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L’itinérance autochtone au cœur des préoccupations du Centre Mamik de Roberval

Une tente sur un terrain à Roberval.

Le Centre Mamik de Roberval a installé un campement temporaire pour aider les Autochtones en situation d'itinérance.

Photo : Jean-Simon Gagné-Nepton

Le Centre Mamik Lac-Saint-Jean déplore le manque de services destinés aux Autochtones vivant en situation d'itinérance à Roberval.

Les Autochtones en situation d'itinérance à Roberval font face à une absence de services adaptés à leur réalité et capables de fournir une sécurisation culturelle, selon la directrice générale du Centre Mamik Lac-Saint-Jean, Mélanie Boivin.

Les organismes d'aide aux personnes précaires sont actuellement débordés, explique Mélanie Boivin.

Un campement temporaire avait été mis sur pied dernièrement afin d'aider les Autochtones vivant dans l'itinérance.

Le terrain où avait été installé ce campement est le lieu projeté pour la construction de 24 logements pour des familles autochtones. Toutefois, le projet est arrêté, puisque le financement octroyé par la Société d'habitation du Québec (SHQ) ne couvre pas les dépassements de coût de 1,7 million $ liés à l'augmentation des coûts de la main-d'œuvre et des matériaux de construction.

Selon Mélanie Boivin, cette installation était un moyen d'exercer de la pression pour que Québec agisse relativement à la crise du logement et permette la réalisation du projet.

Jeudi dernier, le campement a été démantelé par le Centre Mamik après la promesse de la SHQ de débloquer les sommes nécessaires à la mise sur pied du projet.

Une femme s'appuie sur un bureau.

La directrice générale du Centre Mamik, Mélanie Boivin

Photo : Radio-Canada / Priscilla Plamondon Lalancette

Un lieu de sécurisation culturelle

Il y a beaucoup d'itinérance en ville et on souhaite les aider, expliquent-elles.

L'absence de services de sécurisation culturelle à Roberval explique la popularité qu'a connue le camp temporaire, selon les intervenantes Nadine Landry et Tina Weizineau.

Les gens rentrent dans la tente qui sent le sapin et ils se sentent bien à l'intérieur, explique Nadine Landry.

Sa collègue Tina Weizineau parle la langue atikamekw, ce qui lui permettait d'établir des contacts sécurisants avec les utilisateurs du campement qui provenaient entre autres des communautés de la nation atikamekw du nord de la Mauricie.

Nadine Landry note par ailleurs que plusieurs habitants de Roberval se sont montrés solidaires de la démarche en apportant notamment des denrées alimentaires pour les bénéficiaires du campement.

Une affiche jaune.

Le campement temporaire a été installé entre autres pour dénoncer le manque de ressources pour Autochtones à Roberval.

Photo : Jean-Simon Gagné-Nepton

D'autres types de besoins

La construction de 24 logements abordables pour les familles autochtones est encourageante, admet la directrice du Centre Mamik, mais elle explique qu'il y a des besoins ailleurs.

On a un projet de logements au centre-ville de Roberval pour les personnes autochtones vivant seules, dit Mélanie Boivin.

Ces logements s'adresseraient à une clientèle large constituée autant de jeunes que d'aînés, explique la directrice du Centre Mamik. Le projet inclurait des services de santé et de la supervision pour la clientèle concernée.

Mélanie Boivin a bon espoir que les appels du Centre Mamik seront entendus par le gouvernement sur les questions d'itinérance. Elle reconnaît que Québec a investi en santé mentale, mais déplore que ces investissements se concentrent dans les grands centres.

On va vu qu'il y a de l'argent pour les ressources en santé mentale, mais qu'en est-il du Saguenay-Lac-Saint-Jean?, se demande Mélanie Boivin.

Le gouvernement du Québec ne fait pas rien, mais c'est seulement trop peu, trop tard, ajoute Mélanie Boivin.

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