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Nouvelle olympique

Une athlète bélarusse dit avoir été forcée à rentrer chez elle et a peur pour sa vie

Krystsina Tsimanouskaya, Maria Isabel Perez,  Blessing Okagbare, Tynia Gaither et Asha Philip courent pour se qualifier à Tokyo.

La sprinteuse bélarusse Krystsina Tsimanouskaya (couloir 9) dans une course de qualification pour le 100 m à Tokyo

Photo : afp via getty images / GIUSEPPE CACACE

Radio-Canada

La sprinteuse bélarusse Krystsina Tsimanouskaya soutient que les dirigeants de son équipe olympique ont tenté de l'expulser du Japon, ce qui a mené à une dispute à l'aéroport Haneda de Tokyo dimanche soir.

Un groupe activiste appuyant Tsimanouskaya a indiqué que l'athlète croit que sa vie serait en danger au Bélarus et elle a demandé l'asile à l'ambassade autrichienne à Tokyo.

La sprinteuse a déclaré dans un message vidéo diffusé sur les réseaux sociaux qu'elle s'est retrouvée sous pression par les dirigeants de son équipe et a demandé l'aide du Comité international olympique (CIO).

On m'a mise sous pression et ils ont tenté de me faire quitter le pays par force, sans mon consentement, a dit l'athlète de 24 ans.

Tsimanouskaya, qui devait participer aux préliminaires du 200 m lundi, a critiqué les dirigeants de l'équipe bélarusse sur son compte Instagram. Elle a dit avoir été inscrite au 4 x 400 m même si elle n'a jamais participé à cette épreuve.

La Fondation pour la solidarité du sport bélarusse (BSSF) a déclaré que des partisans du gouvernement ont ciblé l'athlète, qui a contacté la fondation pour éviter d'être ramenée de force à Minsk.

La campagne était sérieuse et c'était un signal clair que sa vie était en péril au Bélarus, a dit Alexander Opeikin, porte-parole du groupe activiste, dans un entretien avec l'Associated Press. Tsimanouskaya a contacté la police japonaise à l'aéroport Haneda et n'est pas montée à bord d'un avion à destination d'Istanbul.

Des responsables du ministère des Affaires étrangères sont ensuite arrivés à l'aéroport, a expliqué Opeikin.

Dans une déclaration publiée par la BSSF, Tsimanouskaya a indiqué être dans une station de police, tôt lundi matin.

J'ai expliqué la situation à un agent, décrivant comment j'ai été prise du village olympique, a indiqué Tsimanouskaya. Je suis maintenant dans une situation sécuritaire et j'essaie de régler la question concernant où je vais pouvoir passer la nuit.

Le CIO, qui a eu des conflits avec le Comité olympique bélarusse (CNOB) avant les Jeux de Tokyo, a affirmé être intervenu.

Le CIO [...] enquête sur la situation et a demandé des clarifications au CNOB, ont dit les responsables olympiques dans un communiqué.

Le CNOB est dirigé depuis plus de 25 ans par le président étatique autoritaire Alexander Loukachenko et son fils Viktor.

Les deux Loukachenko sont bannis des Jeux de Tokyo pendant que le CIO enquête sur des plaintes effectuées par des athlètes, selon lesquelles ils sont victimes de représailles et d'intimidation pour avoir manifesté en août dernier après les élections présidentielles.

Une porte-parole du CNOB n'a pas immédiatement répondu à une demande de commentaires.

Tsimanouskaya a été transportée dans un endroit sûr et prévoit demander l'asile à l'ambassade autrichienne, a indiqué Opeikin.

Elle a terminé 4e de sa vague lors des préliminaires du 100 m, vendredi, et n'a pas accédé aux demi-finales.

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