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Amnistie internationale en territoire atikamekw pour rencontrer des élus de Manawan

Les personnes qui étaient présentes lors des discussions.

Les élus de Manawan ont accueilli Amnistie internationale lundi, pour discuter du soutien que peut leur apporter l'organisation.

Photo : Radio-Canada / Jérôme Gill-Couture

Amnistie internationale s'est rendue chez les Atikamekw de Manawan dans le cadre d'une visite au Canada de sa secrétaire générale Agnès Callamard. Cette visite porte sur la crise climatique et les droits des peuples autochtones. On veut discuter des incidences de cette crise sur la vie des Atikamekw et élaborer de possibles plans d'action.

Crise de logement, route inadéquate, revendications qui ne mènent à rien... De nombreux sujets ont été abordés durant la visite, ce qui a permis à Amnistie internationale de prendre connaissance des différents dossiers au cœur des préoccupations de la communauté atikamekw de Manawan.

Le chef Sipi Flamand a notamment expliqué que présentement, dans la communauté, trois à cinq familles résident dans chaque maison. Il y aurait également présence de moisissures dans plusieurs habitations.

Les participants ont abordé le fait que des revendications territoriales et d'autodétermination sont en négociation depuis 40 ans, mais que plusieurs différends demeurent avec Québec et Ottawa.

Ces différents problèmes pourraient s'amenuiser avec une participation franche des gouvernements, mais les Atikamekw soulignent le manque de responsabilisation des gouvernements.

C'est dans ce genre de cause qu'est spécialisée Amnistie internationale, dont la raison d'être consiste à améliorer les conditions de vie de populations dont les droits sont bafoués en faisant pression sur les gouvernements concernés.

Un travail en partenariat

Les Atikamekw disposent actuellement de plus de matériel que jamais pour appuyer leurs démarches d'autodétermination.

La Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, ratifiée par Ottawa en 2010, ainsi que les conclusions des différentes commissions d'enquête sur les peuples autochtones des dernières années facilitent - en théorie - la quête d'autonomie politique.

Cependant, ils ne peuvent concentrer leurs efforts sur les négociations politiques, puisqu'ils doivent constamment répondre à des urgences en matière d'infrastructures et de logement.

Rien ne sera plus important que l'éducation pour l'avenir de notre communauté, disent les élus.

Mais ils ajoutent qu'il est présentement impossible pour les jeunes de se concentrer sur leurs études dans des maisons bondées habitées par une quinzaine de personnes.

Et pour ceux qui quittent la communauté pour aller étudier, ils ne peuvent parfois pas revenir, même s'ils le désirent, parce qu'il n'y a pas de logements.

Les trois personnes sont assises dans une tente.
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De gauche à droite, le chef de Manawan Sipi Flamand, la directrice générale d’Amnistie internationale Canada francophone France-Isabelle Langlois et la secrétaire générale d'Amnistie internationale Agnès Callamard.

Photo : Radio-Canada / Jérôme Gill-Couture

Les discussions ont laissé entendre qu'une forme de soutien à long terme pourrait être possible de la part d'Amnistie internationale, puisque l'organisation aurait la capacité d'effectuer au fil du temps des campagnes portant sur différents thèmes en respectant les besoins qui touchent la communauté dans l'immédiat.

La secrétaire générale d'Amnistie Agnès Callamard soutient que les pressions que l'organisation effectue sur les gouvernements ont le potentiel de les responsabiliser et ainsi d'aller chercher des financements ou de l'aide pour les Premières Nations.

Des campagnes peuvent également être effectuées sur le plan international, pour toucher davantage de gens et espérer qu'une pression supplémentaire soit exercée sur Québec et Ottawa par la communauté internationale.

Bien qu'elles n'aient été qu'exploratoires, les discussions permettent d'entrevoir de possibles actions concrètes de la part d'Amnistie internationale à court terme.

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