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Nathan Hirayama et Miranda Ayim : porte-drapeaux du Canada aux Jeux de Tokyo

Montage de photos des deux athlètes

Nathan Hirayama et Miranda Ayim

Photo : Getty Images/Stu Forster et La Presse canadienne/Jason Franson

Radio-Canada

Le Canada aura deux porte-drapeaux à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques, vendredi, à Tokyo. Il s'agit de la basketteuse Miranda Ayim et du joueur de rugby Nathan Hirayama.

L’Ontarienne Miranda Ayim, 33 ans, en est à ses troisièmes Jeux. Elle a participé à ceux de Londres en 2012 et à ceux de Rio en 2016. Le Canada s’y est respectivement classé en 8e et 7e positions. Elle était aussi des Jeux panaméricains de 2015 à Toronto, où le pays a décroché la médaille d’or.

De son côté, Nathan Hirayama est le cocapitaine de l’équipe de rugby à 7. Le Britanno-Colombien de 33 ans est le meilleur marqueur de l’histoire du Canada. Il se démarque comme un des meilleurs fabricants de jeu. À la fin de la saison 2020, il occupait le 3e rang de l’histoire de la Série mondiale de R7 de World Rugby.

Choisis en partie pour le leadership réfléchi dont ils ont fait preuve au cours de leur carrière, ils sont des modèles de l’esprit de cette Équipe Canada. Ce sont des personnes au talent extrême qui s’investissent pour bâtir leurs coéquipiers et leurs communautés, ils ont une conscience des générations passées et des ambitions pour les générations futures, a souligné par communiqué Marnie McBean, chef de mission d’Équipe Canada.

Porte-drapeaux canadiens à la cérémonie d'ouverture olympique

  • 2018 : Tessa Virtue et Scott Moir, patinage artistique
  • 2016 : Rosie MacLennan, trampoline
  • 2014 : Hayley Wickenheiser, hockey
  • 2012 : Simon Whitfield, triathlon
  • 2010 : Clara Hughes, patinage de vitesse
  • 2008 : Adam van Koeverden, kayak
  • 2006 : Danielle Goyette, hockey
  • 2004 : Nicolas Gill, judo
  • 2002 : Catriona Le May Doan, patinage de vitesse
  • 2000 : Caroline Brunet, kayak

Un honneur doublé d'une responsabilité

En conférence de presse, Ayim et Hirayama ont tous deux souligné l'honneur que représente la chance d'être porte-drapeau, mais aussi le symbole particulier qu'envoie le choix de confier cette tâche à des athlètes pratiquant un sport d'équipe.

Le sport d'équipe exige d'être performant, mais aussi de pouvoir travailler en équipe et de savoir négocier avec toutes sortes de défis et de personnalités, a expliqué Miranda Ayim en visioconférence, lundi matin. Ce sont des choses que nous devons tous faire au quotidien, que nous soyons athlètes ou non. Je crois que c'est une belle façon de symboliser ce qu'a été la dernière année et demie pour l'ensemble de la population canadienne.

Le fait que Miranda Ayim et Nathan Hirayama soient tous deux issus de la diversité ajoute également à l'honneur d'être porte-drapeaux, un rôle qui permet de mettre non seulement les projecteurs sur la délégation canadienne, mais aussi sur les valeurs véhiculées par le sport olympique, croit Miranda Ayim. Dès que l'on devient un athlète professionnel et que l'on représente le Canada sur la scène internationale, on devient un modèle.

La représentativité est importante. Si on aide un jeune athlète à croire en ses rêves parce qu'il nous voit, c'est une grande victoire.

Une citation de :Miranda Ayim

Ayim voit aussi en son sport un bon exemple du type de différence à célébrer, de par les qualités athlétiques qui font les meilleures joueuses de basketball.

Si je n'ai qu'un message pour les athlètes au pays, c'est d'embrasser tout ce qui fait ce que vous êtes. Au basketball, nous sommes forts, nous sommes grands, nous avons un côté parfois agressif sur le terrain... Tout ça, c'est notre force.

Un sentiment partagé par Nathan Hirayama, qui assure ne pas prendre son rôle de modèle à la légère. C'est une responsabilité que l'on a en tant qu'athlète, spécialement pour le capitaine d'une équipe qui fera ses débuts olympiques, a-t-il expliqué.

D'autant plus que les caméras seront plus que jamais braquées sur les athlètes, parce que les Jeux se tiendront sans spectateurs, tout comme la cérémonie d'ouverture, qui se déroulera dans un stade vide.

Ce sera une cérémonie différente, particulièrement pour les athlètes comme moi qui en seront à leurs premiers Jeux, a avoué Nathan Hirayama. Mais ça demeure un évènement spécial. La cérémonie d'ouverture symbolisera le début de quelque chose qui a été remis en question plusieurs fois dans les derniers mois. Ce sera un moment unique pour les athlètes présents.

Cérémonie en direct vendredi

La cérémonie d’ouverture, animée par Marie-José Turcotte et Céline Galipeau, sera diffusée en direct vendredi, dès 6 h 30 (HAE), sur le web (ici.radio-canada.ca/jeux-olympiques) et à la télévision de Radio-Canada.

Sur le web, la cérémonie sera aussi diffusée en langue des signes du Québec (LSQ), en vidéodescription, avec sous-titrage et dans huit langues autochtones.

Vendredi soir, ICI Télé rediffusera la cérémonie à 18 h 30 (HAE).

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