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Nouvelle olympique

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La flamme olympique arrive à Tokyo dans une ambiance morose

Plan général de l'estrade et du stade

La petite cérémonie pour accueillir la flamme olympique à Tokyo.

Photo : Getty Images / Carl Court

Agence France-Presse

La flamme olympique est arrivée vendredi à Tokyo. Elle a fait l'objet d'une cérémonie sans relief, sans public, au lendemain de la décision inédite d'interdire les spectateurs dans la plupart des sites des JO en raison de la COVID-19.

C'est sous un ciel gris et pluvieux, à exactement deux semaines de l'ouverture des Jeux, que la flamme a été portée sur scène dans une petite lanterne et remise symboliquement à Yuriko Koike, la gouverneure de la capitale.

Je suis heureuse que nous accueillions le relais de la flamme avec ces héritages que nous montrons fièrement chez nous et à l'étranger, a dit la gouverneure, tentant de faire bonne figure malgré des signes visibles de maladie. Elle a récemment été hospitalisée pour surmenage.

La gouverneure Yuriko Koike est debout, mains jointes, à droite de la flamme olympique.

La gouverneure Yuriko Koike et la flamme olympique à son arrivée à Tokyo

Photo : Getty Images / CHARLY TRIBALLEAU

Jeudi, Yuriko Koike avait estimé que le huis clos pendant les Jeux olympiques était crève-cœur, tout en appelant les habitants à suivre les compétitions de chez eux de manière sûre.

Les spectateurs seront interdits dans l'immense majorité des sites olympiques, situés à Tokyo ou dans ses préfectures voisines. Une présence limitée du public sera seulement autorisée dans certains sites plus distants, comme dans la préfecture de Fukushima (nord-est).

C'est une nouvelle mesure sans précédent dans l'histoire olympique, après le renoncement des spectateurs venant de l'étranger en mars et le report l'an dernier des Jeux à cause de la pandémie.

Des athlètes du monde entier attendus à Tokyo ont fait part de leur déception, certains, comme le joueur de tennis australien Nick Kyrgios, préférant même jeter l'éponge.

Ce huis clos presque total a été décidé dans la foulée d'une décision du gouvernement japonais de réinstaurer un état d'urgence, le quatrième depuis le début de la pandémie, à Tokyo jusqu'au 22 août, face à une recrudescence locale des cas de COVID-19 et la propagation du variant Delta, plus contagieux.

Ce dispositif, qui va ainsi couvrir toute la période des JO, prévoit notamment des restrictions pour les bars et les restaurants.

La flamme peu bienvenue

Le relais de la flamme olympique, parti en mars du département de Fukushima, était censé susciter de l'enthousiasme au pays, mais il a été exclu de la voie publique dans de nombreuses préfectures, y compris à Tokyo, du fait des risques sanitaires.

Les tribunes sont ainsi restées vides vendredi pour accueillir la flamme au stade du Parc olympique de Komazawa, dans la banlieue sud de la capitale, construit pour les Jeux de 1964, extrêmement populaires au Japon.

Le programme de vaccination ne s'est accéléré qu'à partir du mois de mai. Environ 17 % de la population est entièrement vaccinée pour l'instant.

Certains journaux japonais, comme le quotidien économique Nikkei, estiment vendredi que l'interdiction quasi totale des spectateurs risquait de ne pas suffire pour endiguer la nouvelle vague de COVID-19. Le journal de centre gauche Asahi, qui avait plaidé à la fin mai pour l'annulation des Jeux, reproche au gouvernement un passage en force.

Des experts sanitaires et l'opinion publique japonaise continuent de s'inquiéter des risques associés à l'arrivée de près de 70 000 personnes de l'étranger. Les athlètes et leurs entraîneurs, des représentants officiels et des journalistes des quatre coins du monde seront tous soumis à des restrictions draconiennes.