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Jour 33 de la campagne au Québec : les faits saillants

Parmi les sujets abordés : la Fonderie Horne, Jean Boulet et la place d'Éric Duhaime à l'Assemblée nationale.

Des personnes rassemblées avec des affiches.

Des manifestants ont accueilli la caravane de François Legault à Rouyn-Noranda.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Renaud

Faits saillants

  • Le chef de la CAQ a connu un matin difficile à Rouyn-Noranda, où il a perdu patience quand un animateur radio l'a contredit dans le dossier des émissions d'arsenic de la fonderie Horne.

  • Pressé d'expliquer comment il compte régler ce dossier, François Legault n'a pas exclu de tenir un référendum sur le sort de l'usine, une proposition toutefois décriée par des médecins de la région.

  • De son côté, le ministre sortant de l'Immigration, Jean Boulet, a tenté d'expliquer ses propos erronés sur les immigrants, mais certains réclament son exclusion d'un futur conseil des ministres.

  • Éric Duhaime a salué la sortie de son rival péquiste, qui souhaite voir le chef conservateur être élu pour refléter les appuis à son mouvement et éviter la distorsion du système non proportionnel.

  • Merci d'avoir suivi notre couverture en direct de cette 33e journée de campagne électorale. Vous pouvez accéder à tous les contenus du dossier Élections provinciales - Québec 2022 de Radio-Canada.

  • La candidate conservatrice Anne Casabonne insère son bulletin de vote dans l'urne avec un stylo à la main. Le mot FAUX est superposé sur la photo.

    Ce montage photo circule sur les réseaux sociaux quelques jours après que des partisans du Parti conservateur du Québec ont exprimé des doutes sur l'intégrité du vote par crayon de plomb.

    Photo : Twitter/MarieAilquawatc

    Une image de la candidate du Parti conservateur du Québec (PCQ) Anne Casabonne qui dépose son bulletin de vote dans l'urne avec un stylo à la main s'est mise à circuler sur Twitter et Reddit mercredi. Or, il s’agit d’un montage photo.

    Dans la photo originale publiée sur les réseaux sociaux la fin de semaine dernière, Mme Casabonne, candidate dans Iberville, ne tient pas de stylo. Notons d’ailleurs qu’il est écrit « Érections Québec » et non « Élections Québec » sur l’urne de la photo modifiée.

    Bien que plusieurs internautes se soient rapidement rendu compte qu’il s’agissait d’un montage, d’autres n’y ont vu que du feu.

    Cela survient quelques jours après que des partisans du PCQ ont exprimé des doutes sur le vote par crayon de plomb, car ils craignent, sans fondement, que les scrutateurs effacent ou manipulent les votes. Or, Élections Québec rappelle sur son site web qu’un bulletin de vote peut être rejeté s’il est marqué autrement qu’avec le crayon de plomb fourni au bureau de scrutin.

  • Le leader de la Coalition avenir Québec, François Legault, estime qu'il revient aux citoyens de Rouyn-Noranda de décider du sort de la Fonderie Horne, dont les émissions d'arsenic dépassent largement la norme québécoise. Mais est-ce vraiment aux citoyens de trancher dans ce dossier? Marie-Pier Lemieux, médecin de famille et membre du comité impact à Rouyn-Noranda, qui réclame des mesures pour réduire ces émissions, estime que non.

    On est dans un dossier où il existe des évidences scientifiques, où l'INSPQ, la santé publique, se sont positionnés. Ils ont mentionné clairement qu'il y avait des risques pour la population de Rouyn-Noranda, qu'il y avait des mesures qui devaient être prises. Considérant les évidences scientifiques en place, je ne pense pas que ce soit à la population de prendre une décision, c'est le rôle du gouvernement de mettre des limites.

  • L'autobus de la CAQ arrive à La Cage.

    Une centaine de personnes attendaient François Legault jeudi à son arrivée à un rassemblement partisan.

    Photo : Radio-Canada / Guillaume Renaud

    De nombreux acteurs régionaux ont tenu à réagir publiquement aux propos tenus jeudi par le premier ministre sortant lors d’une entrevue tendue à l’émission Des matins en or.

