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Chisasibi déplore le manque de communication de François Legault

Daisy House pose derrière son bureau de travail.

La cheffe de Chisasibi, Daisy House

Photo : Radio-Canada / Émilie Parent-Bouchard

La cheffe de la Nation crie de Chisasibi, Daisy House, dénonce que le premier ministre François Legault n'ait pas consulté les Premières Nations avant de déclarer vouloir construire de nouveaux barrages.

Par communiqué, la cheffe Daisy House explique s'être fait un devoir de prendre la parole à la suite du discours d'ouverture du premier ministre François Legault à l'Assemblée nationale mercredi dernier dans lequel il a réaffirmé qu'il envisageait la construction de nouveaux barrages au Québec.

Il apparaît que les conséquences sur nos territoires, notre population et nos droits ne sont encore qu'une arrière-pensée, peut-on lire dans le communiqué.

La cheffe de Chisasibi a déclaré ne pas être au courant si le gouvernement a discuté avec d'autres Premières Nations au sujet de la construction de barrages. Elle déplore que le gouvernement ne communique pas avant de faire des déclarations sur un sujet concernant directement les territoires autochtones.

On souhaiterait que le gouvernement communique, nous voulons un dialogue de nation à nation, a déclaré Daisy House en conférence de presse mardi midi.

Des impacts concrets sur le territoire

Daisy House encourage par la même occasion les Premières Nations, les Inuit et les non-Autochtones du Québec à se sensibiliser sur l'histoire de Chisasibi, une histoire étroitement liée aux barrages depuis une cinquantaine d'années.

Je sais que plusieurs considèrent les centrales hydroélectriques comme une énergie verte et durable, mais ils sont loin de cela. Nous subissons à chaque jour les conséquences de notre rivière endiguée. Nous avons 8 des 11 barrages de Eeyou Istchee à Chisasibi et ils ont tous un impact sur nous et le débit de notre rivière, explique la cheffe Daisy House.

Un paysage dans le village cri de Chisasibi, dans le territoire d'Eeyou Istchee, dans le Nord-du-Québec.

Le territoire des Cris de Chisasibi continue de subir les conséquences de la construction de barrages par Hydro-Québec, selon Daisy House.

Photo :  CBC / Susan Bell

Nous vivons depuis 50 ans avec les barrages d'Hydro-Québec et leurs conséquences. Nos aînés, trappeurs et usagers du territoire nous disent presque chaque jour que les barrages continuent d'inonder nos lignes de trappe, érodent les rives, affectent notre eau et écosystème, tuent la faune et la flore et impactent notre quotidien et nos pratiques culturelles, ajoute-t-elle.

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