Décrypteurs

La pandémie sur le web : des conspirations contagieuses

Par Marc Boulanger et Jérémie Tousignant

La boîte courriel des Décrypteurs a explosé pendant la pandémie. Nous avons analysé son contenu et avons constaté que l'inquiétude entourant la COVID-19 a créé un climat propice à la propagation des théories du complot sur les réseaux sociaux.

Du 1er mars au 31 août, les Décrypteurs - dont la mission est de combattre la désinformation - ont reçu 5230 courriels de la part de 4077 internautes désirant vérifier la validité d'informations circulant sur le web.

Un total de 5413 URL, menant vers des contenus de tous genres, sont mentionnées dans les courriels. Ces publications proviennent de deux principales sources : Facebook (21 %) et YouTube (24 %). Les publications provenant de Facebook liées à ces URL ont cumulé plus de 95 millions de visionnements, ont récolté plus d’un million de commentaires, ont suscité plus de 2 millions de réactions et ont été partagées plus de 3 millions de fois. Les vidéos provenant de YouTube associées à ces URL ont été vues 233 millions de fois.

Nous avons classé ces courriels et URL par thématique, en fonction de mots-clés spécifiques repérés dans leur texte. Cette méthode nous a permis d’identifier les thèmes abordés dans 4682 courriels, soit 89,5 % de l’ensemble des courriels reçus. Notons que le contenu des courriels est resté confidentiel.

Si certains thèmes comme les réseaux sociaux ou le virus lui-même y sont présents de manière constante, d’autres n’y apparaissent que de manière périodique, comme c’est le cas pour la question du port du masque.

Certaines thématiques, comme les théories du complot, quant à elles, s’avèrent gagner en importance au fil du temps. La proportion de courriels abordant le thème des théories du complot augmentait plus la pandémie progressait.

« Pour plein de raisons, il y a des gens qui se posaient des questions à propos de la pandémie qui sont partis à la recherche d’informations sur le web et dans les réseaux sociaux et qui ont été exposés à toutes sortes de théories du complot », explique Jeff Yates, journaliste de l’équipe des Décrypteurs.

Marie-Ève Carignan, directrice du Pôle médias de la Chaire UNESCO en prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violents, abonde dans le même sens. « On voit que ces gens étaient très insécurisés par la situation et cherchaient des réponses », explique-t-elle.

« Les médias traditionnels ne pouvaient pas nécessairement leur en apporter en raison du manque de données probantes, du fait que la science évolue. Il y a même eu des études qui se sont contredites. Ça peut pousser à aller voir ailleurs. »

Marie-Ève Carignan, directrice du Pôle médias de la Chaire UNESCO-PREV

« Et les gens sur Internet, aussi étrange que cela puisse paraître, trouvent un certain confort en ayant l’impression de trouver des réponses à leurs questions, même si ces réponses-là veulent dire qu’il y a un complot et qu’on nous cache des choses », précise-t-elle.

Alexis Cossette-Trudel, animateur de la chaîne conspirationniste YouTube Radio-Québec, est à la source des publications les plus signalées aux Décrypteurs dans cette catégorie. Au total, 15 vidéos diffusées sur cette chaîne entre mars et juillet ont été mentionnés dans 90 courriels.

Dans une vidéo publiée le 10 avril et ayant été visionnée plus de 538 000 fois, l'animateur affirme que le gouvernement et la santé publique gonflent le nombre de personnes infectées et décédées de la COVID-19 pour légitimer leur programme politique.

Ce type de discours accusant les autorités de mentir sur les bilans officiels a beaucoup circulé sur le web. 67 courriels envoyés aux Décrypteurs associés à la thématique du complot ont aussi été associés au thème du bilan lié au virus.

48 courriels ont mentionné deux vidéos diffusées par une chaîne YouTube nommée EVRARD, où l'auteur se base sur plusieurs fausses informations et sur les propos d’experts pris de manière détournée ou hors de leur contexte, pour avancer cette théorie et minimiser l’impact de la pandémie. Cette chaîne YouTube a déjà diffusé plusieurs vidéos conspirationnistes, dont certaines affirment entre autres que la Lune n’existe pas.

