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Le CIO n'a pas fait pression sur le Japon pour maintenir les JO

Un stade de compétitions des Jeux olympiques et une bannière Tokyo 2020.

Les JO sont impopulaires au Japon avec la recrudescence de cas de COVID-19.

Photo : Getty Images / Christian Petersen

Agence France-Presse

Le premier ministre japonais Yoshihide Suga a nié mercredi avoir subi une quelconque pression du Comité international olympique (CIO) pour maintenir les Jeux à Tokyo, malgré leur impopularité en raison de la recrudescence de cas de COVID-19.

Absolument pas, a répondu Yoshihide Suga lorsqu'il a été questionné à ce sujet par le Wall Street Journal.

Nous avions demandé les Jeux olympiques parce que nous les voulions. S'ils [les responsables du CIO, NDLR] essayaient de m'imposer quelque chose, je leur rendrais la pareille, a-t-il ajouté.

À deux jours de la cérémonie d'ouverture, Tokyo est dans les blocs de départ et les Jeux pourront se tenir en toute sécurité, a insisté le premier ministre.

Si vous comparez nos niveaux d'infections par rapport à des pays étrangers, nous sommes très largement en dessous, a mentionné Yoshihide Suga.

Il a rappelé les décisions prises en Europe, où de grands événements sportifs comme le tournoi de tennis de Wimbledon et l'Euro au soccer se sont récemment déroulés en présence de nombreux spectateurs et sans masque, malgré des niveaux de nouvelles contaminations bien plus élevés qu'au Japon.

La capitale nippone, où se trouvent quelque 14 millions d'habitants, a enregistré mercredi 1832 nouveaux cas de coronavirus, un record depuis janvier. Face aux vives inquiétudes de la population japonaise, les organisateurs des JO ont décidé d'appliquer un huis clos quasi total.

Le premier ministre de 72 ans a aussi confié au Wall Street Journal qu'il avait fait fi de conseils répétés d'annuler l'événement et avait décidé de relever le défi d'accueillir les Jeux, en dépit des difficultés.

La chose la plus simple et la plus facile [à faire] est de renoncer, a-t-il dit.

Le travail du gouvernement est de relever les défis, a ajouté M. Suga.

La cote de popularité de son gouvernement est tombée au plus bas, soit autour de 30 %, depuis son arrivée au pouvoir en septembre 2020. Des élections générales doivent se tenir au Japon cet automne.

Son gouvernement a été critiqué pour la lenteur de la campagne nationale de vaccination et pour sa gestion de la crise sanitaire, mais aussi pour son obstination à organiser les Jeux olympiques malgré l'hostilité de la majorité des Japonais, selon de nombreux sondages.

La vaccination progresse, selon Yoshihide Suga, avec 23 % de la population japonaise totalement vaccinée. Nous prenons des mesures fortes pour empêcher les infections, a-t-il encore assuré.

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