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Nouvelle olympique

Jeux de Tokyo : 10 performances marquantes d'athlètes internationaux

Gianmarco Tamberi saute dans les bras de Mutaz Essa Barshim.

Gianmarco Tamberi et Mutaz Essa Barshim

Photo : Getty Images / Richard Heathcote

Radio-Canada

Les athlètes canadiens ont fait vivre de fortes émotions au public pendant les 19 jours de compétitions, aux Jeux de Tokyo, et ont rapporté au pays 24 médailles. Les athlètes internationaux ne sont pas en reste. Ils ont causé de multiples surprises et ont battu de nombreux records, en plus d'apporter un éclairage important sur la place de la santé mentale dans le monde du sport.

Voyez ou revoyez 10 des prestations les plus remarquables réalisées par des athlètes internationaux lors du rendez-vous olympique qui s'est terminé dimanche au Japon.


Un duo de médaillés d'or au saut en hauteur

Mutaz Barshim et Gianmarco Tamberi sur la première marche du podium en saut en hauteur.

Une offre en or : deux champions olympiques au saut en hauteur

Photo : Getty Images / INA FASSBENDER

Depuis les Jeux de Londres en 1908, jamais une médaille d’or olympique en athlétisme n’avait été partagée entre deux athlètes. C’est pourtant ce qui est arrivé le 1er août au saut en hauteur masculin.

À égalité après avoir chacun réussi des sauts de 2,37 mètres, l’Italien Gianmarco Tamberi et le Qatari Mutaz Essa Barshim ont été approchés par l’officiel qui souhaitait leur expliquer le fonctionnement de la prolongation.

Barshim s’est immédiatement exclamé : Peut-on avoir deux médailles d’or?

C’est possible, lui a aussitôt répondu l'officiel.

Il n’en fallut pas plus pour que les deux athlètes et amis se sautent dans les bras.

Je l’ai regardé, il m’a regardé, et on a su. On savait que c’était réglé, qu’il n'y avait aucun besoin de continuer. Je me souviens qu'on en avait parlé une fois, il y a des années, et qu'on s’était dit : "Oh, imagine..." Et c’est arrivé! On ne pourrait pas être plus heureux!

Une citation de :Mutaz Essa Barshim, sauteur en hauteur

Surprise tunisienne à la piscine

Ahmed Hafnaoui regarde au loin d'un air surpris après sa victoire.

Surprise en natation : un Tunisien de 18 ans devient champion olympique

Photo : afp via getty images / ATTILA KISBENEDEK

Il n’était pas attendu.

Au départ de la finale du 400 m style libre, les yeux étaient rivés sur l’Australien Jack McLoughlin et sur l’Américain Kieran Smith, favoris de l’épreuve.

Dans le corridor 8, réservé au dernier des qualifiés, le jeune Ahmed Hafnaoui, 18 ans, n’en avait que faire des prédictions.

D'ailleurs, avant la course, un seul Tunisien avait déjà remporté une médaille en natation dans l’histoire des Jeux olympiques. Hafnaoui avait la ferme intention de changer cette statistique, et c'est ce qu'il a accompli.

Le jeune nageur a causé une surprise de taille en touchant le muret 16 centièmes de secondes avant McLoughlin.

Avec ce sacre, Hafnaoui est devenu seulement le quatrième champion olympique dans l’histoire de la Tunisie.

Sa réaction au fil d’arrivée n’avait d’égal que la grandeur de l’exploit qu’il venait de réaliser.


Une dynastie chinoise prend fin au badminton masculin

Viktor Axelsen célèbre sa victoire assis au sol.

Viktor Axelsen

Photo : Getty Images / Lintao Zhang

Jusqu'à il y a quelques jours, il fallait remonter aussi loin que 1996 pour voir le nom du dernier – et seul – Européen au palmarès du simple messieurs en badminton aux Jeux olympiques.

Depuis, l’Indonésie a mis la main sur une médaille d’or (Athènes 2004) et la Chine en a raflé quatre autres, dont les trois dernières à Pékin, à Londres et à Rio.

Le Danois Viktor Axelsen avait donc un défi colossal devant lui en finale contre le Chinois et champion olympique en titre, Chen Long.

Axelsen a offert une performance magistrale. Il s'est défait de son opposant en deux manches de 21-15 et 21-12.

