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Nouvelle olympique

Keyara Wardley : le rugby à 7 de Vulcan aux JO de Tokyo

Des affiches montrant du soutien pour Keyara Wardley, devant une maison de Vulcan, en Alberta.

Tous les habitants appuient Keyara Wardley.

Photo : Radio-Canada / Evelyne Asselin

Vulcan, au sud-est de Calgary, est en ébullition : une athlète locale participe au tournoi de rugby à 7 des Jeux olympiques de Tokyo. Les matchs commencent mercredi soir.

Le visage de Keyara Wardley s’affiche en grand dans les rues de Vulcan.

Dans les yeux de sa mère, Lisa Wylie, il y a de la fierté. Elle n’en revient d’ailleurs toujours pas de toute l’effervescence suscitée dans la municipalité par la réussite de sa fille.

Elle affirme elle-même avoir décoré sa maison et que les habitants et commerçants lui ont emboîté le pas. Une attention qui n’a pas manqué de l’émouvoir, ainsi que Keyara.

Elle m’a dit : "Je suis juste tellement fière d'être de Vulcan et je suis juste contente d'entendre tout le soutien que je reçois."

John Seaman, son ancien entraîneur au secondaire, se souvient d’une grande athlète qui pratiquait plusieurs sports, dont l’athlétisme et le volleyball. Elle s’est mise au rugby juste pour répondre aux personnes qui lui disaient de ne pas se contenter d’un seul sport.

Il a tout de suite trouvé que le rugby lui correspondait bien, notamment en raison de sa force et de sa rapidité.

Recrutée très tôt

À 17 ans, la jeune femme a rapidement été repérée lorsqu’elle jouait à l'échelle provinciale par le responsable du développement de Rugby Canada. Ce dernier, en rencontrant son homologue de Rugby Alberta, a assisté à un match à Vulcan, et le talent de Keyara Wardley a fait le reste.

Alors qu’on discutait, Keyara a fait une accélération, les yeux du responsable sont sortis de leurs orbites. Puis, elle a fait une deuxième accélération et là il m’a dit : "Je dois parler à cette fille", se rappelle M. Seaman.

Peu de temps après, l’organisme national lui a fait une offre. À 21 ans, Keyara Wardley est l’une des plus jeunes joueuses de l’équipe.

Lisa Wylie devant une boutique décorée avec des affiches soutenant sa fille, Keyara Wardley.

Lisa Wylie, la mère de Keyara Wardley, avoue avoir pleuré d'émotion quand elle a vu Vulcan afficher autant de soutien pour sa fille.

Photo : Radio-Canada / Evelyne Asselin

Être sélectionnée pour les Jeux, c’était incroyable. Je n’étais pas sûre qu’elle allait jouer à l’édition 2021ou pour celle de 2024, mais elle l’a fait et c’est merveilleux, raconte Lisa Wylie, fière de sa fille.

Elle lance d’ailleurs un appel à tous les parents et leur demande de soutenir leurs enfants s’ils veulent essayer de nouvelles activités.

John Seaman se réjouit lui que des femmes venant de petites municipalités soient présentes dans l’équipe nationale. Vous pouvez jouer au plus haut niveau, tant que vous avez le dévouement et le désir d’aller loin, lance-t-il aux jeunes qui suivent le parcours de Keyara.

Faire face à la pression

Malgré les honneurs, jouer à un si haut niveau peut aussi devenir synonyme de pression, surtout pour une femme aussi jeune, affirme Jack Fulton, ami de la famille qui offre du soutien psychologique à l'athlète albertaine et coach de transition qui travaille pour la Ligue de football canadienne.

Il explique que le secret c’est de garder toutes les distractions loin de son esprit. Ça peut être beaucoup de stress, beaucoup de pression. Mais le plus important, c’est d’enseigner à ces jeunes athlètes la meilleure façon de gérer ça.

Angie et John Seaman sur un terrain de rugby

John Seaman et sa fille, Angie, ont tous deux entraîné Keyara au secondaire, à Vulcan, en Alberta. Ils s'attendent à ce que leur protégée réalise un beau parcours aux Jeux olympiques.

Photo : Radio-Canada / Evelyne Asselin

Quant à ce qui attend l’équipe sur le terrain, au Japon, chacun y va de son pronostic. John Seaman pense que l’équipe canadienne va battre le Brésil, et avec plus de difficulté, les Fidji. Le match contre la France est celui qui m’inquiète, confesse-t-il, ne manquant pas d’ajouter qu’avec ses bons entraînements, l’équipe pourrait venir à bout des Bleues.

Mme Wylie vise encore plus loin. Je pense qu’elles vont rentrer avec une médaille, j’espère que ça sera l’or, mais on prendra ce qu’on pourra.

Pour que tous les habitants de Vulcan puissent suivre le parcours olympique de l’équipe féminine canadienne de rugby à 7, tous les matchs seront diffusés sur écran géant dans des salles de la ville pouvant accueillir de 80 à 700 personnes selon l’intérêt.

Le match Canada-Brésil est diffusé mercredi à 18 h 30, heure des Rocheuses.

Avec des informations d'Evelyne Asselin

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