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Nouvelle olympique

Laurence Vincent Lapointe, une source de fierté et un exemple de résilience

De gens les mains dans les airs, souriants, dans un bar sportif du secteur Cap-de-la-Madeleine.

Le reportage de Sébastien St-Onge

Photo : Radio-Canada / Marie-Ève Trudel

Laurence, « c’est la reine de la résilience », a lancé le père de l’athlète, quelques minutes après que sa fille eut remporté une médaille d’argent aux Jeux olympiques de Tokyo. Guy Lapointe et une cinquantaine d’autres proches de la canoéiste se sont rassemblés mercredi soir dans un bar sportif du secteur Cap-de-la-Madeleine, à Trois-Rivières, pour voir l'athlète remporter sa toute première médaille olympique.

De gens les mains dans les airs, souriants, dans un bar sportif du secteur Cap-de-la-Madeleine.

La joie était visible sur les visages des proches de Laurence Vincent Lapointe lorsqu'elle a franchi le fil d'arrivée.

Photo : Radio-Canada / Marie-Ève Trudel

Le but de Laurence, c’était d’aller faire la meilleure course qu’elle pouvait faire, et elle l’a fait la meilleure course. Et ça lui vaut une médaille d’argent aux Olympiques, raconte sa mère, Nathalie Vincent, encore sous le coup de l’émotion. La Trifluvienne a parcouru les 200 mètres de l’épreuve en 46,786 s, soit 0,854 seconde derrière l’Américaine Nevin Harrison.

Après une courte nuit, ses parents étaient au micro de l’émission Toujours le matin, jeudi. On vient de parler à Laurence et elle est encore émue et très très fatiguée, a confié Guy Lapointe.

Les parents côte à côte qui regardent la télé dans un bar sportif du secteur Cap-de-la-Madeleine.

Quelques minutes après l'exploit de leur fille, les parents de Laurence Vincent Lapointe (Nathalie Vincent à gauche et Guy Lapointe à droite) ont les yeux rivés sur l'écran pour avoir tous les détails de cette course.

Photo : Radio-Canada

Même si elle était détentrice de plusieurs titres de championne du monde, la canoéiste a dû faire face à plusieurs obstacles avant d’arriver à Tokyo.

Il ne faut pas oublier que Laurence a perdu des mois et des mois d’entraînement. Son coach avait dit qu'elle avait perdu 30 à 40 %, rappelle sa mère.

Après avoir dû combattre des allégations de dopage, pour lesquelles elle a été blanchie, Laurence Vincent Lapointe a été exclue d’une épreuve de qualification en raison du protocole de la COVID-19. Cela a rendu incertaine sa participation aux Jeux olympiques.

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En avant-plan, le père de Laurence Vincent Lapointe, Guy Lapointe, encourage sa famille avec passion lors de la finale du C-1 200 m.

Photo : Radio-Canada / Marie-Ève Trudel

Laurence est plus forte que nous, des fois, c’est Laurence qui nous remontait, explique son père qui salue le courage de sa fille. Malgré son âge [29 ans] et malgré toute sa [malchance], elle est allée chercher une belle médaille d’argent, dit-il. C’est sa plus grosse médaille.

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Les proches de Laurence Vincent Lapointe ont vécu les qualifications et la finale du C-1 200 m dans un bar sportif du secteur Cap-de-la-Madeleine, à Trois-Rivières.

Photo : Radio-Canada / Marie-Ève Trudel

L’aboutissement d’un rêve et d’années d’entraînement

C’est depuis qu’elle est petite qu’elle veut aller aux Jeux olympiques, confie son père.

L’athlète s’entraîne depuis 11 ans pour performer dans ce sport, mais elle pagaie depuis très longtemps.

Jean-Guy Lagacé, un ancien président du Club de canoë-kayak de Trois-Rivières, se souvient de l’avoir vue chavirer, toute petite, en canoë. Il se rappelle aussi qu’elle a dit : C’est pas vrai que le canot va avoir le dessus sur moi.

Elle est une belle ambassadrice pour le club de Trois-Rivières, le Québec et le Canada.

Une citation de :Jean-Guy Lagacé, ancien président du Club de canoë-kayak de Trois-Rivières

C’est Laurence qui a amené le canot féminin aux Olympiques, estime M. Lagacé, qui était présent au bar sportif pour encourager Laurence Vincent Lapointe mercredi soir. Il raconte qu’elle incitait ses collègues de partout dans le monde à faire pression sur leur fédération pour que leur sport se retrouve aux Jeux olympiques, ce qui est maintenant chose faite.

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Une cinquantaine de proches de la canoéiste de Trois-Rivières, dont ses deux cousines (à gauche), ont regardé les courses mercredi soir en direct d'un bar sportif.

Photo : Radio-Canada / Yoann Dénécé

Prochaine compétition vendredi soir

Laurence Vincent Lapointe participera au C-2 500 m en duo avec Katie Vincent.

Les Canadiennes n’ont pas eu l'occasion de s’entraîner beaucoup contrairement à d’autres pays qui n’ont jamais arrêté. Mais j’ai confiance, on a deux filles solides, affirme Nathalie Vincent.

Vous pourrez écouter la prochaine compétition de Laurence Vincent Lapointe en direct ou en rattrapage sur le site de Radio-Canada dédié aux Jeux olympiques.

Avec des informations de Marie-Ève Trudel

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