La Formule Ford n’ayant plus de secret pour lui, Gilles décide de courir en Formule Atlantique. Un pas en avant dans sa carrière de coureur automobile.

Il courra en tout trois saisons en Formule Atlantique dans le cadre des championnats canadien et nord-américain.

Les débuts de Villeneuve seront cependant difficiles – accidents et jambe fracturée, sorties de piste, bris mécaniques – mais Gilles est très rapide et toujours aussi spectaculaire.

1973

Ontario

En juillet 1973 à Mosport, au nord de Bowmanville, en Ontario, c’est l’accident.

On a alterné les pneus usés de la voiture jaune de Villeneuve qui porte le numéro… 13!

Conduite dans son style flamboyant que le public adore, elle ne tient pas aussi bien la route qu’il le voudrait. L’auto glisse, s’envole hors circuit et atterrit dans une barrière d’acier. Le capot est enfoncé, les roues avant sont tombées. Gilles a une jambe cassée.

Malgré ses protestations, il se retrouve plâtré. L’immobilité lui pèse tellement que, finalement, après moult supplications de la part de Gilles, le médecin accepte de remplacer son plâtre par un plus petit, moins encombrant.

Avec Joann et les enfants, Gilles conduira quand même lui-même sa caravane jusqu’à Saint-Jean, à Terre-Neuve, pour une prochaine compétition à laquelle il participera.

5 septembre 1976

Trois-Rivières : la révélation

Des champions d’Europe ont été invités à courir à Trois-Rivières en Formule Atlantique. On compte James Hunt, pilote britannique, futur champion du monde, quelques mois plus tard au Japon en F1, l’Australien Alan Jones, l’Italien Vittorio Brambilla et les Français Patrick Depailler et Patrick Tambay.

Le 5 septembre 1976, jour de la course, le style de pilotage unique et fulgurant de Gilles, sa vitesse et les risques qu’il prend vont droit au coeur des spectateurs venus le soutenir. Il ne va pas les décevoir, car il bat tous ses concurrents ! Il remporte aussi le meilleur tour.

Pour lui, c’est la course la plus importante de la saison, même si ce n’est pas un championnat. Il s’est mesuré à des pilotes de course plus expérimentés et les a tous laissés derrière lui.

Lors de son tour d’honneur dans les rues de Trois-Rivières, les gens pleurent d’émotion ou hurlent de joie. Gilles Villeneuve est une révélation. Les médias s’emparent de ses faits et gestes. Les journalistes commentent ses prestations, ses performances, sa vitesse et ses réflexes ultrarapides.

Ce jeune Québécois fait parler de lui, non seulement dans sa propre province et dans le reste du Canada, mais également en Europe où l’on raconte ses performances. Les pilotes de course européens qui ont concouru contre lui en parlent avec étonnement et même admiration.

Vers l’Europe

L’année 1976 lui vaut le titre de champion de l’American International Motorsports Association (IMSA), en Formule Atlantique. Sur 11 épreuves, il en a remporté 10. Il a atteint 6 fois le meilleur tour et a été 9 fois en pole position, c’est-à-dire premier sur la grille de départ.

Dans le classement final du Challenge Player’s, il est premier avec 120 points; premier également dans le classement final de l’IMSA, avec 80 points.

Le nom de Gilles Villeneuve a désormais du poids dans les courses automobiles à travers le monde.

Teddy Mayer, à la tête de l’écurie britannique de Formule 1 McLaren, lui fait une offre.

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