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Nouvelle olympique

Boady Santavy, si près du podium en haltérophilie

L'haltérophile crie de joie en laissant tomber sa barre.

Boady Santavy

Photo : Getty Images / Chris Graythen

Radio-Canada

L’haltérophile Boady Santavy s'est trouvé sur le podium virtuel des moins de 96 kg pendant un bon moment, mais n'est pas parvenu à y conserver sa place aux Jeux de Tokyo. Le Canadien a conclu au pied du podium olympique, samedi, un petit kilogramme le séparant d'une médaille.

L’Ontarien de 24 ans, qui a soulevé un total de 386 kg, n’a pas à rougir de sa performance dans cette épreuve où le médaillé d’or, le Qatari Fares Ibrahim Elbakh, a réécrit deux fois le livre olympique des records avec une charge de 225 kg à l’épaulé-jeté et de 402 kg au cumulatif.

Santavy, médaillé d’argent des derniers Jeux panaméricains et des Jeux du Commonwealth, s'est installé en tête après l’arraché. Il a réussi son premier essai à 173 kg, mais a raté son deuxième à 177 kg. À son dernier passage, il a soulevé 178 kg.

Boady Santavy de l'équipe du Canada pour l'haltérophilie est a le regard ailleurs.

Une quatrième place pour Boady Santavy

Photo : Getty Images / Chris Graythen

Puis, à l’épaulé-jeté, il a réussi une première barre relativement facile de 200 kg pour ainsi confirmer son pointage. Sa charge suivante, 205 kg, a été ratée, mais le seul haltérophile canadien masculin présent à Tokyo a ensuite conclu son concours de belle façon avec un poids de 208 kg.

Celui qui a terminé 6e aux Championnats du monde a crié sa joie, a embrassé la plateforme, s’est signé de la croix et a levé son poing au ciel pour exprimer sa satisfaction avant de retourner en coulisses.

Ce sont plusieurs années d’entraînement, et mon corps est endolori. Aujourd’hui, je ne me sentais pas dans ma meilleure forme, mais j’ai tout donné à la barre de 178 kg à l’arraché et, surtout, à celle de 208 kg [à l’épaulé-jeté], où mes genoux me faisaient vraiment mal. Il fallait vraiment que je réussisse les 208 kg. Je rate [le podium] par 1 kg. C’est dommage, mais c’est comme ça, a analysé Santavy, qui a confirmé vouloir se rendre aux Jeux de Paris en 2024.

C'est à l'arraché que je suis le meilleur, et je suis content d’être celui qui a obtenu le meilleur résultat à l'arraché du monde. Mais ça ne me rend pas plus heureux d’être à 1 kg d’une médaille [...] Mon père [son entraîneur, NDLR] est celui qui m’a aidé à traverser tout ça. Il savait que je n’étais pas dans ma meilleure forme et il est celui qui m’a permis de surmonter la douleur. Je n’aurais pas pu faire ça sans mon père. Il est mon partisan no 1 depuis que j’ai commencé ce sport, il y a 18 ans.

Une citation de :Boady Santavy, haltérophile

Devancé de justesse

Le Canadien pouvait toujours espérer gagner une médaille à ce moment, sauf qu'Anton Pliesnoi s'est faufilé devant lui. Le Géorgien avait raté son deuxième essai à 210 kg à l'épaulé-jeté et devait absolument réussir sa dernière tentative pour aspirer au podium.

Il a soulevé sa dernière barre, faisant fi d’une blessure à la jambe gauche survenue quelques instants auparavant, pour boucler la compétition avec 387 kg, soit 1 de plus que Santavy.

La 2e place revenait déjà au Vénézuélien Keydomar Giovan Vallenilla Sanchez. Le dernier concurrent en lice, Fares Ibrahim Elbakh, n’avait plus qu’à réussir son premier essai à l’épaulé-jeté à 217 kg pour recevoir la médaille d’or. Et c'est ce qu’il a fait.

Elbakh a ensuite ajouté deux records olympiques à sa tentative suivante pour donner encore plus de lustre à son titre olympique.

Par ailleurs, la Montréalaise Kristel Ngarlem sera en action dans le groupe B des moins de 76 kg dimanche.

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