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Le Festival international Présence autochtone dévoile sa programmation

Beatrice Deer lance son album My all to you.

La chanteuse Beatrice Deer fait partie de la programmation de Présence autochtone 2022.

Photo : www.beatricedeerband.com / Joseph Yarmush Photography 2017

Philippe Granger

Le Festival international Présence autochtone a dévoilé mardi sa programmation.

L’annonce a été faite par le directeur artistique de Terres en vues, André Dudemaine, lors d’un point de presse mardi à la Grande Bibliothèque, à Montréal.

Présence autochtone avait déjà annoncé il y a deux mois que les contenus numériques et les jeunes créateurs auraient une précieuse place au sein de la programmation et des activités du festival, qui se tiendra du 9 au 18 août pour sa 32e édition.

À cet effet, le créateur de contenu et enseignant d'art dramatique Xavier Watso a été désigné comme hôte de l'événement.

Il y en a pour tout le monde! a-t-il assuré.

Un homme portant une casquette et un collier autochtone parle devant un public dans une salle.

Xavier Watso est l'hôte de la 32e édition du festival Présence autochtone.

Photo : Philippe Granger

Fidèle à son habitude, le festival mettra en valeur une variété d’artistes de différents domaines, dont la musique, le cinéma, les arts visuels et les arts vivants.

La place des Festivals accueillera une grande partie des activités, dont une représentation de la pièce autobiographique Uteï, récit d’un survivant, écrite et interprétée en innu et en français, par Omer St-Onge de Maliotenam, le 15 août.

Elle sera aussi évidemment en musique, notamment avec des spectacles de Leonard Summer (10 août), de Beatrice Deer (10 août), de Mack MacKenzie (13 août) et de Matiu (13 août). Claude MacKenzie offrira également un spectacle.

Une affiche du festival Présence autochtone est exposé dans un grand couloir.

Le dévoilement de la programmation a eu lieu à la Grande Bibliothèque, où se dérouleront quelques activités du festival.

Photo : Philippe Granger

Chants, danses, cirque, tambours et kiosques sont aussi planifiés de manière continuelle, du 10 au 15 août.

Les Jardins Gamelin seront aussi en musique, avec Esther Pennell (11 août) et Akawui, entouré de Violent Ground et Mack Mackenzie (18 août).

Ça roule du côté du cinéma

La réalisatrice, casque d'écoute au cou, sourit à la caméra.

La réalisatrice Sonia Bonspille Boileau avait présenté son premier court métrage au festival Présence autochtone, il y a de cela quelques années.

Photo : Radio-Canada / Jean-Francois Villeneuve

Le Cinéma du Musée s’occupera quant à lui des projections de film. Les cinéphiles pourront ainsi voir ou revoir le sommet du cinéma brésilien Adeus, Capitão, de Tatiana Almeida et Vincent Carelli. Ce dernier recevra d’ailleurs dans le cadre du festival un prix d’accomplissement historique pour son travail de quatre décennies pour donner image et voix aux peuples autochtones du Brésil.

Il devrait être une célébrité mondiale, juge André Dudemaine.

Des films traitant d’enjeux féministes seront aussi mis à l’honneur, comme Returning Home (sur l’initiatrice du mouvement des chandails oranges), We Are Unarmed et Powerlands (sur les femmes qui ont organisé la résistance à Standing Rock), Tysnaden in Sapmi (sur les violences sexuelles intra-communautaires) et Flores de la Ilanura (sur les féminicides).

Courtney Montour et Sonia Bonspille-Boileau assureront chacune une leçon de cinéma dans les locaux de l’ONF. Des projections auront également lieu au Legion Hall de Kahnawake.

Pas juste un « petit festival montréalais »

André Dudemaine est visiblement très fier de son festival.

C'est un grand festival qui est reconnu à l'international, pas juste un "petit festival montréalais", a-t-il tenu à souligner, expliquant que des gens des quatre coins du monde viennent assister au festival, parfois pour projeter des primeurs.

Un homme parle devant un public dans une salle.

André Dudemaine a cofondé l'organisme Terres en vue et en est le directeur artistique.

Photo : Philippe Granger

Cette année, le festival aura un nouveau site Internet et un renouvellement de scénographie. Le fameux grand tipi restera, promet toutefois André Dudemaine. Il assure également qu'un volet gastronomique sera développé pour la prochaine édition.

André Dudemaine n'a pas manqué de commenter l'actualité, dont la visite du pape et la médiatisation croissante des enjeux autochtones. Pour lui, le festival Présence autochtone est une parfaite occasion de rétablir des ponts.

« C'est une fête de l'amitié, de la rencontre. Mais, comme n'importe quel rencontre de famille, il y a des discussions sérieuses. »

— Une citation de  André Dudemaine, directeur artistique de Terres en vue

L’édition 2021 du festival Présence autochtone s’était ouverte dans un contexte très particulier, alors que les mois précédents avaient été marqués par la découvertes de tombes non marquées aux abords des pensionnats pour Autochtones.

Espaces autochtones

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