Il s'est ainsi joint à son compatriote Poul-Erik Hoyer Larsen comme seuls athlètes non asiatiques à remporter l’épreuve.

Le badminton a fait son apparition aux Jeux olympiques de Barcelone en 1992.


Retour en bronze pour Simone Biles

Simone Biles pose avec sa médaille de bronze à la main.

Simone Biles gagne le bronze à la poutre

Photo : Getty Images / Jamie Squire

Considérée par plusieurs observateurs comme la plus grande gymnaste de tous les temps, Simone Biles, quadruple championne aux Jeux de Rio, a pris la décision de se retirer de la compétition au beau milieu de la finale du concours complet par équipe pour des motifs liés à la santé mentale.

Aux prises avec un problème de perte de repères dans l’espace, l'Américaine a par la suite déclaré forfait pour l’ensemble de ses épreuves individuelles, à l’exception de la poutre, où elle a mis la main sur la médaille de bronze.

Nombre d'athlètes et de personnalités de tous les horizons se sont exprimés durant la semaine pour soutenir Biles et insister sur l’importance de la santé mentale dans le monde du sport.


Domination des Jamaïcaines au sprint

Shelly-Ann Fraser-Pryce (gauche), Elaine Thompson-Herah (centre) et Shericka Jackson (droite) brandissent chacune un drapeau jamaïcain à la suite de leur triplé olympique au 100 m.

Un triplé jamaïcain pour le 100 m féminin

Photo : Getty Images / Matthias Hangst

La réputation de la Jamaïque aux épreuves de sprint en athlétisme aux Jeux olympiques n’est plus à faire.

Usain Bolt a été le visage du pays sur la scène internationale durant près de 15 ans avec ses 8 médailles d’or en trois présences aux Jeux.

À Tokyo, ce sont toutefois les femmes qui ont fait parler de la Jamaïque sur la piste.

Au 100 m, Elaine Thompson-Herah a défendu avec succès son titre acquis en 2016 en plus d'établir un record olympique avec un temps de 10,61 s. Elle a été accompagnée sur le podium par ses compatriotes Shelly-Ann Fraser-Pryce (10,74), double championne olympique, et Shericka Jackson (10,76).

Il s’agissait d'un deuxième triplé pour les Jamaïcaines à cette épreuve, après les Jeux de Pékin en 2008, où Fraser-Pryce s’était imposée.

En plus de son sacre au 100 m, Thompson-Herah a par la suite ajouté l'or aux 200 et 4 x 100 m.


Record de médailles pour Emma McKeon

Emma McKeon pose avec ses sept médailles olympiques.

Emma McKeon

Photo : Getty Images / James Chance

Il y a eu Michael Phelps en 2004, en 2008, en 2012 et en 2016. Puisque le roi de la piscine est désormais retraité, un nouveau monarque devait être proclamé à Tokyo.

Avec ses cinq médailles d’or, l’Américain Caeleb Dressel s’est posé en candidat intéressant, mais la couronne a finalement été déposée sur la tête de l’Australienne Emma McKeon grâce à sa récolte de sept médailles, dont quatre en or.

La brillante performance de McKeon lui a permis d’égaler le record de la gymnaste soviétique Maria Gorokhovskaya, qui était jusqu'à tout récemment la seule femme à avoir obtenu sept médailles à de mêmes Jeux.

Gorokhovskaya avait réussi l’exploit en 1952 à Helsinki.

Les sept médailles de McKeon font d’elle la nageuse la plus décorée pour un rendez-vous olympique.

Dans l'histoire, deux hommes ont fait mieux que l'Australienne avec huit médailles, soit Phelps aux Jeux d'Athènes (2004) et de Pékin (2008), de même que le gymnaste Alexander Dityatin, de l'URSS, aux Jeux de Moscou (1980).


Les podiums aux adolescentes à la planche à roulettes

Rayssa Leal, Momiji Nishiya et Funa Nakayama posent avec leur médaille sur le podium.

À 13 ans, elle est la première médaillée d'or en planche à roulettes des JO

Photo : afp via getty images / LIONEL BONAVENTURE

L’ajout de la planche à roulettes au programme des Jeux olympiques à Tokyo avait comme objectif avoué de rajeunir l’auditoire de l’événement.

