•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Nouvelle olympique

La ministre Charest salue le courage de la gymnaste américaine Simone Biles

La gymnaste retire son masque. On voit des gradins vides à l'arrière.

La multiple championne olympique Simone Biles

Photo : Getty Images / Laurence Griffiths

Radio-Canada

L’ancienne athlète olympique et maintenant ministre Isabelle Charest salue le courage de Simone Biles. La gymnaste américaine s’est retirée de la compétition pendant les Jeux olympiques de Tokyo.

Je trouve intéressant de constater que la santé mentale devient un problème qui est dénoncé dans le sport. C’est certain qu’il y a énormément de pression, particulièrement pour cette athlète qui est l’une des plus grandes médaillées américaines, dit la ministre québécoise responsable du Sport et de la Condition féminine.

Cette dernière a déjà vécu la pression olympique. La patineuse de vitesse sur courte piste a remporté des médailles olympiques en 1994, 1998 et 2002.

Elle montre un air inquiet.

La ministre Isabelle Charest, qui est députée de Brome-Missisquoi (archives).

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Elle compare le retrait de la compétition de Simone Biles avec celui de la Canadienne Ellie Black pour une blessure à la cheville.

Personne ne conteste le fait qu’elle ne peut compétitionner en raison d'une blessure physique. Une blessure mentale pour une athlète en gymnastique représente un enjeu énorme qui peut compromettre sa carrière et sa santé. Imaginez, si on hésite à faire un mouvement sur un engin, les risques de blessure sont énormes, estime Mme Charest.

Elle trouve important que les athlètes reconnaissent et acceptent de faire ces choix qu’elle qualifie de courageux de se retirer quand ils ne se sentent pas en mesure de bien concourir.

Elle porte une veste de l'équipe canadienne et sourit.

Isabelle Charest était chef de mission aux Jeux olympiques de Pyeongchang. (archives)

Photo : Comité olympique canadien

Isabelle Charest estime que le cheminement en matière de santé mentale n’était pas entamé lorsqu’elle était athlète de haut niveau dans les années 1990.

Ce n’était pas le cas dans mon temps. Nous aurions compétitionné et probablement très mal performé et probablement subi des séquelles pendant plusieurs années. C’est lourd à porter de se retirer, mais c’est pire de tenter de performer en ayant des craintes. Je salue son courage de se retirer et peut-être revenir par la suite, ajoute-t-elle.

Elle croit que l’évolution du sport permet maintenant de reconnaître l’enjeu de la santé mentale des athlètes.

Il y a des équipes qui soutiennent les athlètes, mais il reste encore des tabous et des préjugés. La décision de Simone Biles a été bien reçue dans le milieu sportif. Ça le rendra plus sécuritaire d’un point de vue psychologique et émotif. L’objectif demeure qu’après la carrière sportive, il reste du positif plutôt que d’être détruit et en manque de confiance totale, conclut la ministre Charest, qui représente les électeurs de la circonscription de Brome-Missisquoi à l’Assemblée nationale.

À ne pas manquer