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Une visite papale « ne se représentera pas » pour les survivants, rappelle l’APNQL

Le chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL), Ghislain Picard.

Le chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL), Ghislain Picard, juge essentiel que le pape présente ses excuses aux survivants des pensionnats pour Autochtones lors de sa visite à Québec.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Philippe Granger

À seulement quelques jours de la venue du pape au Canada, l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL) a tenu à réitérer l’importance des excuses du pape envers les survivants des pensionnats pour Autochtones lors de sa visite à Québec, prévue du 27 au 29 juillet.

Dans un communiqué partagé jeudi, l’APNQL rappelle que ces excuses sont au cœur de la visite.

« C’est une opportunité qui ne se représentera pas pour elles et eux de recevoir les excuses du pape en personne. »

— Une citation de  Ghislain Picard, chef de l’APNQL

Voir des excuses sur place, à la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré, et voir des excuses à Edmonton sur écrans géants, c'est deux choses complètement différentes, explique le chef de l'APNQL, Ghislain Picard, en entrevue avec Espaces autochtones.

La grande cheffe du Grand Conseil des Cris du Québec, Mandy Gull-Masty, juge ainsi qu'il est du devoir de l'Église catholique de faire une réussite de cette visite complètement dédié[e] aux survivants des pensionnats pour Autochtones, et que cela passe par des excuses qu’elles et ils attendent depuis trop longtemps.

Ghislain Picard a confié ne toujours pas savoir si un quelconque plan allait être déployé si le pape ne présentait pas ses excuses.

On n’est pas rendu là. Si ça n’arrive pas ça serait extrêmement regrettable. Tout le monde mérite d’entendre des excuses, tranche le chef.

L'APNQL encore insatisfaite de la planification

L’APNQL en a profité pour critiquer la logistique derrière cet événement historique. Elle juge ainsi que l’insensibilité des autorités catholiques, qui passe par des décisions unilatérales prises depuis le début du processus, met les survivantes et survivants dans des circonstances impossibles.

C'est peut-être des détails d'ordre logistique, mais c'est des détails importants, affirme Ghislain Picard, qui rappelle que des milliers de survivants convergeront vers Québec, et que certains d'entres eux sont déjà en route.

En vue de ces flous, Ghislain Picard trouve difficile d'estimer si la visite du pape sera une réussite.

L’APNQL n’en est pas à sa première remarque concernant cette fameuse visite. En fait, les planifications de la visite papale sèment l’inquiétude depuis maintenant quelques semaines.

L’organisation, qui réunit 43 chefs, s’était déjà dite inquiète quant au nombre de places réservées à la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré pour les survivants des pensionnats pour Autochtones. Les organisateurs de l'événement ont toutefois annoncé quelques jours plus tard que Sainte-Anne-de-Beaupré pourra bel et bien accueillir tous les survivants.

Le ministre des Relations Couronne-Autochtones, Marc Miller, partageait quant à lui au début du mois des préoccupations en ce qui a trait au déplacement et à l’accompagnement des aînés autochtones.

L’APNQL rappelle qu’elle reste disposée à collaborer avec l’Église catholique.

En outre, Ghislain Picard a confirmé qu'il sera à Québec dès mardi, mais il semble toutefois souhaiter se faire discret.

Je vais privilégier les survivants. Moi, je suis secondaire dans tout ça, conclut-il.

Espaces autochtones

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