Loi antiavortement au Texas

Publié il y a 1 mois

Au Texas, un État situé dans le sud des États-Unis, une loi antiavortement est entrée en vigueur le 1er septembre dernier. Celle-ci prévoit l'interdiction de l'avortement au-delà d'un délai de six semaines de grossesse.

Le droit à l’avortement est un sujet qui divise aux États-Unis. Zeneb Blanchet t'explique ce que cette nouvelle loi implique.


Le droit à l’avortement est un enjeu dont on discute présentement au Texas, mais aussi partout dans le monde. Qu’en est-il au Canada?

L’avortement au Canada

Au Canada, l’avortement est légal depuis 1988. Même s’il n’existe aucune loi pour le réglementer, il y a quand même des lignes directrices à suivre. Surtout si l’avortement a lieu après 25 semaines, soit le moment où le fœtus devient viable. L’Association canadienne médicale et le Collège des médecins du Québec disent qu’il faut des circonstances exceptionnelles pour avorter après ce stade.

Habiter loin

Pour des personnes vivant hors des grands centres comme Montréal, Toronto ou Vancouver, ça peut être difficile de trouver un lieu où se faire avorter. En Alberta, par exemple, il n’existe que deux cliniques : une à Calgary et une à Edmonton.

Est-ce qu’un médecin peut refuser?

Dans certaines provinces, les avortements sont pratiqués dans des hôpitaux, puisqu’il n’y a pas de cliniques d’avortement. Et dans les hôpitaux, les médecins ont le droit de refuser de pratiquer un avortement pour des raisons religieuses. Mais ce n’est pas la même réalité partout. En Ontario par exemple, depuis 2019, les médecins doivent offrir tous les services médicaux.

Quand les provinces s’opposent

La moitié des cliniques d’avortement du pays se trouvent au Québec, mais ce n’est pas la même réalité ailleurs. Il aura fallu attendre 2016 pour qu’une clinique ouvre ses portes à l’Île-du-Prince-Édouard, et ce, après une longue bataille judiciaire. 

La fameuse pandémie

La COVID-19 a placé des obstacles dans l’accès aux services médicaux et l’avortement ne fait pas exception. Des médecins étaient obligés de voir moins de patient.e.s, prolongeant les temps d’attente, ce qui peut être un problème si on veut interrompre une grossesse qui est déjà avancée. De plus, en début de confinement, les déplacements étaient interdits, ce qui a rendu la chose difficile pour les personnes vivant hors des grandes villes. 

Ailleurs dans le monde

Au cours des 25 dernières années, plus de 50 pays ont changé leurs lois régissant les avortements, généralement afin de les rendre plus accessibles et plus sécuritaires. Un des plus récents pays à avoir décriminalisé l’avortement est l’Irlande, lors d’un référendum en 2018. Dans les pays où les lois sont les moins restrictives, la limite pour procéder à un avortement est généralement de 12 semaines.

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