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Le Conseil des Atikamekw de Wemotaci demande la levée du barrage d’une route forestière

Vue sur le village de Wemotaci en plein hiver.

Le Conseil des Atikamekw de Wemotaci a voulu se dissocier de ce petit groupe de militants. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme

Le Conseil des Atikamekw de Wemotaci exige la levée immédiate du barrage routier en cours au kilomètre 104 de la route forestière 25, en Haute-Mauricie.

Depuis dimanche soir, un groupe de militants bloque l’accès de cette route près de la communauté pour exiger un moratoire sur l’exploitation forestière, ciblant le conseil de bande atikamekw, la Ville de La Tuque et les gouvernements.

Le Conseil des Atikamekw de Wemotaci a voulu se dissocier de ce petit groupe. Sa cheffe, Viviane Chilton, précise en entrevue que les dissidents, qui maintiennent le blocage, ne représentent qu’eux-mêmes et n'ont ni l’appui du Conseil ni celui de la population de Wemotaci.

Elle souligne qu’il est primordial de laisser la négociation présentement en cours pour faire valoir les droits ancestraux des Atikamekw se poursuivre.

La semaine dernière, les gardiens du territoire des Atikamekw de Wemotaci ont signé une entente-cadre avec le gouvernement québécois concernant la foresterie et les baux de villégiature sur leur territoire.

Celle-ci implique la mise en place d’une série de mesures intérimaires. Parmi elles, la reconnaissance de territoires ayant une importance significative pour le maintien et la transmission du mode de vie propre aux Atikamekw de Wemotaci, ainsi que la mise sur pied d’un comité mixte et d’un processus de règlement des différends.

La cheffe de Wemotaci, Viviane Chilton.

La cheffe de Wemotaci, Viviane Chilton (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Marie-Laure Josselin

La cheffe de Wemotaci précise avoir invité les dissidents à une rencontre la semaine dernière pour en discuter, mais ces derniers auraient refusé d’y participer.

Viviane Chilton précise qu’il s’agit du groupe qui a bloqué les opérations forestières et minières pendant plusieurs semaines au printemps dernier, sur la route 25 qui relie la communauté atikamekw à La Tuque.

L’intervention du gouvernement du Québec

Pour sa part, la Ville de La Tuque appelle le gouvernement du Québec à intervenir. Dans un communiqué, le maire affirme que c’est lui qui possède les compétences et les outils pour mettre fin à ce conflit.

On ne peut pas tolérer que des individus qui n’ont même pas l’appui des communautés atikamekw mettent en péril nos entreprises forestières, l’exploration minière et nos pourvoiries, en plus de nuire à nos opérations municipales, souligne-t-il.

Le maire déplore que le blocage du printemps dernier ait entraîné des pertes de millions de dollars pour l’industrie forestière et minière, dont les activités ont aussi été perturbées par les feux de forêt.

Luc Martel ajoute sa voix à celle du Conseil des Atikamekw et privilégie également la négociation pour mettre fin à ce conflit.

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