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Fonderie Horne : Les Anishnabeg veulent être entendus

Les installations de la Fonderie Horne vues à partir du nord.

Les installations de la Fonderie Horne, propriété de Glencore, à Rouyn-Noranda

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

Les Premières Nations Anishnabeg de Long Point, Kebaowek et Timiskaming exigent que les actions qu'entreprendront les gouvernements dans le dossier de la Fonderie Horne obtiennent leur consentement.

La Fonderie Horne est située au cœur même du territoire traditionnel anishnabe non cédé. Le renouvellement des autorisations gouvernementales sans une consultation étendue et sans le consentement des Anishnabeg porterait une atteinte grave et sans équivoque à leurs droits constitutionnels, peut-on lire dans un communiqué.

Les trois Premières Nations dénoncent d'être mis à l'écart dans le processus de consultation.

Ces Premières Nations rappellent l'obligation qu'ont les gouvernements de consulter les communautés sur les actions ayant un impact sur le territoire traditionnel des communautés. L'ex-chef de la Première Nation de Long Point Steeve Mathias explique au téléphone que les trois Premières Nations ont déjà entamé des actions pour être écoutées par les gouvernements. Deux lettres ont été envoyées aux gouvernements fédéral et provincial, dit Steeve Mathias.

Les Premières Nations expliquent dans le communiqué que la compagnie Glencore Canada, propriétaire de la Fonderie Horne, a également des obligations envers elles.

Steeve Mathias dénonce dans le communiqué le manque de réactivité de Glencore.

Lorsque nous avons été mis au courant de la situation, nous avons immédiatement communiqué avec le directeur général de la Fonderie Horne, M. Claude Bélanger, afin d’exiger une rencontre urgente pour éclaircir la situation et obtenir toutes les informations nécessaires afin de renseigner les membres de la communauté, peut-on lire.

Toutefois, aucune démarche pour rencontrer le conseil ou pour organiser une séance d'information publique n'aurait été entreprise, ce qui inquiète le chef Mathias.

[L'entreprise] se doit notamment d’informer dûment les Conseils de l’impact de ses activités sur la santé et l’environnement en plus des démarches entreprises auprès du gouvernement au moment du renouvellement ou au moment de l’obtention de toute autorisation gouvernementale, est-il écrit.

Les trois Premières Nations ont fait parvenir à Glencore, via leur cabinet d'avocats, une lettre rappelant à l'entreprise que les titres ancestraux des Anishnabeg sur ce territoire ne se sont jamais éteints, explique Steeve Mathias.

Nous avons mandaté nos avocats afin d’entreprendre des démarches plus officielles. Une lettre a été transmise jeudi dernier à cet effet, et j’espère que le message sera entendu cette fois-ci, explique Steeve Mathias dans le communiqué.

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