47 courriels reçus parlent d’un doute envers des publications remettant en question les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Des théories complotistes accusent l’organisation de mentir à la population sur les bilans officiels de la pandémie ou encore d’avoir inventé la pandémie de toutes pièces avec la complicité des politiciens et des médias.

Des conspirationnistes ont affirmé que François Legault serait lié à des entreprises pharmaceutiques et qu’il aurait des avantages financiers à empêcher l’usage de la chloroquine au Québec et à imposer la vaccination à la population.

QAnon s’invite dans la confusion

La politique, l’économie et l’immigration sont des thèmes qui ont nourri les conspirations sur les réseaux sociaux. Par exemple, une publication Facebook racontait qu’Ottawa allait obliger les personnes de 65 ans et plus à payer l’entièreté des coûts des médicaments en raison de la pression économique exercée sur le budget avec la pandémie. Une autre mentionne à tort que le gouvernement canadien profitait de la pandémie pour faciliter l’accès au territoire à des immigrants chinois.

Selon Jeff Yates, si ce genre d’histoire à propos du gouvernement sont « vieilles comme le monde », des théories complotistes plus extrêmes ont connu une importante visibilité au cours des derniers mois.

Des internautes ont signalé des rumeurs circulant sur les réseaux sociaux qui propageaient l’idée que Justin Trudeau, pendant sa période d’isolement à Rideau Hall, était en réalité en état d’arrestation. D’autres prétendaient qu’il serait relié à un réseau de trafic d’enfants. Cette dernière rumeur a d’ailleurs été propagée dans une vidéo de Radio-Québec ayant accumulé plus de 149 600 visionnements.

Ces deux théories s’apparentent au mouvement grandissant QAnon qui, comme l’explique Jeff Yates dans un article à leur sujet, prétend qu’une cabale satanique et pédophile contrôle le gouvernement américain et l’élite politique mondiale et que celle-ci ne pourrait être arrêtée que par le président Trump lui-même. Le lien entre M. Cossette-Trudel et le groupe complotiste a été décrié par les internautes. Trois courriels ont mentionné une longue vidéo diffusée par le Stu-Dio le 29 mars portant sur QAnon dans laquelle l’animateur de Radio-Québec explique son appartenance au mouvement.

Marie-Ève Carignan et son équipe ont constaté la présence du mouvement QAnon dans les réseaux sociaux dès le mois d’avril. « Dès le début de la pandémie, il y a une certaine frange de gens qui partageait des thèses complotistes en lien avec la COVID, mais qui adhérait aussi à des mouvements d’extrême droite qui faisaient déjà le pont avec QAnon », explique la chercheuse.

« Avant la pandémie, le genre de personne qui croyait à des conspirations comme QAnon n’était pas porté à écrire aux Décrypteurs  », rapporte Jeff Yates. « C’était quelqu’un qui était profondément enfoncé dans des conspirations. Donc, pour eux, les médias ne sont pas des ressources fiables. Le fait qu’on ait reçu des questions là-dessus, dans notre boîte courriel, est la preuve qu’il y a énormément de gens ordinaires, pas portés sur les conspirations, qui ont été exposés à du contenu comme celui-là. »

L’utilisation du mot-clé QAnon a d’ailleurs bondi dans le moteur de recherche Google chez les internautes québécois au cours de la pandémie, particulièrement en août.

Facebook a annoncé cette semaine qu'il fermait les pages, les groupes et les comptes liés au mouvement QAnon, y compris Radio-Québec et la page personnelle d'Alexis Cossette-Trudel. Cette opération de grande ampleur touche également le réseau social Instagram, qui appartient aussi à Facebook.

Des « experts » qui n’en sont pas

Plus de 350 courriels mentionnent des publications propageant des informations trompeuses ou mensongères en s’appuyant sur la parole d’experts. Certaines affirment se baser sur les propos de chercheurs crédibles ou de spécialistes sans ne jamais les nommer. D’autres vont détourner des citations d’experts connus sans toutefois mettre celles-ci dans leur contexte.