    Près d'une centaine de manifestants ont accueilli de pied ferme François Legault à l’occasion d'un rassemblement partisan tenu dans un restaurant de la ville.

    Parmi eux, plusieurs médecins de famille souhaitaient rencontrer le chef de la CAQ afin de signaler leurs inquiétudes en lien avec le plan de réduction des émissions d'arsenic de la Fonderie Horne. Leur demande a été refusée.

  • René Lévesque lors de la victoire du Parti québécois en 1976.

    René Lévesque lors de la victoire du Parti québécois en 1976

    Photo : La Presse canadienne / PC

    Le cœur de nombreux citoyens de l’Est-du-Québec n’a longtemps juré que par le Parti québécois (PQ) aux élections provinciales, au point où plusieurs circonscriptions de la Côte-Nord, de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent sont devenues des châteaux forts de la formation indépendantiste… jusqu’à tout récemment. Historiquement, qu’est-ce qui explique cette popularité du PQ dans l’Est?

  • Après le solidaire Gabriel Nadeau-Dubois, le péquiste Paul St-Pierre Plamondon et la libérale Dominique Anglade, c'était au tour du chef du Parti conservateur du Québec Éric Duhaime de commenter le ton de François Legault lors d'une entrevue. Le leader caquiste a en effet perdu patience au micro de l'émission Des matins en or après que l'animateur David Chabot l'eut contredit dans le dossier des émissions d'arsenic de la Fonderie Horne.

    On a un premier ministre qui semble ne pas accepter beaucoup la critique et qui semble avoir des problèmes quand les gens ne sont pas d’accord avec lui. Cet homme-là gère par décret depuis trop longtemps, a affirmé Éric Duhaime en mêlée de presse à Portneuf, en fin de journée.

    J’ai comme l’impression qu’il a pris l’habitude de gouverner seul depuis trop longtemps, il ne tolère plus la dissidence, les opinions distinctes, les opinions corsées, a ajouté M. Duhaime, invoquant le besoin d'élire une opposition forte le 3 octobre pour avoir des gens qui vont le questionner de façon un peu plus serrée à l’Assemblée nationale.

  • Historiquement, les Autochtones votent moins aux élections que le reste des électeurs. Cette différence est particulièrement marquée aux élections québécoises. Cependant, vu le nombre record de candidats autochtones au cours de la présente campagne, est-ce que la participation autochtone pourrait aussi atteindre un taux record le 3 octobre?

    Pour Martin Papillon, professeur au Département de science politique de l’Université de Montréal (UdeM), rien de tel n’est garanti.

    Les Autochtones participent peu aux processus électoraux en général, dit-il. Mais c’est encore plus marqué au provincial parce que, pour les Premières Nations, la relation de nation à nation est d’abord avec le fédéral.

    Toutefois, le taux de participation autochtone augmente lorsque les partis présentent des candidats autochtones, observe le professeur.

  • Un vaste complexe industriel situé tout près de maisons.

    La Fonderie Horne de Rouyn-Noranda

    Photo : Radio-Canada / Thomas Gerbet

    L'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) a recensé les analyses et écrits scientifiques reliés à la fermeture de la Fonderie Horne de Rouyn-Noranda, un scénario qui fait débat chez les chefs à quelques jours du scrutin.

    Rendu public le 19 septembre dernier par le ministère de l’Environnement, ce document indique que Rouyn-Noranda ne se compare pas aux villes mono-industrielles, où les impacts de la fermeture d'une industrie lourde diffèrent de ceux ressentis dans une ville à l'économie diversifiée.

    Le cas de Murdochville, en Gaspésie, où 1171 habitants avaient perdu leur emploi en avril 2002 à la suite de la fermeture de la fonderie de cuivre, est distinct de celui de Rouyn-Noranda, note l'INSPQ. Par sa taille et sa diversité économique, la ville de Rouyn-Noranda ne s’inscrit pas dans la logique de ce phénomène, écrit l’organisme, suggérant que Rouyn-Noranda pourrait-être plus résiliente que d’autres municipalités issues du boomtown.