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Nouvelle olympique

Rugby à 7 : les Canadiennes sans complexe à l'aube du tournoi

Elle court avec un ballon de rugby dans sa main droite.

Karen Paquin participera à ses deuxièmes Jeux olympiques à Tokyo.

Photo : Rugby Canada

TOKYO – Elles ne veulent rien d’autre que l’or. Six matchs séparent les Canadiennes de cet objectif qui a été fixé il y a maintenant cinq ans, après avoir remporté la médaille de bronze en rugby à 7 aux Jeux de Rio.

Elles amorceront le tournoi olympique de rugby à 7 jeudi, au stade de Tokyo, contre les Brésiliennes. Elles sont les favorites du groupe B, qui comprend aussi les Françaises et les Fidjiennes, deux nations qui ne peuvent pas être prises à la légère.

Personne ne nous met plus de pression que nous-mêmes, a expliqué la capitaine de l’équipe, Ghislaine Landry. Elle fait partie des six joueuses qui sont montées sur la troisième marche du podium au Brésil.

L’Ontarienne sera encore une fois un pilier offensif pour le Canada, comme en font foi les 1356 points marqués durant sa carrière aux Séries mondiales de rugby, soit plus que quiconque.

Bianca Farella et Charity Williams, toutes deux des vétéranes qui étaient présentes à Rio, seront aussi surveillées de près par les équipes adverses, tout comme la dynamique nouvelle venue Pamphinette Buisa.

Il y a un an, nous pensions que nous étions prêtes. Maintenant, nous savons que nous le sommes, ont affirmé les joueuses en unisson lors de la conférence de presse qui a lancé leur semaine olympique, samedi, dans la capitale japonaise.

Cette confiance est nourrie par tout ce qu’a traversé l’équipe au cours de la dernière année. La pandémie, l’enquête indépendante à la suite d’une plainte des joueuses à leur fédération pour harcèlement et intimidation, le remplacement de l’entraîneur-chef, ainsi que les enjeux sociaux liés au mouvement Black Lives Matter et aux pensionnats autochtones ont forcé les joueuses à se poser des questions difficiles.

Vous allez voir nos masques. Ça dit : Every child matters [Tous les enfants comptent]. C'est pour commémorer les pensionnats, les gens des Premières Nations, pour penser à eux et ce qu'on peut faire pour améliorer leur sort.

Une citation de :Pamphinette Buisa

On a l’authenticité de se présenter sur le terrain comme on est, a indiqué Karen Paquin. On est capables de se soutenir beaucoup mieux, et ça se sent à l’intérieur de l’équipe. J’ai tellement hâte de le montrer.

Nous nous faisons confiance différemment, nous nous apprécions différemment et nous allons travailler tellement fort les unes pour les autres sur le terrain, a ajouté Landry, qui deviendra mère pour la première fois avec sa femme en septembre.

Cette nouvelle chimie devra opérer rapidement si le Canada, qui est classé au 3e rang mondial, veut remporter l’or olympique. Le Royaume-Uni domine le classement, suivi par la Nouvelle-Zélande. La France pointe en 4e place et a battu le Canada deux fois dans un tournoi préparatoire, à Dubaï, en avril.

On a l’impression que l’énergie nous sort par les pores de peau parce qu’on se retient depuis deux semaines, lance Paquin en riant. La Québécoise et ses coéquipières pourront finalement l’exprimer sur le terrain mercredi sur le coup de 20 h 30 (HAE).

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