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Un tout premier marché de Noël pour Kanesatake

Le marché de Kanesatake présenté au parc national d'Oka

Le marché de Kanesatake présenté au parc national d'Oka

Photo : Radio-Canada / Evelyne Côté

Tourisme Kanesatake présente pour la première fois un marché autochtone d'hiver en fin de semaine au parc national d'Oka.

C'est l'aboutissement de deux ans et demi de travail pour la chargée de projet de l'organisation, Véronique Vincent.

Tu as un mandat : développer le tourisme à Kanesatake. Tu pars de où? C'est long là, il faut que tu trouves des sous, explique-t-elle.

Elle fait remarquer que la communauté mohawk ne dispose d'aucune infrastructure touristique, c'est pourquoi le marché a trouvé sa place entre le lac des Deux Montagnes et la forêt laurentienne au parc national d'Oka.

Le tourisme qu'on veut développer, on ne veut pas aller dans le folklore. On veut vraiment être à l'écoute des gens, des jeunes et ne pas ignorer le passé.

Une citation de Véronique Vincent, chargée de projet, Tourisme Kanesatake
La chargée de projet pour Tourisme Kanesatake, Véronique Vincent

La chargée de projet pour Tourisme Kanesatake, Véronique Vincent

Photo : Radio-Canada / Evelyne Côté

Elle a réussi de fil en aiguille à convaincre une quarantaine d'artisans de Wendake, de Mashteuiatsh et de différentes communautés au Québec de participer à ce premier marché de Noël. C'est une affaire d'équipe. C'est du bouche-à-oreille, c'est de solliciter les gens et d'aller cogner aux portes, raconte Véronique Vincent.

L'art mohawk à l'honneur

Nicole Karonhienhawe Gagnier, de Kanesatake, est venue vendre des savons faits d'huiles essentielles de menthe poivrée, de lavande, de citron et d'orange confectionnés par sa fille Sage Harrington, âgée de 14 ans.

Sage Harrington, 14 ans, de Kanesatake, est venue vendre ses savons avec sa mère Nicole Karonhienhawe Gagnier au marché de la communauté mohawk

Sage Harrington, 14 ans, de Kanesatake, est venue vendre ses savons avec sa mère Nicole Karonhienhawe Gagnier au marché de la communauté mohawk

Photo : Radio-Canada / Evelyne Côté

C'est une belle chance pour les gens de voir tout ce qu'on peut faire, souligne-t-elle. Elle estime que ce marché permet aux visiteurs de voir l'autre côté de la communauté qui n'est pas dans les médias.

Le côté plus vrai, affirme Nicole Karonhienhawe Gagnier, qui a aussi présenté devant le public des chants traditionnels mohawks avec un groupe de femmes de la communauté.

Des chants traditionnels mohawks au marché autochtone d'hiver de Kanesatake.

Des chants traditionnels mohawks au marché autochtone d'hiver de Kanesatake.

Photo : Radio-Canada / Evelyne Côté

Un sentiment de fierté anime les artisans mohawks qui participent à ce tout premier marché de Kanesatake.

Ça me chauffe le cœur. Ça a vraiment donné comme un rush de pouvoir être ici et de représenter la communauté.

Une citation de Samantha Pépin, torréfacteur mohawk chez Moccasin Joe

Un moment de partage

Lydia Etok, une artiste originaire de Kangiqsualujjuaq au Nunavik qui vit à Montréal, est venue partager ses créations. Elle fabrique entre autres des boucles d'oreilles en peau de phoque et en panache de caribou et d'orignal.

Sa cousine et son cousin participent aussi à l'événement. On s'est dit: pourquoi ne pas participer au marché ici? Ça se passe très bien, indique-t-elle.

Nadine Dansereau est ravie de pouvoir découvrir l'art et les techniques mohawks. Elle est venue de Mascouche pour visiter le marché. Ça me donne toujours le goût d'essayer et de voir le talent de gens, c'est wow, dit-elle.

Pour Louise Elsliger, qui habite Saint-Placide, près de la communauté mohawk, il s'agit d'une belle occasion de découvrir les produits et l'artisanat de différentes communautés autochtones.

Moi je trouve ça intéressant de découvrir autre chose que ce que l'on voit quand on traverse Kanesatake en voiture, souligne-t-elle.

La chargée de projet pour Tourisme Kanesatake, Véronique Vincent, soutient que ce premier marché de Noël est le début d'une histoire.

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