•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Renouer avec ses racines autochtones grâce à un clip vidéo

Un groupe de quatre jeunes.

Les élèves de l’école secondaire Howard S. Billings ont travaillé avec le producteur de musique cri Cayden Carfrae.

Photo :  (CBC) / Louis-Marie Philidor

Radio-Canada

Des élèves mohawks sont montés un à un sur la scène de l'auditorium de l'école secondaire Howard S. Billings à Châteauguay, au Québec. Ils se sont inclinés sous les applaudissements de leurs camarades de classe après la projection de leur vidéoclip They Fly (Ils volent) sur le grand écran.

Dès le début de la musique, le quatuor de jeunes chanteurs (en 7e et 11e années) s'est réuni autour des couleurs du drapeau de la Confédération iroquoise (Haudenosaunee).

Sous la direction de Cayden Carfrae, rappeur et producteur de musique cri, les élèves ont écrit et produit la chanson dans le cadre du programme baptisé N'we Jinan d'inPath, qui vise à mettre sous les projecteurs les voix des jeunes Autochtones et ainsi leur donner l'occasion de s'exprimer de manière créative.

Lola Rosa Onekwentaraonerate McQuaid – élève de 7e année – est la plus jeune du groupe. En entrevue, elle a dit s’être sentie nerveuse au début, mais la peur n'a pas duré longtemps, car malgré sa différence d'âge avec les autres membres, elle a rapidement senti leur sympathie.

Elle a aussi raconté avoir été ravie de l’occasion d'essayer quelque chose de nouveau en ayant le droit d’exprimer le fond de sa pensée. Chaque élève a contribué au projet en apportant des idées et des thèmes différents au processus d'écriture de la chanson, mais le message commun était de trouver la liberté par de nouveaux moyens, a-t-elle expliqué.

Je voulais vraiment participer à ce projet parce qu'on ne voit généralement pas d'Autochtones aux origines mixtes ou d'Autochtones aux yeux bleus et à la peau très claire à la télévision ou ailleurs, a-t-elle dit.

« Peu importe votre apparence physique, vous pouvez toujours être un Autochtone. »

— Une citation de  Lola Rosa Onekwentaraonerate McQuaid, élève

Lola Rosa n'avait pas vraiment envisagé de faire de la musique, mais aujourd’hui, elle n’hésite plus à affirmer haut et fort qu’elle rêve de devenir chanteuse.

Un groupe de quatre jeunes se prend en photo.

Lola Rosa Onekwentaraonerate McQuaid, à gauche, Mercadies Kawisenhtha, deuxième à partir de la gauche, Wahientha Katelyne Cross, au centre, et Phoenix Teioronhiathe Lahache, à droite.

Photo : N'we Jinan

Cette expérience lui a également permis de nouer des liens avec des membres de sa communauté mohawk (Kanien'kehá:ka) et de découvrir sa culture autochtone. Ça m'a beaucoup aidée parce que je n'ai pas vraiment beaucoup d'amis autochtones.

Quant à Wahientha Katelyne Cross – élève de 11e année –, elle aspire à monter sur la scène de Broadway après avoir obtenu son diplôme. Je veux devenir chanteuse quand je serai plus grande, alors j'ai trouvé que c'était un bon moyen d'exercer ma voix tout en fortifiant mes convictions, a-t-elle souligné.

« Je pense que c'est très important pour les jeunes enfants issus des Premières Nations de voir des Autochtones à l'écran, pour qu'ils voient qu'ils peuvent vraiment prendre leur place. »

— Une citation de  Wahientha Katelyne Cross, élève

Wahientha Katelyne a précisé avoir gagné en assurance et en confiance. C'est un programme qui nous pousse à sortir de nos limites [et] à essayer des choses inédites.

Selon le rappeur et producteur de musique, Cayden Carfrae, les jeunes se sont rapidement rapprochés et ont évolué en tant que véritables créateurs autochtones au cours du processus. Ils ont incorporé des mots kanien'kéha (mohawk) dans les paroles et choisi des lieux significatifs pour le tournage du vidéoclip à Kahnawake, situé sur la Rive-Sud de Montréal.

Nous essayons simplement de stimuler le sens de la communauté et de l'identité chez les jeunes avec lesquels nous travaillons, a-t-il ajouté.

En tant qu'Autochtone, voir des enfants si fiers, si confiants dans leur avenir au sein de leur culture, cela me donne beaucoup d'espoir pour les générations futures, sachant que certaines de nos générations passées ont été privées de certaines de ces choses, a-t-il conclu.

D'après les informations de Joe Bongiorno

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

En cours de chargement...