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Nouvelle olympique

Voici les 13 athlètes olympiques de la grande région de Québec

Montage photo de plusieurs athlètes en action sur un fond rouge

Treize athlètes de la grande région de Québec prendront part aux Jeux de Tokyo.

Photo : Radio-Canada

La délégation canadienne à Tokyo compte 13 athlètes natifs ou ayant grandi dans les régions de Québec et de Chaudière-Appalaches. Voici leurs histoires.

Elles se sautent dans les bras.

Évelyne Viens (droite) célèbre un but en compagnie de ses coéquipières (archives).

Photo : afp via getty images / GREGG NEWTON

Évelyne Viens et Gabrielle Carle

Discipline : soccer

Les deux seules joueuses québécoises de la formation canadienne sont originaires de la grande région de Québec. Si elles ont toutes deux fait la pluie et le beau temps dans le réseau universitaire américain, en Floride, ces dernières années, leurs parcours vers l’équipe nationale ont été différents.

Ancienne porte-couleurs des Élans de Garneau, Évelyne Viens n’avait jamais même fait partie d’une équipe du Québec avant de recevoir l’appel de l’équipe nationale au début de l’année 2021. L’attaquante de L’Ancienne-Lorette venait alors d’amasser 11 buts en seulement 14 matchs avec le Paris FC, dans les rangs professionnels. Auteure de deux buts en sept sélections cette année, Viens a rapidement gagné la confiance de l’entraîneuse Bev Priestman qui l’utilise régulièrement en relève de la grande Christine Sinclair.

Quant à Gabrielle Carle, elle fait partie de l’équipe nationale depuis son jeune âge. À seulement 22 ans, l’habile défenseuse de Lévis en sera à ses deuxièmes Jeux olympiques. Elle avait été réserviste à Rio, en 2016, et c'est encore dans ce rôle qu’elle s’amène à Tokyo.


Il s'apprête à frapper la balle.

Le Canadien Félix Auger-Aliassime affrontera le Britannique Andy Murray pour la deuxième fois de sa carrière en ouverture des Jeux de Tokyo (archives).

Photo : Associated Press / Friso Gentsch

Félix Auger-Aliassime

Discipline : tennis

Le joueur de L’Ancienne-Lorette n’a plus besoin de présentation. Décrit comme un prodige depuis l’époque où il démolissait des adversaires beaucoup plus âgés, enfant, sur les terrains du club Avantage, l’athlète de 20 ans arrive à Tokyo en pleine possession de ses moyens. Quart de finaliste à Wimbledon, le voilà qui pointe au 15e rang mondial. Il misera par ailleurs sur le soutien de son père Sam sur place au Japon, qui agira comme entraîneur.

Le Québécois a rendez-vous avec le double champion olympique en titre, le Britannique Andy Murray, en ouverture de tournoi.


Une nageuse prend une respiration pendant sa course.

Katerine Savard en finale du 100 m papillon des essais canadiens, le 19 juin 2021 (archives).

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

Katerine Savard

Discipline : natation (100 m papillon, 4 x 100 m libre, 4 x 200 m libre)

Incapable de se qualifier dans sa discipline de prédilection, le 100 m papillon, aux Jeux de Rio, en 2016, la nageuse de Pont-Rouge était tout de même revenue du Brésil avec une médaille de bronze, à sa propre surprise, obtenue au relais 4 x 200 m libre.

Ayant complètement abandonné la compétition au 100 m papillon depuis, celle qui a tenu le premier rôle du film Nadia Butterfly, l’an dernier, ne s'attendait à rien sur la distance en sautant dans la piscine aux essais canadiens en juin.

Le destin a voulu que cette fois soit la bonne pour la nageuse de 28 ans qui devrait également prendre part aux 4 x 100 m et 4 x 200 m libre.


Le judoka Antoine Valois-Fortier étendu sur le sol.

Le judoka Antoine Valois-Fortier après sa défaite en repêchage contre le Japonais Takanori Nagase aux Jeux de Rio en 2016 (archives).

Photo : Getty Images / Ryan Pierse

Antoine Valois-Fortier

Discipline : judo (81 kg)

Médaillé de bronze à ses premiers Jeux olympiques à Londres, en 2012, Valois-Fortier avait dû se contenter d’une 7e place à Rio après une défaite crève-cœur en prolongation face à l’éventuel vainqueur de la médaille d’or, le Japonais Takanori Nagase. Après une importante opération au dos en 2018, le voilà de retour dans sa forme d'antan.

