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Jour 23 de la campagne au Québec : les faits saillants

Les candidats n'ont plus que deux semaines pour convaincre les Québécois avant le jour du vote, le 3 octobre.

François Legault gesticule en parlant, tandis que deux candidates le regardent.

François Legault, chef de la Coalition avenir Québec, tient une mêlée de presse lundi après-midi.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Potvin

Faits saillants

  • Le chef du Parti conservateur, Éric Duhaime, a continué de mettre de la pression sur François Legault pour qu'il dévoile les études sur le 3e lien et sur l'état du pont Pierre-Laporte à Québec.

  • Dominique Anglade a été pressée de questions sur son avenir politique advenant une cuisante défaite du Parti libéral. « Mon intention, c'est de [...] remplacer François Legault », a-t-elle assuré.

  • Les chefs caquiste et solidaire ont poursuivi leur guerre de mots en ce qui concerne la possibilité pour les étudiants de changer le lieu de leur domicile auprès du DGEQ pour voter stratégiquement.

  • Merci d'avoir suivi notre couverture en direct de cette 23e journée de campagne électorale. Vous pouvez accéder à tous les contenus du dossier Élections provinciales - Québec 2022 de Radio-Canada.

  • Le maire de Québec, Bruno Marchand, affirme qu’il ne pourra jamais appuyer un projet de troisième lien sans études pour en démontrer la nécessité et les effets sur le réseau routier de la capitale. Bruno Marchand refuse de suivre aveuglément le gouvernement provincial en faisant le petit train et en chantant Locomotion.

    Je vais m'y opposer si on me l'impose sans être capable de me présenter les faits et la science derrière, c'est sûr, a affirmé le maire Marchand.

    Plus tôt dans la journée, le premier ministre sortant a indiqué que le choix d’un tunnel pour relier les centres-villes de Québec et de Lévis était effectivement une décision politique de la Coalition avenir Québec (CAQ).

    François Legault dit souvent qu'il est pragmatique, bien je suis désolé, mais ça, c'est le contraire d'être pragmatique, ça c'est être dogmatique, a contre attaqué le co-porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois. Ce que dit François Legault, c'est que peu importe les études, peu importe la science, peu importe les chiffres, peu importe les besoins : je veux mon troisième lien.

    On ne peut pas investir des milliards de dollars sur une question de feeling. Ça en devient ridicule, ça a l'air de plus en plus fou ce projet-là, a-t-il ajouté.

    Au Parti québécois, le chef Paul St-Pierre Plamondon a déclaré que le seul objectif de François Legault était de se faire réélire. Peut-être jusqu'à 10 milliards de dollars dépensés en fonction de la politique. C'est un bel exemple d'une gestion où c'est l'intérêt de la CAQ qui prime sur l'intérêt public.

  • La Vérif

    Deux personnes devant un lutrin.

    Gabriel Nadeau-Dubois et la Dre Mélissa Généreux lors d'une annonce de Québec solidaire sur la santé mentale.

    Photo : Radio-Canada / Valérie Gamache

    Pour améliorer l’accès aux soins de santé mentale dans la province, Québec solidaire propose d’ajouter 900 psychologues et 1000 professionnels de la santé mentale dans le réseau public. Gabriel Nadeau-Dubois affirme que les listes d’attente pour obtenir des soins en santé mentale se sont allongées pendant le mandat du gouvernement Legault. Qu’en est-il? Les explications de La Vérif.


    Par ailleurs, des organismes d'aide en santé mentale ont dévoilé leurs attentes en ce qui a trait à l'amélioration des services et à la bonification de leur financement. La pandémie a exacerbé les besoins de la population de services d'aide en santé mentale, et certains organismes de première ligne dans l'Est-du-Québec considèrent que leur travail de prévention mériterait d'être mieux connu.

  • Dans une mêlée de presse en fin d'après-midi, le chef du Parti conservateur du Québec a encore insisté pour que François Legault dévoile les études liées au projet de troisième lien entre Québec et Lévis.

    Il dit qu’on dit n’importe quoi parce qu’on défend le projet qu’il défendait il y a quatre ans, c’est quand même assez particulier, a déclaré Éric Duhaime.

