•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Nouvelle olympique

Leah Kirchmann et Karol-Ann Canuel dans le top 15 au contre-la-montre

Une jeune femme participe a une épreuve de vitesse sur vélo. Elle porte un chandail bleu et blanc avec une feuille d'érable et un casque noir avec des lunettes de soleil.

Revoir les faits saillants des Canadiennes au contre-la-montre.

Photo : Getty Images / Michael Steele

Radio-Canada

Quand elles allaient pédaler contre la montre, elles voulaient tout donner et surtout, n’avoir aucun regret. Chacune à sa façon, les cyclistes Leah Kirchmann, Karol-Ann Canuel et Annemiek van Vleuten peuvent toutes crier victoire.

Qui est cette Annemiek van Vleuten? Elle est Néerlandaise. Elle est la championne. Elle pédale très, très vite. En fait, si elles avaient couru en même temps, van Vleuten aurait pu regarder presque toute La dernière minute de jeu avant de voir poindre la médaillée d’argent au fil d’arrivée. Nous y reviendrons.

Leah Kirchmann et Karol-Ann Canuel, elles, sont canadiennes. Elles ont terminé respectivement 12e et 14e du contre-la-montre, mercredi, en cyclisme sur route. Sont-elles satisfaites?

Je savais que ça allait être difficile, mais c’était encore plus dur que je ne le pensais.

Une citation de :Karol-Ann Canuel, cycliste canadienne

Techniquement, j’ai fait une belle course, j’avais un bon rythme a-t-elle ajouté. J’aurais été capable de pousser un peu plus dans les zones plates, c’est mon seul regret. J’ai vraiment donné mon maximum.

Karol-Ann Canuel a donc un petit regret, mais elle semble avoir apprécié sa dernière expérience olympique… Tellement, qu’elle n’a même pas eu le temps de vraiment y penser. Je vais sûrement participer aux Championnats du monde, mais je vais être contente de prendre ma retraite après, a-t-elle confié.

Et vous Leah Kirchmann, des regrets? Je ne voulais pas me concentrer sur les résultats, je voulais plutôt me concentrer à faire la meilleure course possible, a lancé la native de Winnipeg. Verdict? Je crois que j’ai réussi.

Je rapporte de très beaux souvenirs de mon expérience olympique. C’est motivant pour le reste de la saison de cyclisme.

Une citation de :Leah Kirchmann, cycliste canadienne
Sur son vélo, Leah Kirchmann est en position aérodynamique et pédale de toutes ses forces.

Leah Kirchmann a réussi le meilleur résultat canadien au contre-la-montre chez les femmes.

Photo : AP / Tim de Waele

Pédaler avec des ailes

Annemiek van Vleuten, nous disions. Imaginez la scène : le magnifique mont Fuji surplombe le circuit de 22,1 km, et une cycliste néerlandaise pédale à le survoler ce circuit. Pas comme dans un certain film d’extraterrestre, mais presque.

Je voulais croiser le fil d’arrivée, et n’avoir aucun regret, a dit la médaillée d'or sur le thème du jour. J’ai fait beaucoup de sacrifices, je n’aurais pas pu être plus prête, et j’ai trouvé le moyen de gagner avec beaucoup de joie.

Avec beaucoup de joie, certes, et beaucoup d’avance aussi. Van Vleuten a franchi le fil d’arrivée en 30 min 13 s 49/100. C’est plus de 56 secondes d’avance sur la médaillée d’argent, la Suisse Marlen Reusser. Une autre Néerlandaise, Anna van der Breggen, récolte le bronze, avec 1:02 de retard sur le temps de référence.

Les trois médaillées du contre-la-montre posent pour les caméras, la médaille au coup et le bouquet à la main. La championne mord sa médaille d'or.

Même les médaillées d'argent (gauche) et de bronze (droite) ont terminé loin derrière la Néerlandaise Annemiek van Vleuten (centre), qui a bien raison de célébrer sa médaille d'or.

Photo : Getty Images / Tim de Waele

Les médias vont pouvoir écrire une belle histoire et pouvoir dire que tout est bien qui finit bien. Ce sont les mots de la championne. Elle a bien raison que son histoire finit comme un conte de fées.

À Rio, en 2016, un effroyable accident lors de la course sur route avait fait dérailler ses Jeux. Coeurs sensibles, s’abstenir. Bilan : une grave commotion cérébrale et trois vertèbres fracturées. Lors de cette même épreuve à Tokyo, triomphalement, elle a franchi la ligne d’arrivée, mais surprise, elle était 2e et la victoire devait attendre.

Cette fois, elle est bien championne, il n’y a aucun doute. Et comme tout conte, l’histoire retient une morale, gracieuseté d’Annemiek van Vleuten, qui d’autre : Quand je crois en quelque chose, je peux réussir de grandes choses, c’est ma leçon de Rio.

À ne pas manquer