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Nouvelle olympique

Les gestes de bonté sont nombreux aux Jeux olympiques de Tokyo

Gianmarco Tamberi et Mutaz Essa Barshim se donnant la main devant l'arbitre.

Mutaz Essa Barshim a remporté la première médaille d'or du Qatar en athlétisme.

Photo : Getty Images / Richard Heathcote

Radio-Canada

Un surfeur s'interpose pour jouer les interprètes auprès d'un rival qui vient de le battre. Des amis décident de partager l'or au saut en hauteur plutôt que de s'affronter dans un bris d'égalité. Deux coureurs qui viennent de chuter s'aident à atteindre la ligne d'arrivée.

Lors de Jeux olympiques extraordinaires où la santé mentale s'est retrouvée à l'avant-scène, les gestes de bonté sont nombreux. Les athlètes les plus compétitifs du monde se sont distingués par leur gentillesse et leur esprit sportif, célébrant, encourageant et consolant leurs rivaux.

Il tire sa planche de surf derrière lui en sortant de la mer.

Igarashi déçu de sa défaite contre Ferreira.

Photo : Getty Images / Ryan Pierse

Le Japonais Kanoa Igarashi était déçu d'avoir perdu contre le Brésilien Italo Ferreira lors des débuts du surf aux Olympiques. Il a non seulement laissé l'or en bordure de la plage où il a grandi en surfant, il a également dû faire face à des commentaires malicieux et racistes en ligne.

Le surfeur Nippo-Américain aurait pu rester muet, mais il a plutôt profité de ses connaissances en portugais pour traduire une question adressée à Ferreira en conférence de presse.

Les spectateurs ont ri un peu en entendant le rival jouer les interprètes et un officiel a remercié le médaillé d'argent pour son aide.

Oui, merci Kanoa, a dit un Ferreira radieux, alors que le Brésilien apprend toujours l'anglais.

Les deux sont masqués et montrent leur médaille.

Le Japonais Kanoa Igarashi (à droite) sur le podium avec le Brésilien Italo Ferreira

Photo : Getty Images / Ryan Pierse

Quelques jours plus tard au stade olympique, l'Italien Gianmarco Tamberi et le Qatari Mutaz Barshim se sont retrouvés dans une situation dont ils avaient déjà parlé, mais qu'ils n'avaient jamais vécue : ils étaient à égalité.

Les deux spécialistes du saut en hauteur ont été parfaits jusqu'à ce que la barre soit placée à 2,39 mètres. Ils ont chacun raté leurs trois tentatives à la hauteur du record olympique.

Ils auraient pu être départagés en faisant une prolongation, mais ils ont plutôt décidé de partager la première marche du podium.

L'Italien saute dans les bras du Qatari.

Gianmarco Tamberi et Mutaz Barshim

Photo : Getty Images / David Ramos

Je sais que je méritais l'or pour ma performance. Il a réussi la même chose et il méritait l'or lui aussi, a dit Barshim.

Ça va au-delà du sport. C'est un message que nous envoyons à la jeune génération.

Une citation de :Mutaz Barshim

Partager ça avec un ami est encore plus spécial, a déclaré Tamberi. C'était simplement magique.

Ils sont assis sur la piste.

Nijel Amos et Isaiah Jewett chutent au 800 m.

Photo : Getty Images / ANTONIN THUILLIER

Plus tôt sur la même piste, dimanche, l'Américain Isaiah Jewett et le Botswanais Nijel Amos avaient chuté lors d'une vague des demi-finales du 800 m à la suite d'un contact.

Au lieu de se fâcher, ils se sont aidés à se relever, se sont enlacés et ont terminé la course ensemble.

Nijel Amos et Isaiah Jewett courent bras dessus, bras dessous.

Nijel Amos et Isaiah Jewett s'entraident pour terminer la course de 800 m après une chute.

Photo : Getty Images / Ryan Pierse

Plusieurs athlètes de pointe finissent par se connaître en raison du temps passé ensemble à l'étranger. Ils vivent certains des plus beaux moments de leur vie, mais aussi certains des plus difficiles.

La solidarité entre athlètes a été amplifiée par les frustrations liées au report des Jeux de Tokyo en raison de la pandémie et des nombreuses mesures en place pour éviter la propagation du coronavirus.

Si les athlètes ne peuvent pas sympathiser entre eux comme lors d'un contexte normal, ils comprennent ce que leurs rivaux ont traversé pour arriver à Tokyo.

La championne du monde en titre de surf Carissa Moore, des États-Unis, voyage habituellement avec son mari et son père. Cette fois, elle a dû se rendre à Tokyo seule, puisque les spectateurs sont interdits.

Moore est arrivée au Japon avec l'équipe américaine 10 jours avant sa première compétition. Elle s'est habituée à la vie en compagnie du reste de l'équipe, y compris sa rivale Caroline Marks.

Elle est enveloppée dans le drapeau américain.

Carissa Moore célèbre sa première place en surf.

Photo : Getty Images / Ryan Pierse

Les deux ne se connaissaient pas très bien avant les Jeux de Tokyo, mais Marks a été la première à féliciter Moore après sa victoire.

Ç'a été une expérience extraordinaire d'apprendre à connaître le reste de l'équipe américaine, a souligné Moore. J'ai l'impression d'avoir trouvé une deuxième famille au cours des dernières semaines.

De son côté, Marks a terminé au pied du podium.

L'Américaine rit avec son équipe.

Caroline Marks avec son équipe

Photo : Getty Images / Ryan Pierse

Après un triathlon féminin éprouvant la semaine dernière, la Norvégienne Lotte Miller, qui a terminé en 24e position, a pris le temps d'aller remonter le moral de la Belge Claire Michel qui était inconsolable.

Michel venait de conclure au dernier rang, à 15 minutes de la gagnante Flora Duffy, des Bermudes. Au moins, elle avait fini l'épreuve, alors que 20 des 54 athlètes en lice ont abandonné ou ont été dépassées par la meneuse.

Tu es une vraie battante, a dit Miller à Michel en ajoutant un juron. C'est ça l'esprit olympique. Tu l'as à 100 %.

Lotte Miller réconforte Claire Michel.

Lotte Miller réconforte Claire Michel.

Photo : La Presse canadienne / David Goldman

Avec les informations de Associated Press, et La Presse canadienne

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