Le judoka de Beauport est en droit d’aspirer aux grands honneurs, à Tokyo, mais il pourrait à nouveau retrouver Nagase, sa bête noire, sur son chemin. Les Jeux étant disputés à huis clos, le Japonais ne pourra toutefois pas compter sur le soutien de la foule. La porte est donc ouverte pour un sacre qui revêtira assurément une valeur particulière pour le Québécois de 31 ans, le judo ayant été inventé au Japon à la fin du XIXe siècle.


Elle court avec le ballon sous le bras gauche.

Karen Paquin aux Jeux olympiques de Rio, en 2016 (archives).

Photo : Getty Images / David Rogers

Karen Paquin

Discipline : rugby

Pilier des équipes canadiennes de rugby à 7 et à 15, Karen Paquin a bien failli raccrocher ses crampons après une grave blessure au genou, à la Coupe du monde, en 2017. Après avoir avoir passé plus d’un an et demi sur la touche, la voilà toutefois de retour au sommet de sa forme avec une équipe canadienne qui aspire à la médaille d’or à Tokyo après avoir mis la main sur le bronze, il y a cinq ans, à Rio.

À 33 ans, l’athlète de Québec est encore une force de la nature. Elle vise aussi une participation à la Coupe du monde de rugby à 15, en octobre, à peine quelques mois après Tokyo.


L'athlète est dans son kayak et sa pagaie effectue un mouvement rapide et efficace pour garder le rythme de sa cadence pour devancer ces adversaires.

Andréanne Langlois au K-1 200 m à Rio en 2016 (archives).

Photo : Getty Images / Damien Meyer

Andréanne Langlois

Discipline : kayak (K-1 200 m, K-4 500 m)

La kayakiste de Lac-Beauport en sera à ses deuxièmes Jeux olympiques, mais elle aussi a vécu une traversée du désert depuis Rio. Victime d’un épuisement professionnel, un an après ses premiers JO, l’athlète de 28 ans a perdu sept kilos en quelques mois. S’en est suivi une longue pause pour retrouver la santé qui l’a notamment amené à faire l’impasse sur les mondiaux en 2019.

Tout est bien qui finit bien, toutefois, puisque Andréanne Langlois retrouve la délégation de l'unifolié au Japon, où elle tentera d’améliorer ses résultats d’il y a cinq ans. Elle avait pris le 16e rang du K-1 200 m et le 8e du K-4 500 m au Brésil.


Cédric Fofana

Discipline : plongeon (3 m)

Plus jeune représentant de la grande région de Québec aux Jeux de Rio, Cédric Fofana a obtenu son billet in extremis en remportant les essais canadiens au 3 m, fin juin, à Toronto. Natif de Montréal, le plongeur de 17 ans a grandi dans le quartier Les Saules, à Québec, et c’est avec le club civil de plongeon du Rouge et Or qu’il a perfectionné son art.

Sur une trajectoire olympique depuis son plus jeune âge, Fofana a surtout surpris par la vitesse à laquelle il s’est qualifié pour ses premiers Jeux olympiques, devançant des compatriotes beaucoup plus expérimentés dans une discipline où les plongeurs atteignent habituellement leur apogée dans la vingtaine. Celui qui en sera à sa première grande compétition internationale senior est certainement un nom à retenir.


Elle est sur son vélo sur la piste.

Lauriane Genest aux Jeux du Commonwealth en 2018 (archives)

Photo : AFP/Getty Images / PATRICK HAMILTON

Lauriane Genest

Discipline : cyclisme sur piste (keirin, sprint par équipe)

Patineuse artistique durant toute son enfance, l’athlète de Saint-Damien-de-Buckland, dans Bellechasse, a eu un déclic après s’être acheté un vélo de route à l’âge de 16 ans. Ses talents de sprinteuse l’ont rapidement amené à faire l’essai du cyclisme sur piste où sa progression est absolument phénoménale depuis.

