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Nouvelle olympique

Jennifer Abel qualifiée pour la finale du 3 m, Pamela Ware éliminée

En train de plonger, Jennifer Abel a les jambes droites et est recourbée sur ses jambes. Elle tient l'arrière de ses genoux avec ses deux bras.

Revoir Jennifer Abel plonger en demi-finale du 3 m.

Photo : AP / Dmitri Lovetsky

Radio-Canada

Jennifer Abel et Pamela Ware, deux plongeuses canadiennes, deux espoirs de médaille et deux destins aux antipodes. C’est le bilan, à la fois heureux et triste, de la demi-finale du 3 m, samedi, aux Jeux de Tokyo.

Tout d’abord, le destin heureux.

Toute de hauteur et de grâce, Jennifer Abel s’est facilement qualifiée pour la finale. Elle a terminé 3e de la demi-finale avec 341,40 points, à portée de main de la 2e (346,85 points; 371,45 pour la 1re) et loin devant le reste de la compétition (318,60 points pour la 4e).

La Québécoise est bien satisfaite de sa journée. Elle a réussi un magnifique deuxième plongeon et un excellent cinquième. Sa performance augure bien pour la finale dimanche.

Je suis exactement là où je veux être, a confié Abel après la demi-finale. Je voulais plus de points qu’en préliminaires. C’est l’objectif, toujours augmenter un petit peu.

C’est une belle préparation [...] Je suis super en confiance pour demain.

Une citation de :Jennifer Abel, plongeuse canadienne

Jennifer Abel a cette médaille individuelle dans le collimateur depuis longtemps. Si le passé est garant de l’avenir, elle a raison d’afficher de la confiance, car elle s’est constamment améliorée au 3 m depuis 2008.

Treizième à Pékin, puis 6e à Londres et 4e à Rio, elle espère que ces Jeux-ci seront les bons. À la voir virevolter dans les hauteurs du Centre aquatique de Tokyo, elle est sur la bonne voie. Si tout va bien.

En train de plonger, Pamela Ware a les jambes étendues et elle est recourbée sur ses cuisses. Elle tient l'arrière de ses genoux avec ses bras.

Tout s’écroule pour Pamela Ware

Si tout va bien, car une plongeuse n’est jamais à l’abri d’une catastrophe, parlez-en à l’autre Québécoise en action, Pamela Ware. Elle connaissait une journée presque parfaite. Une petite erreur au quatrième plongeon, mais rien pour correspondre avec maman. C’était avant que tout ne s’écroule, quelques minutes plus tard.

Pour sa cinquième et dernière prestation de la demi-finale, elle a tenté un plongeon difficile : trois vrilles et demie accompagnent le périlleux et demi. Toutefois, son saut d’appel, l'une des parties les plus difficiles du plongeon, l’a placée trop en avant sur le tremplin.

Dans ma tête, je me suis dit : "Si je plonge, je vais me faire mal."

Une citation de :Pamela Ware, plongeuse canadienne

Donc, j’ai décidé de sauter dans l’eau [sans plonger], a-t-elle expliqué. J’y pense là, et ce n’était peut-être pas la bonne décision, mais c’est ce que j’ai fait.

L’absence de plongeon lui a conféré un 0, et c’en était terminé pour ses espoirs de finale et de médaille.

J’étais vraiment heureuse jusqu’au dernier plongeon, mais ce n’est pas la fin pour moi, a-t-elle tenu à préciser. Vous allez me voir encore trois ans de plus. Je vais travailler encore plus fort sur ce plongeon-là. C’est sûr que je ne lâche pas.

Voilà, tenons-le-nous pour dit. Ce n’est que partie remise pour les Jeux de Paris en 2024.

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