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Un nouveau refuge autochtone près du square Cabot à Montréal

Une personne entre dans la tente, de dos, en tirant un cabas.

Un nouveau refuge peut accueillir des itinérants autochtones au centre-ville de Montréal.

Photo : Ivanoh Demers / Ivanoh Demers Ivanoh Demers

Afin de poursuivre la mission de la tente fermée l’an dernier au square Cabot, à Montréal, des Innus gèrent désormais un nouveau refuge offrant repos et repas chauds aux itinérants, souvent autochtones, de ce secteur.

Ce refuge, nommé Maison Raphaël-André, a ouvert ses portes à la fin de janvier 2023, et accueille des personnes en situation d’itinérance entre 15 h et 7 h tous les jours.

Il y a 30 lits. On a de la place pour 15 femmes et 15 hommes, dit la coordonnatrice, Alexandra Ambroise.

On accueille tout le monde, ajoute-t-elle. Autochtone ou non.

Même si le refuge est ouvert depuis peu, il change vraiment la donne pour ses usagers, constate Mme Ambroise.

Les gens peuvent dormir et bien manger, dit-elle. C’est calme et apaisant comme endroit.

Alexandra Ambroise.

Alexandra Ambroise est la coordonnatrice de la Maison Raphaël-André.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

La Maison Raphaël-André, située au 2154 rue Sainte-Catherine Ouest, est à deux minutes à pied du square Cabot, souligne la coordonnatrice.

C’était dans ce square qu’était installée la tente Raphaël André, mise sur pied après le décès d’un itinérant innu.

Le 17 janvier 2021, Raphaël Napa André, originaire de Matimekush-Lac-John, a été retrouvé mort de froid dans une toilette chimique à quelques mètres d’un refuge fermé en raison de la COVID-19.

La tente érigée en son honneur a servi de halte-chaleur à des centaines de sans-abris pendant deux hivers avant sa fermeture en avril 2022.

Une solution temporaire

À l’instar de la tente, ce nouveau refuge n’est pas permanent. Sa fermeture est prévue pour le 30 avril.

Ça fait partie des mesures hivernales de la Ville, explique Alexandra Ambroise.

C’est fatiguant parce que c’est toujours à recommencer chaque année, déplore-t-elle. On aimerait que ce soit pérennisé.

Si la Ville de Montréal leur a permis d’occuper le présent local, c’est grâce à l’acharnement de Mamit Innuat, un regroupement composé des communautés d’Ekuanitshit, Nutashkuan, Unamen Shipu et Pakua Shipu.

Le chef [Jean-Charles] Piétacho [d’Ekuanitshit] n’a jamais lâché ce dossier, salue Alexandra Ambroise.

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