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Nouvelle olympique

Sarah Pavan et Melissa Humana-Paredes visent l’or à Tokyo

Humana-Paredes effectue une manchette à sa coéquipière.

Championnes du monde en 2019, Sarah Pavan et Melissa Humana-Paredes participeront à leurs premiers Jeux olympiques ensemble.

Photo : La Presse canadienne / Mark Blinch

Radio-Canada

Parmi les favorites pour l’emporter en volleyball de plage, les Canadiennes Sarah Pavan et Melissa Humana-Paredes entameront la compétition avec le couteau entre les dents à Tokyo. Leur objectif? Rien de moins que la médaille d’or pour leurs premiers Jeux olympiques ensemble.

Elles brillent à l’international depuis qu’elles ont uni leurs forces en 2017. Elles ont décroché l'or aux Championnats du monde en 2019 et ont du même coup assuré leur participation aux JO. Aucun duo canadien n'avait remporté de médaille à cette compétition avant elles.

Fortes d'une récolte de 12 médailles, dont 5 d'or, dans le circuit mondial, elles ont conclu au 1er rang du classement olympique de la Fédération internationale de volleyball (FIVB).

Les attentes sont claires depuis le premier jour où nous avons commencé à jouer ensemble : remporter une médaille d’or pour le Canada. Nous travaillons pour ça depuis les cinq dernières années. Je peine à croire que nous sommes maintenant si près, dit la Torontoise Melissa Humana-Paredes, qui disputera son premier tournoi olympique au Japon.

Aux Jeux de Rio, Sarah Pavan a fait équipe avec Heather Bansley. Elles se sont classées 5es après avoir été éliminées en quarts de finale par les éventuelles médaillées d’or, les Allemandes Laura Ludwig et Kira Walkenhorst. Elles ont ensuite décidé de se séparer.

Une pause bénéfique malgré tout

Cette fois, Bansley jouera en compagnie de la Torontoise Brandie Wilkerson. Coéquipières depuis deux ans, les Ontariennes se sont entraînées au Brésil au cours de la dernière année avec leur nouvel entraîneur Rico De Freitas. Elles en ont également profité pour se familiariser avec la chaleur, qui sera aussi intense dans la capitale japonaise.

Il y a eu plusieurs défis que nous avons dû affronter, dont celui de trouver un endroit où nous pouvions nous entraîner, car plusieurs étaient fermés, raconte Wilkerson.

Nous sommes parties pour le Brésil en octobre et nous ne sommes pas retournées à la maison depuis, ajoute Bansley, de Waterdown, en Ontario. C’était assez effrayant avec la COVID-19, mais nous avons pu nous entraîner dans un climat chaud et humide comme celui de Tokyo.

L'une d'elle fait une manchette.

Les volleyeuses Brandie Wilkerson et Heather Bansley à l'entraînement

Photo : La Presse canadienne / Mark Blinch

Comme pour la majorité des athlètes, le report des Jeux olympiques a aussi donné un dur coup à Sarah Pavan et à Melissa Humana-Paredes. Elles étaient sur une lancée à la suite de leur triomphe aux mondiaux et la pandémie a stoppé leur élan, laissant place au doute et à la crainte.

Quand tout a été mis sur pause, c’était un peu épeurant de savoir de quelle façon nous allions revenir. La force de notre équipe, c’est la relation que nous avons toutes les deux, admet Pavan, originaire de Kitchener en Ontario.

Cette pause nous a permis d’être reconnaissantes de pratiquer ce sport. Nous ne le tiendrons plus jamais pour acquis. Nous avons donc encore plus faim et nous allons y aller à fond tous les jours. C’est ce que nous retenons de cette pandémie : nous aimons être sur le court et nous sommes privilégiées de faire ce que nous faisons et d’être ici, aux Jeux.

Une citation de :Melissa Humana-Paredes, joueuse canadienne de volleyball de plage

Premiers affrontements

Samedi, Pavan et Humana-Paredes se mesureront au duo néerlandais formé de Katja Stam et de Raisa Schoon, partenaires depuis 2020 seulement. Deux joueuses qui présentent un profil similaire à celui des championnes du monde, selon Pavan.

Nous avons joué trois fois contre cette équipe dans nos derniers tournois. C’est une jeune équipe qui a de belles habiletés et avec une petite et une grande joueuse, c’est un peu comme si nous jouions contre nous-mêmes, fait-elle remarquer en riant.

Neuvièmes au classement olympique de la FIVB, Heather Bansley et Brandie Wilkerson commenceront quant à elles le tournoi au parc Shiokaze face aux Chinoises Wang Fan et Xia Xinyi (12es).

On se sent bien. Nous avons mis beaucoup de travail dans notre préparation et travaillé très fort pendant la pandémie pour être ici. Nous sommes prêtes à jouer samedi, conclut Bansley.

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