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Mandy Bujold fébrile à la veille du tirage au sort en boxe

Mandy Bujold fixe la caméra lors d'une séance photo dans un ring.

La boxeuse franco-ontarienne Mandy Bujold

Photo : La Presse canadienne / Michael P. Hall

Radio-Canada

Les derniers mois ont été assez rocambolesques pour la boxeuse Mandy Bujold, qui a décroché son billet pour Tokyo il y a trois semaines, après avoir obtenu gain de cause contre le CIO devant le Tribunal arbitral du sport (TAS). Maintenant bien installée dans le village olympique, la Franco-Ontarienne attend impatiemment de savoir à quoi ressemblera sa quête pour rapporter une médaille du Japon.

Après le tirage au sort demain, je connaîtrai l'identité de mon adversaire et ce sera plus facile d'être concentrée sur mon objectif à 100 %, estime celle qui boxera chez les 51 kg.

Une attente de 24 heures, ce n’est pas grand-chose pour Mandy Bujold en comparaison avec ce qu'elle a vécu cette année.

La pugiliste a dû patienter deux mois avant que le TAS oblige le CIO à tenir compte du fait qu’elle était en congé de maternité lors des principales compétitions retenues pour déterminer les classements et les athlètes qualifiés pour Tokyo.

Ces jours-ci, à l'entraînement, elle se concentre principalement sur les éléments clés de son succès dans le ring afin d’offrir la meilleure performance possible lorsque la cloche sonnera le début officiel de ses deuxièmes Jeux olympiques.

Puisque j'ai plusieurs adversaires potentielles, c'est mieux de miser sur mes forces que de tenter d'anticiper les leurs, explique la détentrice du 5e rang dans sa catégorie aux Jeux de Rio.

Devenue mère depuis ses derniers Olympiques, l'athlète qui fêtera son 34e anniversaire dimanche n’a pu retenir ses larmes lorsqu'elle a été questionnée sur la longue période qu’elle s’apprête à passer loin de sa fille.

Je crois qu'aujourd'hui est la première journée où j'ai commencé à m'ennuyer de ma famille. Ma fille est ma source de motivation, je sais qu'elle me regardera. Mon mari vient justement de m'envoyer une vidéo d'elle.

Une citation de :Mandy Bujold, boxeuse

Une délégation qui marque l’histoire

Quatre boxeuses représenteront l’unifolié dans le ring de l’Aréna de Kogukigan au cours des trois prochaines semaines, un record depuis que la discipline est apparue sur la scène olympique.

On sait depuis un certain temps que notre programme féminin est plutôt fort. Maintenant qu'ils ajoutent des catégories de poids chez les femmes, ça permet à plus de boxeuses de se retrouver ici, souligne Daniel Trépanier, directeur de la haute performance à Boxe Canada.

Caroline Veyre (57 kg), Myriam Da Silva (69 kg) et Tammara Thibeault (75 kg) tenteront, aux côtés de Mandy Bujold, d’obtenir la première médaille dans l’histoire du pays en boxe féminine.

De son côté, Wyatt Sanford (69 kg) sera l’unique représentant masculin. Il espère se hisser sur le podium et accomplir un fait d'armes qui n'a plus été réalisé par un boxeur canadien en 25 ans.

Au niveau des hommes, on aurait aimé en avoir plus. Mais sans phase de qualification, on est quand même content d'en avoir un, dit Daniel Trépanier.

À l’image des derniers mois de Mandy Bujold, l’arrivée de la délégation canadienne de boxe au Japon n’a pas été de tout repos, parce que la procédure mise en place à l’aéroport s’est éternisée.

On est bien contents d'être ici, ça faisait longtemps qu'on attendait ce moment. Ç'a été compliqué d'arriver ici.

Une citation de :Daniel Trépanier, directeur de la haute performance chez Boxe Canada

On a dû attendre 10 heures à l'aéroport. Il y a beaucoup de contraintes, mais c'était nécessaire si on voulait des Jeux olympiques. On a hâte au tirage de demain, conclut l’entraîneur québécois.

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