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Nouvelle olympique

Ces Gatinois passés si près de leur rêve olympique

Montage photo de Farah Jacques et d'Alexis Lepage en compétition

Farah Jacques et Alexis Lepage

Photo : Radio-Canada / Montage photo : Laury Dubé

Au cours de la dernière année, Alexis Lepage et Farah Jacques se sont expatriés pour poursuivre leur entraînement là où les restrictions imposées par la pandémie étaient plus souples qu'au Canada. S'ils ont décidé de passer plusieurs semaines loin de leurs proches, c'était dans le but de faire partie de la délégation canadienne aux Jeux olympiques de Tokyo. Toutefois, à moins d'un revirement de dernière minute, aucun des deux ne sera de la partie.

Alexis Lepage entretient toujours un petit espoir d'y participer, puisqu'il a été choisi à titre de réserviste pour l'épreuve de relais mixte en triathlon, derrière Tyler Mislawchuk et Matthew Sharpe.

La satisfaction est un peu inférieure à si j'avais été sélectionné pour officiellement faire une course, mais reste que je suis quand même assez fier d'être parmi les trois meilleurs Canadiens pour avoir une place dans cette équipe-là, reconnaît le triathlète de 27 ans.

Ce n'est pas nécessairement un rêve olympique pleinement accompli, je suis un peu mitigé à savoir si je suis content ou non.

Une citation de :Alexis Lepage, réserviste de l'équipe de triathlon pour les Jeux olympiques de Tokyo

Le Gatinois ne résidera pas dans le Village olympique. Il sera logé dans un hôtel non loin de là et pourra uniquement sortir pour s'entraîner, étant donné que l'état d'urgence a été déclaré à Tokyo la semaine dernière.

Un triathlète pose derrière son vélo.

L'athlète gatinois Alexis Lepage à l'entraînement à Hawaï plus tôt cette année (archives)

Photo : Gracieuseté de Alexis Lepage

J'aurais préféré être réserviste lors de Jeux où on peut sortir, aller voir les compétitions, puis encourager les différentes équipes du Canada, mais je préfère ça que de ne pas y aller du tout, explique-t-il.

Depuis la fin du mois de décembre, Alexis Lepage s'est promené entre les États-Unis, le Portugal et le Mexique pour garder la forme. Si on fait appel à lui, il assure qu'il sera à la hauteur du rendez-vous.

Si un des deux athlètes ne se sent pas en mesure de prendre le départ pour une raison quelconque, je vais assurément être là pour faire un très bon boulot, insiste le triathlète.

Trop peu, trop tard pour Farah Jacques

Pour ce qui est de Farah Jacques, elle estime tout simplement avoir manqué de temps. Depuis son départ en Louisiane au mois de mars, ses temps se sont constamment améliorés, mais pas suffisamment pour décrocher un billet pour Tokyo.

La journée même que j'ai fait ma dernière compétition, j'ai eu un mélange de deux émotions : j'étais super contente d'avoir gagné la médaille d'or, mais en même temps, je savais que je n'avais pas atteint le standard olympique, alors j'étais déçue, raconte la femme de 31 ans, qui tentait de se qualifier au 100 m haies.

Elle sourit sur une piste.

Farah Jacques est également enseignante de mathématiques en deuxième secondaire à l’École secondaire Grande-Rivière, dans le secteur d’Aylmer à Gatineau (archives).

Photo : Radio-Canada / Michel Aspirot

De plus, le Canada n'a pas de place au 4 x 100 m, épreuve à laquelle avait participé Farah Jacques à Rio en 2016.

Ça m'a pris quelques jours pour accepter que, cette année, les Jeux ça ne va pas se faire [pour moi]. Mais en même temps, j'ai fait tout mon possible, dit l'ancienne olympienne avec philosophie.

Les yeux tournés vers Paris en 2024?

Il est encore trop tôt pour dire si les deux Gatinois auront l'occasion de se reprendre aux prochains Jeux olympiques d'été, dans trois ans.

Les deux dernières années ont été difficiles sur le plan personnel pour Alexis Lepage, qui a dû passer une longue période loin de sa conjointe. S'il décide de poursuivre sa carrière dans l'objectif de briller à Paris, ce sera sous une formule différente des dernières années.

Je sais que je suis capable et j'ai envie de le faire, mais il sera important de prendre du recul et d'adapter mon entraînement pour passer plus de temps à la maison, dit celui qui aura 30 ans en 2024.

Farah Jacques refuse, elle aussi, de faire une croix sur son rêve olympique pour l'instant.

J'ai décidé de ne pas arrêter ma saison complètement. Je vais faire quelques compétitions, cet été, pour abaisser mes temps. À la fin de la saison, je verrai quelle va être la suite pour moi, précise la sprinteuse.

Avant de penser à un avenir si lointain, les deux athlètes gatinois profiteront d'abord des Jeux olympiques à titre de partisans du Canada.

Je vais être là avec du popcorn, ma doudou et un papier Kleenex peut-être, mais je vais les suivre, c'est sûr, conclut Farah Jacques.

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