Dans de nombreux cas, l’expert au coeur de l’information donnée n’a parfois aucune qualification dans le domaine scientifique sur lequel il se prononce ou il s’agit d’une personne controversée dans son domaine et dont les propos sont rejetés par la communauté scientifique.

Une vidéo diffusée le 2 mars sur YouTube dans laquelle un dénommé Pascal Borel évoque le danger d’une seconde infection au virus a été signalée par les internautes qui s’interrogeaient sur la crédibilité de l’homme et sur la véracité de ses propos. Il s’agit de la publication la plus signalée aux Décrypteurs parmi les courriels reçus. Elle est mentionnée dans 84 des 326 courriels reçus les 26, 27 et 28 mars. Il s’avère que M. Borel est en fait un ancien entrepreneur suisse, actif dans l’importation d’ananas, qui prétend avoir appris la biologie moléculaire de manière autodidacte.

Durant la pandémie, certaines personnes se qualifiant d’experts ou personnalités controversées du monde scientifique ont fait la promotion de médicaments dont l’efficacité contre le virus n’a pas été prouvée, comme l’a fait le docteur français Didier Raoult avec l’hydroxychloroquine.

Le thème des traitements est d’ailleurs présent dans le contenu de 56 courriels reçus par les Décrypteurs.

D’autres ont prétendu que les tests de dépistage comportent des dangers pour la santé. Dans une vidéo sur Facebook diffusée le 20 juillet, un internaute du nom de Claude Gélinas affirme que les écouvillons utilisés pour les tests de dépistage de la COVID-19 causent de graves dommages à une membrane protectrice du cerveau située dans la cavité nasale. Ce qui est faux. Une version de la même vidéo circulant sur les réseaux sociaux a même été détournée de manière à présenter son auteur comme étant docteur en anthropologie de l’Université de Montréal. Ce que M. Gélinas, qui possède en réalité un baccalauréat en science de la consommation à l’Université Laval, a lui-même critiqué sur sa page Facebook. Mentionnée dans 15 courriels, cette version falsifiée de la vidéo a été partagée plus de 12 000 fois sur Facebook.

D’autres publications ont semé le doute quant à l’efficacité des mesures prises pour empêcher la propagation du virus. Par exemple, Denis Rancourt, un professeur anciennement employé à l'Université d’Ottawa, apparaît dans deux capsules contre l’efficacité du port du masque. Ayant une formation en physique, M. Rancourt n’est un expert ni en médecine ni en épidémiologie. Ensemble, les deux vidéos ont été mentionnées dans 18 courriels et ont été vues par plus de 250 000 personnes.

L’origine du virus contestée

Région d’origine du virus, la Chine est sans surprise au coeur des questionnements des internautes. Entre le 31 mars et le 30 avril, 44 courriels ont été envoyés aux Décrypteurs pour exprimer un doute sur des articles parlant de l’évolution de la pandémie là-bas ou sur des publications évoquant l’idée que le virus a été créé dans un laboratoire.

Des experts du monde médical ont même corroboré cette idée. Le professeur Luc Montagnier, Prix Nobel de médecine en 2008, a affirmé que celui-ci résultait d’une tentative de créer un remède contre le VIH, dans une entrevue à la chaîne française CNews diffusée sur YouTube le 17 avril 2020.

Le Prix Nobel interprète les données transmises dans une étude mise en ligne par des chercheurs indiens évoquant des similarités dans une portion du code génétique des deux virus. De leur côté, les chercheurs en question ont nié avoir tiré de telles conclusions. Rien dans ce document ne mentionne quoi que ce soit sur l’origine du virus.

« Scientifiquement, ça ne tient pas tellement la route », dit le docteur en biochimie et microbiologie à l’Université de Montréal Christian Baron, en commentant l’interprétation faite par M. Montagnier de l’étude en question. « Quand j’ai vu la vidéo, j’ai trouvé ça un peu triste parce que c’est un homme qui a fait des choses importantes pour la science, mais il ne devrait pas dire des choses qui vont aider les gens à rapporter de fausses nouvelles. »

Le port du masque

Tout au long de la pandémie, l’efficacité du masque pour contrer la propagation du virus ou les dangers reliés au port du couvre-visage sont des questions récurrentes, mais reviennent plus fortement lors de trois périodes, en début du confinement, à la fin du mois de mai et en juillet.

