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Nouvelle olympique

À qui l'avantage à l'aube de la finale entre le Canada et la Suède?

Allysha Chapman et Desiree Scott tentent de tacler l'attaquante suédoise Fridolina Rolfo.

La Suède avait éliminé le Canada à la Coupe du monde féminine de soccer en 2019 (archives).

Photo : Getty Images / Laurence Griffiths

Radio-Canada

Quoi qu'il arrive en finale du tournoi olympique de soccer féminin à Tokyo, une nation remportera la prestigieuse compétition pour la première fois de son histoire. Si le Canada s'est assuré de changer la couleur de sa médaille en battant les États-Unis en demi-finales, la Suède, finaliste à Rio, a bien l'intention de faire de même.

Nous ne sommes pas satisfaites d'atteindre la finale cette fois-ci. On vise l'or et rien de moins. C'est notre objectif depuis le début du tournoi et je crois que ça a paru dans notre jeu, a déclaré la défenseuse Magdalena Eriksson à la FIFA.

Les Suédoises approchent le match ultime avec le statut de favorites, car elles ont remporté leurs cinq matchs au Japon. Impériales en attaque et compactes en défense, les Européennes ont marqué 13 buts et n'en ont donné que 3 lors de cette séquence fructueuse.

Un peu moins impressionnantes que leurs rivales depuis l'entame de la quinzaine olympique, les Canadiennes sont tout de même invaincues avec trois victoires et deux verdicts nuls. Leur différentiel de +2, soit cinq buts inscrits contre trois accordés, est plus modeste, mais ça ne signifie pas pour autant qu'elles doivent être intimidées par leurs adversaires.

Ce qui rend ce groupe si spécial, c'est qu'il y a 22 joueuses capables d'aider l'équipe. Tout le monde a son rôle à jouer, tout le monde joue son rôle et c'est ce qui nous a menés jusqu'ici. On planifie de remporter l'or, souligne une Vanessa Gilles pleine de confiance.

Les Suédoises sont très dangereuses en attaque, mais si on joue comme on sait le faire, je pense que notre style de jeu est parfait pour les affronter.

Une citation de :Bev Priestman, entraîneuse-chef de l'équipe canadienne de soccer féminin

Les joueuses scandinaves ne sous-estiment pas non plus les représentantes de l'unifolié. Eriksson, la capitaine de Jessie Fleming à Chelsea, avait même écrit à l'Ontarienne après le premier match du Canada pour lui dire qu'elle espérait la voir en finale.

Les Canadiennes nous ressemblent beaucoup. Elles défendent en équipe et c'est difficile de les prendre hors position. C'est primordial d'avoir une défense stable dans un tournoi comme celui-ci, explique-t-elle.

Stephanie Labbé et Caroline Seger sont aussi coéquipières avec le FC Rosengard en Suède. Bien qu'elles soient bonnes amies en dehors du terrain, tous les coups sont de bonne guerre d'ici au coup de sifflet final.

Steph joue très très bien depuis le début du tournoi et ce sera difficile de marquer, mais j'ai quand même pu donner des trucs à mes coéquipières pour la déjouer, confie la capitaine de l'équipe suédoise.

L'histoire promet un match chaudement disputé

Les deux équipes se sont affrontées 12 fois en 13 ans. Elles montrent toutes deux une fiche de 5 victoires, 2 matchs nuls et 5 défaites. La Suède est toutefois sortie victorieuse du dernier duel, 1-0, en huitièmes de finale du Mondial de 2019 en France.

Fait cocasse : les Canadiennes avaient remporté le match précédent en tirs de barrage après 120 minutes de jeu sans but à la Coupe de l'Algarve en 2019. Sinclair avait été la seule représentante de l'unifolié à rater sa frappe, tandis que la gardienne Stephanie Labbé avait arrêté deux tentatives adverses dans la victoire.

Ça vous dit quelque chose?

L'histoire, la fatigue, la chaleur et bien d'autres facteurs qui influent habituellement sur le déroulement d'un match n'ont plus d'importance à ce stade de la compétition, selon l'attaquante Janine Beckie.

Dans les derniers matchs d'un tournoi, la préparation physique a une importance minime. Tout se joue dans la tête et dans l'attitude, c'est une question de savoir qui veut le plus gagner, croit la joueuse de Manchester City.

Impossible toutefois pour les protégées de Bev Priestman d'ignorer l'importance historique du match de vendredi, parce que le Canada pourrait mettre la main sur un premier titre majeur en soccer féminin.

Au cours des dernières 24 heures, les joueuses ont eu le temps de prendre conscience que c'est un moment incroyable dans l'histoire canadienne, assure la tacticienne d'origine britannique.

Certaines de nos joueuses plus expérimentées attendent ce moment depuis près de 20 ans, alors c'est très excitant. On ne veut pas seulement gagner pour elles, les plus jeunes veulent triompher tout autant.

Une citation de :Quinn, milieu de terrain de l'équipe canadienne de soccer féminin

Nul doute que le désir de vaincre habite les joueuses des deux équipes, qui auront d'ailleurs droit à des conditions de jeu plus optimales qu'initialement prévu.

Le Comité international olympique a accepté de reporter l'heure du coup d'envoi pour épargner la chaleur à l'élite féminine du ballon rond, une décision qui devrait par le fait même permettre d'offrir un meilleur spectacle aux amateurs de soccer.

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