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Nouvelle olympique

Haltérophilie : Tali Darsigny au sommet de son groupe

Elle sourit en soulevant la barre au-dessus de ses épaules.

Tali Darsigny

Photo : Getty Images / Chris Graythen

Radio-Canada

Tali Darsigny a gagné son pari à l’épaulé-jeté pour conclure en tête du groupe B des 59 kg en haltérophilie, mardi, aux Jeux de Tokyo. La Canadienne a conclu avec un cumulatif de 199 kg pour devancer l’Allemande Sabine Beate Kusterer par un seul kilogramme.

La journée de Darsigny a commencé à l’arraché, où elle a réussi un sans-faute. Son meilleur résultat a été enregistré à sa troisième tentative lorsqu’elle a levé une barre de 90 kg. Auparavant, elle avait soulevé des charges de 86 kg et de 88 kg.

Seule Sabine Beate Kusterer a su faire mieux au sein du groupe B. L’Allemande a connu du succès à ses trois présences. Sa meilleure a été réalisée avec une barre de 91 kg.

Avant même de conclure sa journée, ses prouesses à l’arraché représentaient une réussite pour la Québécoise.

C’était déjà une belle victoire. J’ai eu plus de difficulté dans la dernière année avec ce mouvement en raison de la pandémie. Je me suis entraînée dans un garage où le plancher n’était pas de niveau. Ça a défait ma technique et c’était plus compliqué, a-t-elle raconté.

Une fois arrivée à l’épaulé-jeté, Tali Darsigny a facilement levé 106 kg à son premier passage à la plateforme. Elle a effectué deux changements à la hausse pour sa seconde tentative, qui allait être de 109 kg.

L’épaulé a été effectué, mais Darsigny a manqué de force pour compléter le jeté.

De son côté, Sabine Beate Kusterer a accepté le défi lancé par la Canadienne après avoir soulevé 108 kg. Gênée par des douleurs aux mollets, elle a échoué à son ultime essai. La voie était alors libre pour l'athlète de Saint-Hyacinthe. Elle a saisi l’occasion pour devancer son adversaire au cumulatif.

Je visais un peu plus haut à l’épaulé-jeté. Considérant que mon deuxième essai a été vraiment difficile, je suis super contente de l’avoir réussi aussi facilement par la suite et de finir sur une bonne note.

Nerveuse dès son arrivée au Japon, Tali Darsigny est demeurée calme tout au long de la compétition.

Je me suis dit que je devais prendre ça comme un gros entraînement et qu’il ne fallait pas que je me mette trop de pression, a souligné celle qui est dirigée par son père Yvan Darsigny, haltérophile des Jeux olympiques de Los Angeles en 1984 et de Barcelone en 1992.

Je ne réalise pas encore que c’est déjà fini. Je suis fière de moi! […] Toute ma vie, je me suis imaginée avec mon père qui m’entraîne aux Olympiques. C’est un objectif depuis mes débuts à l’âge de 8 ans de participer aux Jeux, et mon père est lui aussi un athlète olympique. J'ai eu droit à un bon supporteur et à un bon encadrement pour mes premiers Jeux.

Aux Championnats panaméricains en avril, Tali Darsigny avait conclu avec un total de 197 kg, soit 88 kg à l’arraché et 109 kg à l’épaulé-jeté. Une performance qui lui avait permis d’obtenir son billet pour ses premiers Jeux olympiques.

Un peu plus tard, le groupe A des 59 kg, composé de neuf haltérophiles, a été largement dominé par Kuo Hsing-chun, de Taipei. Elle a signé deux records olympiques en soulevant 103 kg à l'arraché et 133 kg à l'épaulé-jeté. Un cumulatif de 236 kg qui lui donne facilement la médaille d'or devant la Turkmène Polina Guryeva (217 kg) et la Japonaise Mikiko Andoh (214 kg).

Rappelons que Rachel Leblanc-Bazinet s’est classée 12e des 55 kg lundi. Elle a terminé sa journée avec un total de 181 kg.

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