle sourit avec en arrière-plan des pistes de curling.

Catriona Le May Doan

Photo : Photo/ Twitter

Il y a beaucoup de stress. Dans une année normale, trois semaines avant les Jeux, il y en a déjà beaucoup. Il y en a encore plus avec la pandémie, explique-t-elle. Les athlètes savent ce qu’ils doivent faire et comment se préparer. Mais il y a aussi toutes les autres choses : les tests quotidiens, les communications avec les équipes médicales, le transport... Il y a beaucoup à faire pour se protéger et rester en santé.

En ce moment, c’est très difficile pour eux, poursuit l’ancienne patineuse de vitesse, triple médaillée olympique en longue piste. Mais les athlètes savent qu’il y a beaucoup de gens qui travaillent pour les protéger.

Qu’ils soient en Amérique, en Europe ou ailleurs sur la planète, la plupart d’entre eux sont regroupés dans des bulles avec leurs coéquipiers de l’équipe nationale. Ces différentes bulles fusionneront, au Canada, quelques jours avant le départ pour Pékin. Une opération qui n’est évidemment pas sans risque.

« L’arrivée en Chine sera la première chose à célébrer. »

— Une citation de  Catriona Le May Doan, cheffe de mission de l'équipe canadienne à Pékin

En se basant sur l’expérience vécue il y a quelques mois aux Jeux de Tokyo, la cheffe de mission est persuadée que la bulle olympique sera sécuritaire et que les athlètes pourront y évoluer avec une certaine tranquillité d’esprit.

Elle croit aussi que malgré toute l’incertitude entourant ces Jeux, principalement en raison de l’avancée fulgurante du variant Omicron partout dans le monde, les athlètes n’auraient pas préféré que l’événement soit reporté.

Leur programme et leur entraînement sont planifiés pour chaque mois pendant quatre ans en prévision des Jeux. Ce qu’ils veulent, c’est une compétition où tous les participants peuvent être là. Je pense qu’en ce moment, chaque pays et chaque athlète font ce qu’ils doivent faire. Ils se protègent, ils font leurs compétitions et ils s’isolent, affirme la Saskatchewanaise.

Une campagne pour parler aux Canadiens

Ils ne peuvent pas penser à ce qui peut arriver. Ils pensent seulement au 4 février ou à la journée de leur compétition. C’est leur but d’avoir la bonne concentration. Les athlètes savent comment faire cela. Ces deux dernières années, ils ont surmonté beaucoup d’obstacles. Et se rendre à Pékin, c’est vraiment le dernier.

Des JO importants

Une fois que toutes les délégations seront rassemblées dans la capitale chinoise, à l’abri et coupées du monde, les choses seront différentes, croit Le May Doan. Et une fois encore, selon elle, la magie des Jeux opérera.

Après deux ans de pandémie, l’ancienne athlète olympique estime même que ces Jeux ont une importance particulière.

« Ces deux dernières années, le sport a été enlevé de nos vies. Les Jeux de Pékin portent le message que le sport peut faire partie du processus de rétablissement. Pour notre santé physique, mais aussi pour notre santé mentale. Pour moi, ces Jeux-là, c’est le message qu’on doit avoir le sport dans nos vies, peu importe à quel niveau il est pratiqué. »

— Une citation de  Catriona Le May Doan, cheffe de mission de l'équipe canadienne à Pékin

Le sport, c’est d’être actif, c’est d’être dehors, mais aussi c’est d’être en connexion avec notre communauté. C’est pourquoi, pour moi, ces Jeux-là sont très importants, insiste-t-elle. Le sport doit être une priorité au Canada.

Faisant écho à la campagne du Comité olympique canadien La gloire vient de partout, Le May Doan croit que les athlètes canadiens inspireront une fois de plus la population du pays dans son quotidien.

Je pense qu'en ce moment, la vie est très difficile pour tout le monde. Nous sommes fatigués et nous sommes stressés, soutient-elle.

Dans la quête de leurs objectifs personnels, pour surmonter leurs propres obstacles, les Canadiens peuvent s’inspirer des athlètes. Les Jeux, c’est un moment aussi pour les gens de se demander : qu’est-ce que je veux accomplir?

Les athlètes sont une inspiration face à la pandémie, mais aussi face à nos buts et à nos rêves. Ils nous inspirent à être meilleurs demain qu’on l’a été aujourd’hui, et à ne jamais arrêter de travailler, conclut-elle.