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Un second roman jeunesse pour Isabelle Picard

La couverture du roman jeunesse Nish 2.

Le roman jeunesse Nish 2 de l'ethnologue wendat Isabelle Picard

Photo : Jean-Simon Gagné-Nepton

Un an après la parution du premier tome, l’auteure et ethnologue wendat Isabelle Picard revient avec le second livre de sa série jeunesse Nish, disponible en librairies depuis le 9 juin. Ce second épisode poursuit les aventures des jumeaux Léon et Éloïse.

Ce nouveau livre s'éloigne du précédent en troquant les grands espaces du nord du Québec pour Wendake et le milieu urbain de la ville de Québec. Le roman suit les aventures des jumeaux qui font face aux défis d'un déménagement dans un univers différent de celui auquel ils sont habitués.

Le déracinement est l'un des thèmes principaux que l'auteure a souhaité aborder dans Nish - Les aurores boréales. Elle voulait montrer que les jeunes Autochtones et non-Autochtones peuvent vivre des réalités à la fois similaires et distinctes.

L'aspect du déracinement est commun et différent à la fois à chaque personne. Ça arrive souvent que des enfants et des adolescents vont déménager […] et ce n'est pas évident, l'adaptation, dit-elle.

Elle met en scène des situations qui peuvent résulter de ces changements comme l'intimidation que subit Éloïse de la part d'un élève de sa classe. Isabelle Picard souligne que les défis d'adaptation pour une personne arrivant du nord du Québec sont immenses, peu importe qu'il s'agisse d'une personne autochtone ou allochtone. J'ai voulu faire ressortir tous ces points communs entre n'importe quel enfant ou adolescent, dit-elle.

Dans tous les cas, les choses finissent par s'arranger. Ce second tome en est un porteur d'espoir, comme en témoigne la mention des aurores boréales dans le titre du livre. Une aurore boréale, c'est rare, c'est précieux, il y a de l'espoir là-dedans, commente Isabelle Picard.

Aux origines de la démarche

Le choix de Wendake, lieu d'origine de l'auteure, comme endroit de l'action ne s'inscrit pas nécessairement dans une démarche plus personnelle, nous dit-elle. Ce choix de lieu est issu de sa volonté de présenter le fait autochtone sous l'angle de la diversité.

Les Wendat possèdent des attributs culturels similaires à ceux d'autres nations autochtones, même s'ils vivent en milieu urbain. Durant la chasse, durant les fins de semaine, la communauté se vide, les gens partent dans leurs chalets et dans leurs camps, explique l'auteure.

L'ethnologue wendat Isabelle Picard à sa résidence de Longueuil, en mars 2020.

L'ethnologue, auteure et animatrice wendat Isabelle Picard

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

En situant l'action du roman à Wendake, Isabelle Picard a voulu rendre l'histoire de son livre plus riche en abordant une réalité très présente chez les Autochtones, soit le mélange entre les communautés. Mes enfants sont à moitié Mohawks, à moitié Wendat, alors j'ai voulu que mes personnages soient à moitié Wendat, à moitié Innus , dit-elle.

Semer des graines

Isabelle Picard a notamment été influencée dans sa démarche par les auteurs Michel Jean et Louis-Karl Picard-Sioui. C'est le courage de ces auteurs à dire la vérité qui l'a inspirée.

Elle mentionne aussi le roman Cheval indien, de Richard Wagamese, qui aborde la réalité des pensionnats pour Autochtones. Je me suis dit que c'est possible de raconter des vérités, dit-elle. Nish aborde des vérités plus en douceur puisqu'il s'agit d'un roman jeunesse, mais il y est tout de même question de l'histoire des peuples autochtones et des pensionnats.

L'objectif de l'auteure est de semer des graines pour intéresser les jeunes à ces réalités. Nish n'est pas le prolongement du cours d'univers social à l'école. Il demeure que c'est de la littérature fictionnelle, mais qui s'inscrit dans quelque chose d'assez plausible, explique l'auteure.

La série Nish doit se poursuivre pour au moins un troisième tome et peut-être plus.

Un quatrième pourrait être envisagé dépendamment d'où le troisième tome m'emmènera, dit Isabelle Picard.

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