À sa deuxième saison sur le circuit de la Coupe du monde, à 23 ans, Lauriane Genest arrive à son meilleur à Tokyo, ayant bénéficié de l’année de préparation supplémentaire. Elle sera à surveiller au keirin, une discipline dans laquelle elle est montée sur le podium en Coupe du monde.


Pierre-Luc Poulin tient une rame devant le lac Beauport.

Le kayakiste de Lac-Beauport Pierre-Luc Poulin (archives)

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

Pierre-Luc Poulin

Discipline : kayak (K-4 500 m)

Pierre-Luc Poulin deviendra le plus récent kayakiste formé au club de canoë-kayak Lac-Beauport à participer aux Jeux olympiques. À 25 ans, il suit notamment les traces de Caroline Brunet et de son voisin en grandissant, Maxime Boilard.

Celui dont la trajectoire vers Tokyo semblait relativement simple, avant le report des Jeux, a vécu une dernière année rocambolesque. Son entraîneur de longue date, Frédéric Jobin, est parti pour des raisons familiales en janvier. Puis, un mois plus tard, Poulin a dû être opéré pour une rupture de la bandelette sagittale de la main droite, le tout, alors que les essais olympiques du printemps arrivaient à grands pas.

Qu’à cela ne tienne, Poulin et son quatuor mené par le double médaillé olympique Mark De Jonge ont obtenu leur billet pour Tokyo où ils tenteront de devenir la première équipe de K-4 canadienne à atteindre la finale au 500 m.


La boxeuse pose dans un ring avec sa médaille.

Tammara Thibeault pose avec sa médaille d'argent des Jeux panaméricains (archives).

Photo : Johany Jutras / Équipe Canada

Tammara Thibeault

Sport : boxe (75 kg)

Élevé entre Regina, Halifax et Shawinigan, c’est à Saint-Georges-de-Beauce qu’est née la boxeuse Tammara Thibeault. C’est là que son père Patrick, un Nord-Côtier venu jouer au football pour les Condors de Beauce-Appalaches, a rencontré sa mère, Judeline, une Haïtienne adoptée par un couple beauceron.

La petite famille a ensuite déménagé au gré de la carrière de footballeur du paternel, d’abord avec les Huskies de l’Université Saint-Mary’s, puis dans les rangs professionnels avec les Roughriders de la Saskatchewan. C’est également son père, ayant commencé la boxe après avoir raccroché ses épaulettes, qui a donné envie à Tammara Thibeault de mettre les gants.

Défaite par la Lévisienne Ariane Fortin lors des qualifications canadiennes pour les Jeux de Rio, Thibeault arrive à Tokyo au sommet de son art, ayant notamment remporté la médaille d’argent aux Jeux panaméricains et la médaille de bronze aux Championnats du monde, en 2019.


Andrée-Anne Côté

Discipline : natation artistique

À 23 ans, la native de Saint-Georges-de-Beauce agira comme cocapitaine d’Équipe Canada en natation artistique en sol japonais.

Membre de la formation qui s’était qualifiée pour les Jeux en remportant l’or aux Jeux panaméricains, Andrée-Anne Côté n’a toutefois eu la confirmation qu’elle serait à Tokyo que le 3 juillet.

Qu’à cela ne tienne, l’équipe de huit nageuses, dont cinq Québécoises, tentera de gagner une première médaille depuis les JO de 2000 à l’épreuve par équipe.


L'athlète garde son rythme de marche.

Mathieu Bilodeau lors d'une course aux Championnats du monde en 2015 à Pékin (archives).

Photo : Getty Images / Lintao Zhang

Mathieu Bilodeau

Discipline : marche olympique (50 km)

Le marcheur olympique de Québec, qui a longtemps habité l’Alberta, est rentré au bercail, l’an dernier, pour se rapprocher de sa famille et s'entraîner sous l’égide de l’entraîneur Félix-Antoine Lapointe.

Ancien triathlonien et fondeur, Mathieu Bilodeau n’a adopté la marche olympique qu’en 2014. Deux ans plus tard, il prenait le départ du 50 km aux Jeux olympiques de Rio.

Victime d’un coup de chaleur au Brésil, il aura l’occasion de se reprendre à Tokyo. Incapable de participer à des compétitions cette année, le comptable de formation a bien failli voir son billet pour les Olympiques déjà acquis lui glisser entre les mains, ces derniers mois, mais le destin a finalement bien fait les choses.

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