Le 2 avril, les internautes se sont interrogés sur la véracité du détournement par les États-Unis de livraisons de masque N95 destinés au Canada. On craignait une pénurie de matériel à cette période.

À la mi-mai, on se questionnait par rapport aux publications mensongères évoquant l’idée que le masque peut causer un manque d’oxygène s’il est porté longtemps. Ces rumeurs ont par ailleurs continué de circuler.

Du 12 au 17 juillet, de 2 % à 40 % des courriels traitaient du masque. Cette importante proportion peut s’expliquer par la forte présence du port du masque dans l’espace médiatique à ce moment, selon le journaliste Jeff Yates. Le 13 juillet, Québec a annoncé l’obligation du port du masque dans tous lieux publics fermés à partir du 18 juillet.

« Quand un sujet est beaucoup dans l'actualité, c’est sûr qu’il y a plus d’information vraie et pas vraie sur le sujet. Ça ressort dans ce qui apparaît sur le web », explique Jeff Yates.

À propos de la 5G

La présence du thème de la 5G dans les courriels reçus coïncide avec une période durant laquelle des tours cellulaires ont été incendiées dans la région de Laval et des Laurentides. Un couple de Sainte-Adèle a d’ailleurs été arrêté le 7 mai en lien avec ces incendies. À cette période, les recherches sur Google du terme « 5G » augmentent chez les internautes québécois.

Durant la pandémie, les Décrypteurs ont fait la lumière sur des publications attribuant la propagation du virus à la 5G.

« Il y a tout le temps eu des questionnements à propos des ondes magnétiques », explique Jeff Yates. « Il y a des questions qui sont tout à fait légitimes et que les gens se posent depuis longtemps. Mais de voir des gens qui se mettent à dire que la 5G cause la COVID-19 et que le virus est une invention, ça, c’étaient des idées qui étaient autrefois seulement dans les coins les plus extrêmes des conspirationnistes du web. »

Le rôle des réseaux sociaux

Le thème des réseaux sociaux est omniprésent dans les courriels reçus depuis le début de la pandémie, puisqu’il s’agit de la principale source de désinformation ayant semé le doute chez les internautes qui ont écrit aux Décrypteurs.

Dans leurs courriels, des internautes expliquent avoir pris connaissance de publications trompeuses à travers les réseaux sociaux via un ami ou un membre de la famille. Ils ont écrit aux Décrypteurs parce qu’ils s'inquiétaient de voir un proche partager ce type de contenu.

Des liens menant vers des publications complotistes ont même été partagés à travers les fils de discussion associés aux diffusions en ligne des points de presse quotidiens des deux premiers ministres, selon ce qu’en témoignent des internautes dans leurs courriels.

« Les conspirations ont toujours existé », raconte Jeff Yates. « Dans les premiers contenus sur le web, il y avait des conspirations. Mais c’était sur des petits forums où personne n’allait. Il fallait vraiment chercher pour trouver du contenu conspirationniste. C’était un peu comme aller à la bibliothèque pour trouver des livres sur les extraterrestres ou la magie noire. »

Le journaliste croit que les réseaux sociaux ont joué un rôle important dans la propagation des théories complotistes les plus extrêmes durant la pandémie, en exposant un large auditoire à des théories habituellement relayées dans des groupes hermétiques.

Marie-Ève Carignan croit elle aussi que les réseaux sociaux ont contribué à l’adhésion rapide de ce public à certaines fausses nouvelles et thèses complotistes.

« Des thèses comme “Est-ce que ça a été fabriqué en laboratoire? Est-ce que les pharmaceutiques sont impliquées?”, ça existait déjà pour d’autres maladies. Pour l’Ebola et le sida, on entendait la même chose, mais la vitesse de propagation et l’adhésion à ces idées sont vraiment particulières dans le cas de la COVID. » Selon elle, cette adhésion est corollaire à la circulation rapide et massive des fausses nouvelles sur les réseaux sociaux pendant la pandémie.

