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Nouvelle olympique

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Mandy Bujold, boxeuse aux Jeux pour la deuxième fois

Deux boxeuses, une en rouge et l'autre en bleu, s'affrontent dans le ring.

La boxeuse canadienne Mandy Bujold en rouge

Photo : Getty Images / Christian Petersen

Jean-François Chabot

Une semaine après sa victoire remportée dans le ring du Tribunal arbitral du sport (TAS) face au Comité international olympique (CIO), la boxeuse Mandy Bujold a été confirmée mercredi dans la sélection canadienne pour les Jeux de Tokyo.

Au total, quatre femmes et un homme combattront pour le Canada au Japon. Avec Bujold (51 kg), Caroline Veyre (57 kg), Myriam Da Silva (69 kg) et Tammara Thibeault (75 kg), le pays aura une représentante dans quatre des cinq catégories féminines.

Le Néo-Écossais Wyatt Sanford, chez les 69 kg, sera l’unique pugiliste masculin à défendre le rouge de la feuille d’érable.

À 33 ans, Mandy Bujold devient du coup la première boxeuse canadienne à participer à deux JO d’affilée.

Après tous les mois passés à attendre cette place, j’ai vraiment hâte à ma prochaine performance aux Jeux olympiques, a d’abord confié Bujold avec un large sourire en entrevue à Radio-Canada Sports.

Elle en avait interjeté appel devant le TAS de la décision du CIO de ne pas tenir compte du fait qu’elle était en congé de maternité lors des principales compétitions retenues pour déterminer les classements et les athlètes qui seraient qualifiés pour Tokyo.

Elle reconnaît qu’en voyant l’échéance des Jeux qui approchait à grands pas, elle a quand même douté.

« C’est sûr que j’ai eu peur. Mais j’ai continué à faire ce qu’il fallait pour être prête. Je savais qu’il n’y avait aucune certitude. C’est la première fois que j’entreprenais une telle démarche et je ne comprenais pas toutes les règles entourant un tel tribunal. Et je savais que je ne contrôlais pas tout. »

— Une citation de  Mandy Bujold, boxeuse d'Équipe Canada

Le même jour, le CIO et le comité organisateur faisaient marche arrière en permettant aussi aux athlètes-mères qui allaitent de voyager accompagnées de leur enfant.

C’était la bonne chose à faire. Il y a beaucoup de femmes qui atteignent des niveaux sportifs élevés et qui participent aux Olympiques même après avoir eu des enfants, a dit Bujold. Il faut accepter de faire des petits ajustements pour leur faciliter les choses.

Place au sport

Sachant que le tournoi de boxe olympique est sous la tutelle du CIO en remplacement de l'Association internationale de boxe amateur (AIBA), Bujold ne s’en fait pas trop quant à l’accueil qu’on lui fera à Tokyo.

J’espère qu’on peut mettre ça derrière nous. Je serai là-bas comme tous les autres boxeurs. J’espère aussi qu’ils (le CIO) verront que la place que j’ai obtenue est la place que je méritais, a soutenu la Franco-Ontarienne.

Ainsi, le tableau de sa catégorie des 51 kg comprendra 26 boxeuses au lieu de 25, ce qui ne devrait pas changer grand-chose au déroulement de la compétition.

Ça ne fait pas de changement parce qu’avec un tournoi à moins de 32 boxeuses, il y aura des laissez-passer en vue du tirage du premier tour. Ceux-ci peuvent aller à n’importe qui.

Étant donné qu’elle n’a pas beaucoup boxé au cours des deux dernières années, grossesse et pandémie obligent, elle ne connaît pas beaucoup de ses adversaires potentielles, à part une ou deux qu’elle a déjà affrontées. Elle sera néanmoins prête à braver la tempête.

Trois Québécoises

Les quatre autres pugilistes canadiens se sont qualifiés grâce à leur classement mondial basé sur leurs performances dans les compétitions disputées en 2018 et en 2019, conformément aux critères de sélection établis par le groupe de travail sur la boxe du CIO.

Ça fait longtemps que j'attends ce moment, a dit Tammara Thibeault, originaire de Shawinigan. Je suis ravie d'être sur le point de vivre cette prochaine étape. Je suis sur le point de réaliser le rêve de ma vie et je suis très reconnaissante pour tout le temps et l'effort que tout le monde a investi dans ce parcours.

La boxeuse, vêtue d'un t-shirt rouge avec une feuille d'érable et des lauriers blancs, esquisse un large sourire et semble tenir la caméra à bout de bras.

Tammara Thibeault

Photo : Facebook/Tammara Thibeault

La Chamblyenne Myriam Da Silva, triple championne canadienne dans sa catégorie de poids, a notamment gagné une médaille d'argent aux Jeux panaméricains en 2019.

La Montréalaise Caroline Veyre s'est signalée en décrochant l'or aux Jeux panaméricains de Toronto en 2015. Je rêve de ce moment depuis si longtemps. Il n'y a pas de plus grande réalisation pour une athlète, a-t-elle indiqué dans le communiqué officiel de Boxe Canada.

À noter que les catégories de Veyre (57 kg) et de Da Silva (69 kg) sont inscrites au programme des JO pour la première fois.

Deux boxeurs s'affrontent.

Christopher Guerrero (en bleu) face à Wyatt Sanford

Photo : Courtoisie Boxe Canada - Virgil Barrow

Enfin, Wyatt Sanford, de Kennetcook en Nouvelle-Écosse, est le champion national de 2018. Il a aussi remporté le tournoi de qualification olympique tenu à Montréal en décembre 2019.

La boxe a beau être un sport individuel, c’est l’équipe et la communauté autour de chacun de nous qui nous permettent d’atteindre notre but et qui m’ont aidé à obtenir mon premier billet pour les Jeux olympiques, a indiqué celui qui a aussi décroché la médaille d’or aux mondiaux Ringside en 2017.

La dernière médaille olympique du Canada en boxe remonte aux Jeux d'Atlanta en 1996. David Defiagbon avait alors obtenu l'argent. Les femmes chercheront à remporter une première médaille pour le pays.

Les compétitions de boxe se dérouleront sur la totalité de la quinzaine olympique, du 24 juillet au 8 août, à l’Aréna Kogukigan.

Avec les informations de La Presse canadienne