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« Je ne serais pas ici si nous n’avions pas une chance de gagner » – Christine Sinclair

Christine Sinclair célèbre un but sur le terrain avec des coéquipières de l'équipe féminine canadienne de soccer.

Christine Sinclair (no 12)

Photo : The Canadian Press / Cole Burston

Radio-Canada

Médaillée de bronze aux Jeux olympiques de Londres et de Rio, l’équipe féminine canadienne de soccer veut faire encore mieux à Tokyo. Elle amorcera sa quête dès demain contre le Japon, à son premier match de la phase préliminaire, à Sapporo.

Un pays comme le Canada doit être sur le podium, a affirmé sans réserve la nouvelle entraîneuse-chef de la formation Bev Priestman. Je pense que nous devons changer de couleur de médaille […] Pour continuer d’évoluer, nous devons viser plus haut.

Encore une fois, les Canadiennes seront menées par la joueuse étoile Christine Sinclair qui, à 38 ans, en sera à ses quatrièmes Jeux.

Je ne serais pas ici si nous n’avions pas une chance de gagner, a lancé Sinclair. Il y a quelque chose de spécial avec ce groupe. Certaines coéquipières sont mes meilleures amies. On a grandi ensemble dans cette équipe. C’est un groupe unique, vraiment agréable et très compétitif.

Les forces en présence

Avec leur huitième rang mondial, les Canadiennes seront les favorites du groupe E, qui comprend également le Japon, le Chili et la Grande-Bretagne.

Les Japonaises, qui sont 10es à la FIFA, représentent certainement un défi intéressant pour les Canadiennes en lever de rideau. Reconnue pour son jeu très technique, l’équipe hôtesse possède une fiche de 7-4-3 contre celle du Canada, qu’elle a même vaincu dans la phase préliminaire des Jeux de Londres. Elles ont d’ailleurs conclu le tournoi olympique avec la médaille d’argent en 2012. Les Japonaises avaient également remporté la Coupe du monde en 2011 et été finalistes en 2015.

Mana Iwabuchi court avec le ballon.

L'attaquante Mana Iwabuchi sera l'une des joueuses à surveiller dans l'équipe japonaise.

Photo : Getty Images / Masashi Hara

L’attaquante Mana Iwabuchi est très, très forte techniquement. C’est une joueuse qui s’était vraiment démarquée tout au long de ses années juniors. Yuika Sugasawa est également très menaçante, a remarqué Priestman. Nous sommes vraiment fébriles pour cette rencontre. Ce sera un bon premier match pour nous.

De leur côté, les Chiliennes, 37es du monde, feront leurs débuts olympiques à Tokyo. Les Canadiennes devront néanmoins s’en méfier puisque les Sud-Américaines ont gagné l’unique affrontement entre les deux pays en 2013. Les deux équipes croiseront le fer le samedi 24 juillet.

La plupart d’entre nous n’avons jamais joué contre elles, a dit Ashley Lawrence, qui en sera à ses deuxièmes JO. Elles ont un style assez similaire à celui des équipes sud-américaines, comme le Mexique par exemple. Ce sera un match très physique [...] Mais on prend les matchs un à la fois et on sait que tous nos adversaires poseront des défis différents.

Dans le cas du Chili, la gardienne de but Christiane Endler sera le principal défi des Canadiennes.

Christiane Endler surveille le jeu devant elle.

La gardienne de but Christiane Endler est l'un des piliers de l'équipe chilienne.

Photo : Getty Images / Gabriele Maltinti

C’est l'une des meilleures au monde, a soutenu Ashley Lawrence, qui est coéquipière d’Endler avec le Paris Saint-Germain. Ce sera un défi pour nous, mais nous avons montré que nous pouvons créer beaucoup d’occasions à l’attaque et de chances de marquer. Ce sera un bon test, mais j’ai confiance en nous.

Les Canadiennes termineront la phase de groupe le mardi 27 juillet contre les Britanniques, qui ne possèdent pas de classement à la FIFA. L’équipe sera principalement formée de joueuses provenant de l’Angleterre, qui est la 6e puissance mondiale. Elle avait d’ailleurs éliminé le Canada en quarts de finale de la Coupe du monde en 2015 et avait atteint les demi-finales en 2019.

Championnes en titre de la Coupe du monde et premières au classement mondial, les Américaines sont les grandes favorites à Tokyo. Les Allemandes, qui sont 2es du monde et championnes olympiques en titre, sont également de sérieuses prétendantes à la médaille d’or.

Profondeur

Même si la compétition sera féroce et que le tournoi regroupe plusieurs adversaires redoutables, les Canadiennes ont toutes les raisons de croire en leurs chances. D’ailleurs, 12 des 22 joueuses de l’équipe étaient sur le podium aux Jeux de Londres et de Rio.

L’équipe canadienne possède une belle profondeur avec son groupe de vétéranes et ses jeunes joueuses prometteuses.

En plus de Sinclair (299), quatre joueuses canadiennes comptent plus de 100 présences en matchs internationaux, soit la gardienne Erin McLeod (116), les milieux de terrain Desiree Scott (162) et Sophie Schmidt (205), ainsi que la défenseuse Kadeisha Buchanan (103).

L’attaquante québécoise Évelyne Viens est l’une des quatre recrues de l’équipe, avec les arrières Vanessa Gilles et Jayde Riviere, et la gardienne Kailen Sheridan.

On a 22 joueuses qui peuvent faire la différence sur le terrain. Je ne crois pas qu'on ait déjà eu ça auparavant. Toutes nos joueuses jouent dans les meilleures ligues du monde et elles sont prêtes. Ce sera vraiment intéressant de pouvoir compter sur autant de profondeur, surtout dans un tournoi comme celui-ci.

Une citation de :Christine Sinclair

Je crois que si toutes les pièces sont là, que nous gardons les choses simples et que nous maximisons les forces de nos joueuses, le Canada peut tenir tête aux meilleures équipes du monde. Il faut rêver grand et pousser les joueuses pour qu’elles atteignent de nouveaux sommets, a ajouté Priestman.

Elle a les bras croisés sur la ligne de touche.

Bev Priestman en sera à ses premiers Jeux olympiques à la barre de l'équipe canadienne féminine de soccer.

Photo : Associated Press / Phelan M. Ebenhack

La phase de groupe aura lieu du 21 au 27 juillet. Les deux meilleures formations des trois groupes, ainsi que les deux meilleures troisièmes, passeront au tour éliminatoire.

Avec les informations de CBC Sports

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