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Un shaputuan pour réunir les peuples à Saguenay

Des gens devant un shaputuan.

Le shaputuan a été installé sur les terrains du Cégep de Chicoutimi tout au long de la semaine dernière

Photo : Jean-Simon Gagné-Nepton

L'Institut Tshakapesh était de passage à Saguenay du 3 au 7 octobre dans le cadre de son programme Sous le shaputuan qui vise à créer des échanges culturels entre Premières Nations et Québécois.

Le shaputuan installé près du pavillon du Grand Séminaire de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) fut le théâtre d'activités et de présentations, dont une cérémonie de guérison, un souper communautaire et la diffusion du film Indian Time de Carl Morasse.

L'intérieur d'une tente.

Le shaputuan a été le théâtre de plusieurs activités culturelles toute la semaine

Photo : Vicky Villeneuve

En se rendant pendant une semaine à Chicoutimi, l'objectif était de sensibiliser les allochtones vis-à-vis des mythes et réalités sur les Autochtones, explique Martial Fontaine, coordonnateur Innu-aitun à l'Institut Tshakapesh.

On veut montrer qu'on est là et montrer aux gens nos manières de vivre, nos mœurs et coutumes, dit Martial Fontaine.

Un homme devant une grande tente.

Martial Fontaine, coordonnateur Innu-aitun à l'Institut Tshakapesh

Photo : Jean-Simon Gagné-Nepton

L'Institut Tshakapesh est un organisme fondé en 1978 dont l'objectif est la promotion de l'identité, de la langue et de la culture de la nation innue.

Des échanges sur la médecine

Les étudiants en médecine de l'UQAC ont collaboré à la réalisation de cette semaine d'activités. Plusieurs étudiants ont été présents durant toute la semaine et ont aidé au montage et au démontage du shaputuan. Ils ont entre autres pris part à des ateliers d'apprentissage sur l'usage des plantes médicinales offerts par des aînés innus.

Sharon Hatcher, professeure titulaire au programme de formation médicale à Saguenay (un partenariat entre l'Université de Sherbrooke et l'Université du Québec à Chicoutimi) a collaboré à la venue de l'Institut Tshakapesh au Saguenay. La professeure croit que les futurs médecins ont beaucoup à apprendre en participant à ces échanges culturels.

L'objectif de la participation des étudiants et professeurs à ces activités est en réponse à notre devoir de responsabilité sociale. Au niveau de la Commission de vérité et réconciliation, il y a des objectifs dirigés vers les facultés de médecine tout comme dans le Principe de Joyce en lien avec notre rôle d'assurer la sécurisation culturelle dans les soins pour toute personne autochtone au Québec, explique la docteure Hatcher.

Elle considère également que les cours théoriques ne suffisent souvent pas pour enseigner les réalités des Premières Nations aux étudiants du domaine de la santé.

Même si tu as de bonnes intentions, beaucoup de professionnels de la santé n'ont jamais rencontré de personnes autochtones qui représentent un faible pourcentage de la population. De venir dans un shaputuan, de s'imprégner de la culture traditionnelle, de rencontrer des aînés et d'entendre des témoignages, ce sont souvent des moments de transformation où les personnes n'auront plus jamais la même attitude, explique-t-elle.

Des gens assis dans un shaputuan.

Le shaputuan de l'Institut Tshakapesh est un lieu de partage de la culture innue

Photo : Vicky Villeneuve

Sharon Hatcher se dit très satisfaite que cette semaine d'activités ait pu semer des graines d'intérêt pour les Premières Nations chez les jeunes et chez toutes les générations.

Martial Fontaine de l'Institut Tshakapesh abonde dans le même sens.

Si on a pu allumer une étincelle, je suis satisfait, dit-il.

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