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Le hockeyeur cri Israel Mianscum au camp de développement du Canadien

Un homme se tient devant des affiches de joueurs de hockey.

Présentement ailier droit pour le Phoenix de Sherbrooke, Israel Mianscum rêve de jouer pour le Canadien de Montréal.

Photo : Philippe Granger

Philippe Granger

Pour la mère d’Israel Mianscum, Tiffany Neeposh-Mianscum, la participation de son fils au camp de développement du Canadien de Montréal est « un rêve devenu réalité », à la fois pour son fils et pour elle.

Elle et de nombreux autres membres de sa famille se sont donc réunis, la semaine dernière, afin d'encourager l'ailier droit du Phoenix de Sherbrooke.

Ma famille le soutient beaucoup. On essaie de faire de cette participation un gros événement pour Israel, souligne-t-elle.

Le couple portant un coton ouaté du Canadien se tient debout dans un stationnement, devant l'aréna.

Les parents d'Israel Mianscum, Tiffany Neeposh-Mianscum (à gauche) et Louie Mianscum (à droite), étaient présents au Complexe sportif Bell, à Brossard, pour encourager leur fils.

Photo : Gracieuseté de Tiffany Neeposh Mianscum

Si Tiffany Neeposh-Mianscum s'est dévouée au cheminement sportif de son fils et a tout fait pour l'aider avec son hockey, cela n'a pas toujours été facile, notamment sur le plan financier.

« L'avoir loin de chez nous pendant l'été, c'était assez dur, mais je savais que c'est ce que ça prenait pour qu'il se rende là où il est aujourd'hui. »

— Une citation de  Tiffany Neeposh-Mianscum, mère d'Israel Mianscum

Cette distance n'est pas nouvelle pour la famille Mianscum. Dès son plus jeune âge, Israel a dû s'éloigner de la communauté de Mistissini pour poursuivre ses ambitions. Déjà à 11 ans, le hockeyeur avait quitté sa maison pour Oujé-Bougoumou, à deux heures de route au sud.

Il a joué son bantam AAA et son midget Espoir avec les Citadelles de Rouyn-Noranda, de 2016 à 2018, pour ensuite disputer son midget AAA avec les Forestiers d'Amos en 2018-2019, avant d'être repêché en 1re ronde par le Phoenix junior majeur de Sherbrooke.

Le garçon pose en équipement de hockey, sur la glace.

Israel Mianscum, à environ 5 ans.

Photo : Gracieuseté de Tiffany Neeposh Mianscum

Un appel surprise

Israel Mianscum, qui joue présentement dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, n’a jamais su précisément comment le Canadien s’est retrouvé à lui lancer une invitation, moins d'une heure après le repêchage.

J’imagine que le travail acharné est récompensé, lâche celui qui portait le numéro 51 sur la glace.

Un homme joue au hockey et porte un chandail du Canadien.

Sa blessure aux ischio-jambiers n'a pas empêché le joueur de participer au camp.

Photo : Philippe Granger

La fiche de 20 buts et 21 passes en 64 matchs la saison dernière semble avoir satisfait l’équipe, qui a décidé de le convier à cet événement de trois jours, où l’on a aussi pu remarquer les recrues Juraj Slafkovský et Logan Mailloux.

Le jeune originaire de Mistissini, dans le Nord-du-Québec, fait partie des sept joueurs en essai professionnel. Il s'agit de joueurs invités par le Canadien qui n'ont pas été repêchés, qui ne sont pas des joueurs autonomes et qui n'ont pas été acquis par voie de transaction. Au total, 23 attaquants, 12 défenseurs et 5 gardiens ont été conviés à l’activité.

Malgré sa blessure aux ischio-jambiers, Israel Mianscum a pu s'entraîner, mais n'a pas pu participer au match intra-équipe prévu à l’agenda. Il a toutefois bénéficié d’un entraînement privé sur la glace.

Un homme joue au hockey alors qu'un public le regarde.

Le public était au rendez-vous au camp de développement. Les proches d'Israel Mianscum étaient présents pour le soutenir.

Photo : Philippe Granger

Pour ce supporteur d'Evgeni Malkin et de Josh Anderson, cette belle expérience lui a permis d'apprendre beaucoup sur la glace et hors de celle-ci.

« Tout le monde est sympathique ici. J’essaie de prendre tout ce que je peux. Je suis comme une éponge. »

— Une citation de  Israel Mianscum, ailier droit pour le Phoenix de Sherbrooke

Il sait toutefois qu'il devra faire preuve de patience et de persévérance s'il veut un jour réaliser son plus grand rêve : jouer dans la Ligue nationale de hockey.

Le joueur de 19 ans s’est par ailleurs dit agréablement surpris de la présence d’un autre Cri sur la glace, une chose qu’il qualifie de très cool.

Un entraîneur cri invité

En effet, Charly Washipabano, 40 ans, accompagnait quelques autres entraîneurs afin d'organiser des activités pour les joueurs.

L’homme originaire de Chisasibi a une longue expérience du hockey. Il a joué pour de nombreuses ligues, dont la Ligue de hockey senior du Québec durant la saison 2003-2004.

Plan rapproché d'un homme coiffé d'une casquette du Canadien.

Charly Washipabano compte Ted Nolan parmi ses inspirations.

Photo : Philippe Granger

Lui aussi a été assez surpris d’être invité au camp de développement. Il explique qu’un ami l’a intégré dans la courte liste élaborée par la direction du Canadien et qu’il a ainsi reçu un appel le conviant au camp.

Si Charly Washipabano connaît Israel Mianscum depuis quelques années, leur expérience en matière de racisme semble différer.

« Il y a encore des obstacles auxquels on doit faire face. [...] Mais plus tu échanges avec les autres, plus ça aide. Les choses vont toujours en s’améliorant. »

— Une citation de  Charly Washipabano, entraîneur de hockey

Serait-il intéressé à gravir les échelons et à devenir entraîneur de plus haut niveau? Charly Washipabano semble partagé, notamment en raison de son attachement à sa communauté.

C’est une chose que j’ai envisagée dans les dernières années. J’y réfléchirais longuement si on me soumettait une offre, tranche l’entraîneur.

Avec des informations de Susan Bell, pour CBC.

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