Le 4 août, lors du parcours de rue, la Japonaise de 13 ans Momiji Nishiya s’est imposée devant la Brésilienne du même âge, Rayssa Leal. Le podium a été complété par une autre Japonaise, Funa Nakayama, 16 ans, pour une moyenne d’âge de seulement 14 ans.

Quelques jours plus tard, l’épreuve du parc a vu une athlète encore plus jeune être récompensée d’une médaille. La Japonaise Kokona Hiraki, 12 ans, a pris le 2e rang, tout juste derrière sa compatriote de 19 ans Sakura Yosozumi. La médaille de bronze est allée à la Britannique de 13 ans Sky Brown.

Hiraki et Brown sont ainsi devenues les deux plus jeunes médaillées olympiques depuis les Jeux de Berlin, en 1936, et la médaille de bronze de la Danoise de 12 ans Inge Sorensen au 200 m brasse.


Première médaille d'or olympique pour les Philippines

Hidilyn Diaz célèbre alors que la barre redescend au sol.

Une première médaille d'or olympique dans l'histoire des Philippines

Photo : Getty Images / Chris Graythen

Avant le coup d’envoi des Jeux de Tokyo, les Philippines avaient pris part à 21 Olympiques, mais n'avait gagné que 7 médailles de bronze et 3 d’argent.

Il s’est donc écoulé près de 100 ans entre la première participation d’un athlète philippin aux Jeux, en 1924, à Paris, et la première médaille d’or du pays.

L’honneur est revenu à l’haltérophile Hidilyn Diaz, qui a reçu l’or dans la catégorie des moins de 55 kg. Elle a au passage établi une marque olympique avec un poids combiné de 224 kg.

Son exploit historique ne lui vaudra rien de moins qu’une somme de 33 millions de pesos (820 000 $ CA), ainsi qu'une nouvelle maison à son retour aux Philippines.


Hassan triomphe après la chute

Sifan Hassan et Edinah Jebitok au sol après une chute dans la course du 1500 m.

Le parcours incroyable de la Néerlandaise Sifan Hassan

Photo : Getty Images / Matthias Hangst

Il s’en est fallu de peu pour que le parcours de la coureuse étoile des Pays-Bas, Sifan Hassan, soit assombri par une malchance dès son entrée dans la compétition.

Pressentie pour réaliser le triplé 1500 m, 5000 m et 10 000 m, Hassan a lourdement chuté au début du dernier tour lors de sa vague de qualifications au 1500 m.

Devant elle, la Kényane Edinah Jebitok a trébuché et l'a entraînée avec elle au sol. Loin de se décourager, la Néerlandaise s’est relevée avant de dépasser l’ensemble des coureuses dans les 400 derniers mètres pour franchir le fil d'arrivée en premier.

Après avoir mis la main sur la médaille d’or au 5000 m deux jours plus tard, Hassan a ajouté la médaille de bronze au 1500 m derrière sa grande rivale Faith Kipyegon, du Kenya, et Laura Muir, de la Grande-Bretagne.

Loin de se satisfaire d’une seule médaille d’or, Hassan a conclu ses Jeux avec une autre 1re place, cette fois au 10 000 m, lors de l’avant-dernière journée de compétitions à Tokyo.

Une performance qui vient confirmer le proverbe selon lequel celle qui tombe et qui se relève est plus forte que celle qui ne tombe jamais.


Une fratrie de judokas écrit une page d'histoire olympique

Hifumi et Uta Abe posent avec leur médaille d'or respective.

Uta et Hifumi Abe

Photo : afp via getty images / FRANCK FIFE

Dans l’histoire olympique, quelques frères et sœurs sont parvenus à remporter une médaille lors de la même journée de compétitions. Cependant, chaque fois, les membres de la fratrie prenaient part à des épreuves en équipe.

C’est donc une page d’histoire olympique qu’ont écrite Uta et Hifumi Abe, du Japon, lorsqu’ils ont gagné la médaille d’or dans les catégories des moins de 52 kg chez les femmes et des moins de 66 kg chez les hommes.

Le duo a réalisé l’exploit à seulement quelques minutes d’intervalle.

Uta a d'abord été sacrée championne après son gain sur la Française Amandine Buchard, puis son frère l’a imité en l’emportant sur le Géorgien Vazha Margvelashvili.

La prochaine réunion familiale chez les Abe devrait être pour le moins festive.

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