Méthodologie

Nous avons analysé les 6497 courriels contenus dans la boîte de réception courriel des Décrypteurs jusqu’au 31 août 2020. Avec l’aide de Google takeout, la boîte courriel a été convertie en format mbox. Un programme rédigé en python utilisant la librairie mailbox a permis d’extraire les données suivantes. Les données des courriels sont restées confidentielles.

  • Provenance du courriel (from)
  • Destinataire du courriel (to)
  • Sujet (subject)
  • Date d’envoi du courriel (datetime)
  • Les URL partagées (urls)
  • Le texte (body)

Nous avons retiré les courriels envoyés avant le 1er mars 2020 exclusivement (n=834) et ceux provenant des membres de l’équipe des Décrypteurs (n=433). Les 5230 courriels restants ont été utilisés pour l’analyse.

Des 5230 courriels, on retrouve 9532 URL dans le texte ou le titre du courriel. On a retiré toutes les URL ajoutées automatiquement par des systèmes de messagerie (n=564). Certains courriels (n=47) contenaient une liste d’URL provenant du même domaine. Pour éviter de comptabiliser plusieurs fois une information redondante, nous avons uniquement conservé 5 URL par domaine pour un même courriel, les autres URL ont été supprimées (n=289). Par exemple, cela implique qu’un courriel pouvait uniquement contenir 5 URL provenant de Facebook ou YouTube ou Twitter, etc. Il reste 541 URL parmi les 5230 courriels pour l’analyse.

Facebook et YouTube occupaient une grande proportion des URL, 21,47 % et 24,66 %. Nous avons standardisé ces URL (Facebook n= 1162; YouTube = 1335) à l’aide de leur ID de contenu (vidéo/post). En effet, deux URL peuvent pointer vers le même contenu, mais avoir une URL différente selon la façon dont elle a été partagée. Pour nous assurer que deux URL différentes menant vers un même contenu soient comptabilisées comme identiques, nous avons standardisé les URL. Celles de Facebook prennent la forme de https://www.facebook.com/CONTENU_ID/ et https://www.youtube.com/watch?v=CONTENU_ID/.

Des 5230 courriels, 4 256 mots uniques ont été détectés. Nous avons calculé le nombre de courriels ayant utilisé au moins une fois chaque mot. Ces données ont guidé l’équipe dans la création de 17 thématiques contenant 1 à 18 mots représentatifs de la thématique.

Pour catégoriser les courriels, nous avons observé si l’un des mots d’une thématique était présent dans le texte du courriel ou son titre. Le texte contenu dans le titre ou dans la description d’une vidéo YouTube a également été utilisé pour perfectionner l’assignation des thèmes.

Pour améliorer la catégorisation des courriels, nous avons standardisé le texte en retirant tous les emojis et les caractères qui faisaient partie de l’alphabet grec, chinois ou arabe. De plus, nous avons cherché le féminin et le pluriel des mots servant à catégoriser les courriels. Par exemple, pour le mot « vaccin », on cherchait également « vaccins ».

Nous avons automatisé l’extraction des données liées aux URL de Facebook et YouTube partagés dans les courriels. Pour Facebook, nous avons été chercher les données suivantes, si elles étaient disponibles, en effectuant une requête à l’URL pour obtenir le code HTML de la page où les données étaient affichées :

  • Titre
  • Nombre de vues
  • Nombre de commentaires
  • Nombre de partages
  • Nombre de réactions

Pour YouTube, nous avons été chercher les données suivantes à l’aide de la librairie Pytube :

  • Titre
  • Auteur
  • Description
  • Note (/5)
  • Nombre de vues

Ces données ont été utilisées pour la rédaction de l’article uniquement.

Marc Boulanger et Jérémie Tousignant stagiaires boursiers IVADO, Melanie Julien chef de pupitre, Naël Shiab journaliste de données, Santiago Salcido et Charlie Debons designers, André Guimaraes développeur, Martine Roy coordonnatrice