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Nouvelle olympique

Les Américaines, l'obstacle pour « changer la couleur de la médaille »

Elle s'apprête à botter le ballon pendant un match.

Megan Rapinoe

Photo : La Presse canadienne / Chris Carlson

Radio-Canada

En 2012, la 3e place obtenue par l'équipe canadienne féminine de soccer aux Jeux olympiques de Londres a été qualifiée d'exploit. Quatre ans plus tard, à Rio, la défense de la médaille de bronze était considérée comme un succès. Cette fois-ci, les représentantes de l'unifolié sont affamées : elles visent la plus haute marche du podium.

Devant elles se dresse l'équipe classée au 1er rang mondial, leurs plus grandes rivales, les Américaines. C'est contre elles que le superbe parcours canadien avait pris fin en 2012.

Dans un match d'anthologie remporté 4-3 en prolongation par les États-Unis (Nouvelle fenêtre), Christine Sinclair avait porté le Canada sur ses épaules en inscrivant un tour du chapeau dans la défaite crève-cœur. Vendredi, ce sont ses coéquipières qui l'ont portée vers les demi-finales.

On se souvient tous du match de 2012, mais notre équipe est complètement différente cette année. Notre style de jeu a évolué : nous sommes plus dangereuses à l'attaque. On ne se fie plus seulement à notre intensité en défense pour jouer la contre-attaque, dit la milieu de terrain Desiree Scott.

C'est une très bonne équipe organisée et disciplinée, donc on ne doit pas se concentrer sur une chose en particulier, on doit se concentrer sur absolument tous les aspects du jeu, a reconnu Vlatko Andonovski, l'entraîneur-chef des championnes du monde.

Les deux équipes ont dépensé beaucoup d'énergie en quarts de finale. Le Canada a eu le meilleur sur le Brésil en fusillade au terme d'un match sans buts. Les représentantes du pays de l'Oncle Sam ont également eu besoin des tirs au but pour se débarrasser des Néerlandaises (2-2 après 120 minutes de jeu).

Les Canadiennes montrent une fiche de deux victoires et deux matchs nuls à Tokyo. Les Américaines ont subi une défaite de 3-0 contre la Suède en lever de rideau, mais ont paru nettement plus solides depuis.

Regarder leurs matchs nous a donné confiance que ça pourrait être notre tour. Il n'y a pas de meilleur moment que maintenant pour les battre sur la scène olympique.

Une citation de :Desiree Scott, milieu de terrain de l'équipe canadienne de soccer

Si on ne joue pas de la façon dont on sait le faire, il y a toujours une chance que l'adversaire exploite nos erreurs. On a vu ça tôt dans le tournoi contre la Suède, mais on s'est attaqué au problème depuis, estime Andonovski.

Maintenant ou jamais

La chef d'orchestre de l'équipe canadienne, Bev Priestman, refuse pour sa part de sous-estimer la grandeur de l'obstacle que son équipe devra surmonter. Elle a toutefois toute la confiance du monde que son équipe détient les outils nécessaires pour accéder à la finale.

Je ne fais que leur répéter qu'elles sont prêtes pour ce match. On mérite d'être ici, nous n'avons toujours pas perdu dans ce tournoi, rappelle l'entraîneuse-chef.

L'équipe a remporté deux médailles de bronze d'affilée et on veut changer la couleur de cette médaille.

Une citation de :Bev Priestman, entraîneuse-chef de l'équipe canadienne de soccer féminin

Au cours de la dernière décennie, les États-Unis ont eu le meilleur sur les représentantes de l'unifolié dans la grande majorité de leurs affrontements. En fait, 51 des 61 matchs disputés entre les deux nations se sont terminés par une victoire des Américaines.

Pour l'emporter sous les projecteurs du stade d'Ibaraki Kashima, lundi, le Canada devra demeurer fidèle à l'identité qui fait son succès depuis le début du tournoi olympique, selon Ashley Lawrence.

On est capable de dominer la possession du ballon. Ce sera important de le faire pour ne pas se retrouver à se défendre pendant 90 minutes. Il y aura des moments où il faudra résister à l'orage, mais avec notre créativité on pourra créer des occasions de marquer et les convertir, insiste la défenseuse latérale canadienne.

Chose certaine, les amateurs de soccer sont en droit de s'attendre à un match haut en intensité, comme c'est souvent le cas lorsque ces deux équipes s'affrontent.

On est très conscient de la rivalité entre les deux équipes, on se prépare pour ce qui sera probablement notre match le plus difficile du tournoi, assure Vlatko Andonovski.

Dans les grands moments, les grandes joueuses se démarquent et j'ai hâte de voir lesquelles répondront à l'appel, conclut Bev Priestman.

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