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Nouvelle olympique

En coulisses du parc de tennis Ariake avec Novak Djokovic

Novak Djokovic répond aux questions d'un journaliste.

Novak Djokovic

Photo : Radio-Canada

Quelqu’un vous a dit ou écrit qu’il faisait chaud au Japon? L’équipe de Radio-Canada/CBC déployée au tennis depuis quelques jours tient à préciser que c’est encore pire au parc de tennis Ariake.

On est dans un îlot de chaleur dans le gigantesque îlot de chaleur qu’est l'agglomération de Tokyo. On bout ici depuis notre arrivée. Il ne manque que la marmite.

Pour un reporter sportif de classe mondiale reconnu pour ses performances sudorifiques, la gestion de cette chaleur humide est complexe. Ainsi, la couleur du polo du jour doit être choisie soigneusement. Vous vous doutez que le gris n’a pas encore servi.

Malgré cette chaleur, on ne peut pas dire que la fièvre du tennis olympique s’est rendue jusqu’au Canada. Les derniers jours n’ont pas été très réjouissants pour les joueurs du pays.

Félix Auger-Aliassime a été éliminé, à la surprise générale, dès le premier tour. Même chose pour le duo de Sharon Fichman et de Gabriela Dabrowski, pourtant septièmes têtes de série.

Félix Auger-Aliassime répond aux questions d'un journaliste.

Félix Auger-Aliassime

Photo : Radio-Canada

Leylah Annie Fernandez a été la seule à remporter un match, mais a été déclassée par la Tchèque Barbora Krejcikova au deuxième tour. Bon. Au moins, il reste le double mixte avec Félix et Gabriela à partir de mercredi.

Est-ce que ça veut dire qu’on s’ennuie pour autant? Oh que non!

Samedi, Novak Djokovic s’est gentiment arrêté à notre espace en zone mixte pour prendre des nouvelles de Shea Weber et de notre collègue Alexandre Gascon, grand amateur de Roger Federer.

Bon, la vérité, c’est qu’il s’est uniquement arrêté parce qu’on voulait lui poser des questions.

Observer le Serbe défiler en zone mixte est un exercice fascinant. La zone mixte, c’est comme un enclos géant à journalistes. D’un côté de la clôture, les athlètes défilent et s’arrêtent pour partager leurs états d'âme après une victoire ou une défaite. De l’autre, des journalistes s’entassent dans de petits espaces.

En théorie, COVID-19 oblige, on doit être à deux mètres des athlètes. En pratique, c’est plus gris. Disons, pour citer une ministre québécoise, que le personnel de Radio-Canada/CBC est plus docile que bien des réseaux étrangers.

Nous sommes assurément sur le podium pour la plus longue perche de micro!

Djokovic, étais-je sur le point d’écrire avant de faire votre éducation médiatico-olympique en temps de COVID, est presque aussi impressionnant avec les mots qu’avec la raquette. Ainsi, sous nos yeux, il s’est arrêté à une dizaine de micros pendant près de 45 minutes, passant de l’anglais, au serbe, à l'espagnol, à l’allemand et au français pour Radio-Canada.

Et c’était une petite journée. Selon nos sources, c’est-à-dire Google, le Serbe parlerait 11 langues. Il ne peut sans doute pas accorder d’entrevues dans toutes ces langues, mais à défaut de pouvoir revendiquer un titre olympique, on peut lui décerner celui de polyglotte.

À Tokyo, le Serbe s’éclate et pas seulement sur le terrain. Il multiplie les photos avec les athlètes internationaux au village olympique. On l’a même vu faire le grand écart avec des gymnastes belges. Il veut gagner, mais aussi profiter de l’expérience.

On a une occasion unique et spéciale de représenter notre nation et, pour moi, c’est trop beau de la partager avec tous les athlètes dans le village, nous a dit le champion. J’aime voir comment les autres athlètes se préparent, et l'on a trop peu d’occasions de vivre ce genre d’expérience.

On a aussi croisé Naomi Osaka dans la zone mixte. Elle semblait bien aller. Semblait, parce qu’on n’a pas pu lui parler.

Contrairement à Djokovic, ses arrêts en zone mixte sont moins nombreux. L’exercice médiatique, elle l’a clairement exprimé récemment, ne lui procure pas un immense bonheur. Elle choisit donc ses micros. NBC, une ou deux télévisions japonaises, la BBC et quelques journalistes de l’écrit.

Elle s’est arrêtée quelques secondes devant notre espace. Mon collègue Jeffrey, pour tenter d’attirer son attention, lui a offert une épinglette olympique de Radio-Canada. Pour certains athlètes et membres de la grande famille olympique, ces épinglettes échangées pendant la quinzaine ont presque la valeur des bitcoins.

Naomi Osaka se penche pour regarder une épinglette.

Naomi Osaka

Photo : Radio-Canada / Frédéric Gagnon

Personnellement, tant épinglettes que bitcoins me laissent de glace. Osaka, visiblement, est une collectionneuse d’épinglettes.

Elle a accepté l’offrande de Jeffrey en souriant, un peu timide. Puis, en bon opportuniste, il lui a poliment demandé si elle voulait nous accorder une entrevue. Sans arrêter de sourire, elle a fait non de la tête, puis a continué son chemin, un peu gênée.

Ce n’est pas faute d’avoir essayé!

Ainsi, sur le terrain de tennis comme dans la zone mixte, comme le dirait le baron Pierre de Coubertin, l’important, c’est de participer.

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