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La COP15, une occasion de faire entendre les « gardiens de la terre » autochtones

Une vue aérienne d'un écosystème composé de fondrières de mousse.

Des groupes autochtones axés sur la protection du territoire et de la diversité participeront à la COP15 du 7 au 19 décembre à Montréal.

Photo : Premières Nations du Dehcho

Le sommet des Nations unies sur la biodiversité qui a commencé officiellement mercredi à Montréal sera l’occasion de mobiliser différents groupes autochtones de protection du territoire de partout au pays. Ils espèrent mettre en avant l’importance des « gardiens de la terre » pour les différents pays dans l’atteinte de leurs objectifs.

C’est une occasion incroyable de se faire entendre, affirme Stephanie Thorassie, directrice de l’Initiative de protection du bassin versant de la rivière Seal au Manitoba, lors d’une rencontre tenue une semaine avant le début de la 15e Conférence des parties à la Convention sur la biodiversité des Nations unies (COP15).

Cette rencontre rassemblait quatre femmes autochtones, originaires de Premières Nations des Territoires du Nord-Ouest jusqu’au Québec, qui sont à la tête d’initiatives pour la protection de leurs territoires traditionnels.

Ce n’est pas un accident, remarque Valérie Courtois, directrice de l’Initiative de leadership autochtone, une organisation qui fait la promotion de l’affirmation culturelle autochtone sur la protection du territoire.

Les initiatives autochtones de protection du territoire sont très souvent menées par des jeunes femmes de nos communautés, ajoute-t-elle.

De hautes attentes

Selon Valérie Courtois, les Autochtones ont des attentes élevées face à la COP15.

Nous voulons voir de l’ambition et de l’audace!, affirme-t-elle. Nos initiatives doivent être perçues comme des solutions viables en matière de protection de la biodiversité et de lutte contre les changements climatiques, ajoute-t-elle.

Nous sommes les protecteurs, les gardiens, de 80 % de la biodiversité mondiale, souligne de son côté Gillian Staveley, directrice de l’organisme Land Stewardship & Culture en Colombie-Britannique.

Il est d’autant plus important pour les gouvernements d’écouter les Autochtones et de les laisser prendre le leadership dans la protection de leurs territoires et des espèces qui y vivent, croit-elle, ajoutant que les terres gérées par des Autochtones ont une plus grande biodiversité et des écosystèmes riches.

Cette richesse peut s’expliquer entre autres par le fait que les territoires autochtones sont de taille considérable.

Par exemple, le projet mené par Stephanie Thorassie concerne un territoire qui a presque la taille du Costa Rica (50 000 kilomètres carrés).

Gillian Staveley est quant à elle impliquée dans un projet de protection d’un territoire déné de la taille de la Suisse (40 000 kilomètres carrés).

Les gouvernements ont donc besoin de notre collaboration, martèle Gillian Staveley.

Ce travail de collaboration avec les gouvernements doit se faire dans la confiance, constate Ashley Menicoche, coordonnatrice communautaire de l'aire protégée d'Edéhzhíe dans les Territoires du Nord-Ouest.

Nous avons les connaissances et la responsabilité de protéger les terres et les eaux, dit-elle, mais ce ne sont pas des connaissances nécessairement occidentales, précise Stephanie Thorassie.

Nos aînés sont les porteurs de savoirs immenses, poursuit-elle. Nos peuples ont protégé le territoire et la biodiversité depuis des temps immémoriaux.

« On protège le territoire et les espèces, mais nos manières de vivre également. Protéger la terre, c’est aussi protéger nos langues et nos cultures parce que tout ça est intrinsèquement lié. »

— Une citation de  Stephanie Thorassie

Permettre aux Autochtones de prendre en charge la protection territoriale est aussi une opportunité pour la réconciliation, constate pour sa part Mme Staveley.

Présence autochtone lors du sommet

L’Initiative de leadership autochtone et diverses autres organisations seront présentes lors du sommet, notamment grâce à un village autochtone qui sera tenu du 9 au 11 décembre le long de la promenade du Vieux-Port de Montréal.

Ce village sera ouvert à tous et proposera une dizaine d’événements, notamment des cercles de discussions, des conférences et des cérémonies traditionnelles.

Des expositions culturelles, des expressions artistiques autochtones et des démonstrations de cuisine traditionnelle auront lieu, apprend-on dans un communiqué.

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