    Ce n’est pas vrai qu’on va donner un chèque en blanc à M. Legault, a-t-il ajouté. Les gens ont besoin de savoir sur quoi il se base pour arriver avec un projet de tunnel. Les gens ont le droit de savoir ce qu’il y a dans les études qu’il cache, même si ce sont des études qui ont été faites avant la crise sanitaire.

    À l'invitation des journalistes, le chef conservateur a dû expliquer ce qui le dérange à ce point dans un projet de tunnel, puisque son propre parti est en faveur de la création d'un troisième lien sous la forme d'un pont dont le tracé serait établi à l'est et non de centre-ville à centre-ville, comme le défend désormais la Coalition avenir Québec.

    Un tunnel, c’est deux fois plus long à construire, plus cher, on ne peut pas y transporter de matières dangereuses et les risques de dépassement de coût sont beaucoup plus grands. Ce sont ces quatre choses, essentiellement, qui me dérangent, a énuméré M. Duhaime.

    Et la nécessité de faire ça de centre-ville à centre-ville plutôt que de terminer le périphérique autour de la région de Québec, on ne la comprend pas, la décision, a-t-il ajouté.

  • Dominique Anglade parle aux médias à l'extérieur.

    La cheffe du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade, affirme que la valorisation de l'immigration n'a jamais été une priorité pour François Legault.

    Photo : Radio-Canada / John Jaramillo

    La cheffe du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade, est revenue sur le thème de l’immigration en mêlée de presse, accusant une fois de plus François Legault d’alimenter la peur de l’autre et d'établir des liens douteux avec la violence et la louisianisation du Québec et disant déplorer que ses propos font mal aux gens.

    Or, Dominique Anglade a fait valoir que le chef caquiste ne valorise pas l’immigration, et ce, depuis longtemps. Membre de l’équipe de François Legault il y a quelques années, elle a expliqué que l’immigration, pour lui, sert de levier afin de gagner des points.

    J’ai quitté [la CAQ] pour ces raisons. J’ai quitté parce que j’ai toujours senti qu’on instrumentalisait cet enjeu pour monter les Québécois les uns contre les autres. C’est la raison pour laquelle j’ai quitté la CAQ et je pense qu’il ne l’a jamais accepté, a-t-elle déclaré.

    Mme Anglade a raconté les discussions tenues en privé lors desquelles le leader de la CAQ a démontré peu d’intérêt envers l’immigration. [Je l'ai remarqué] dans cette manière de dire qu’il faut absolument réduire les seuils parce que ça va être populaire. Je l’ai même écrit dans mon livre. ''On va même réduire le nombre de personnes qu’on va accueillir chez nous parce que ça va plaire à une partie de la population.'' Il disait cela. C’est cela, les discussions qu’il y avait, les discussions de dire que des enfants ne devraient pas porter de signes religieux quand ils jouent au soccer. Ça a été la goutte qui a fait déborder le vase quand j’ai décidé que je ne pouvais plus faire partie de cette équipe, a-t-elle relaté.

    Elle a précisé qu’elle n’est pas la seule à avoir éprouvé un inconfort et à avoir manifesté son désaccord. Il y avait d’autres gens. Puis il y en a d’autres qui sont partis aussi. Il y en a qui étaient très à l’aise avec ça. Manifestement, il y a des gens qui sont encore à l’aise avec ça. Ce ne sera jamais moi, a-t-elle indiqué.

  • À propos de l'absence de candidats de la CAQ lors de plusieurs débats depuis le lancement de la campagne, le chef du Parti québécois a accusé le parti de François Legault d'avoir « une conception de la démocratie où c'est la CAQ d'abord ».

    Les candidats de la CAQ ne sont pas là pour servir les intérêts de la population. Ils sont là pour servir les intérêts de la CAQ.

    Une citation de Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois

    Selon Paul St-Pierre Plamondon, les candidats de la Coalition avenir Québec n'ont pas « cette liberté d'expression » pour s'exprimer sur certaines questions.

    « Ça donne des candidats qui ne font pas les débats. Ça donne des études qu'on nous cache alors qu'elles sont financées avec des fonds publics. Ça en dit long sur ce qu'ils pensent de la démocratie et du temps qu'on doit accorder à la population, une fois aux quatre ans seulement », a-t-il ajouté.